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vendredi 7 mars 2008
Olivier Sarkozy au Carlyle Group
Le demi-frère du président de la République française entre à la direction du sulfureux et influent groupe d’investissement.
par Hobbes
Une information discrète mais d'importance répérée dans le trés interessant blog de French Politic : le Carlyle Group, bien connu de ceux qui ont vu le pamphlet palmé de Mickael Moore "Farenheit 9/11", vient d’embaucher le demi-frère de Nicolas Sarkozy comme co-directeur des services financiers du groupe. La dépèche Reuters cite le co-fondateur du groupe David Rubinstein : "[Olivier] a une carrière et un réseau incroyables, qui aideront Carlyle à capitaliser sur les bouleversements dans le secteur des services financiers et d’étendre notre présence sur cette partie importante et croissante de l’économie mondiale".
La proximité très grande du groupe d’investissement avec la Maison Blanche et les lieux de pouvoir mondiaux n’est pas nouvelle. En revanche, si les membres sont souvent d’anciens dirigeants de pays ou d’organismes internationaux, le débauchage de proches de présidents semble assez nouveau et confirme les mœurs du président français en matière de séparation des pouvoirs et d’utilisation de l’influence politique pour des bénéfices privés. Enfin, il est notable qu’hormis quelques courtes (et discrètes) dépêches, aucun grand quotidien français ne semble estimer l’importance d’une telle information.
Pour rappel, le groupe a ou a eu parmi ses membres actifs l’ancien premier ministre britannique John Major, James Baker, ancien secrétaire d’État américain, George Bush père, ancien directeur de la CIA et ancien président des États-Unis, Frank Carlucci, ancien directeur de la CIA et secrétaire à la Défense américain, Karl Otto Pöhl, ex-président de la Bundesbank, la famille Ben-Laden et plusieurs chef d’État et de gouvernement.
agoravox.fr
lundi 10 mars 2008
dimanche 9 mars 2008
SOUS SARKOSY: quand les scandales ne font plus scandale !!!....
De l'éditorial de Daniel RIOT pour RELATIO
« Casse-toi, pauvre con »…
Héros bien malgré lui d’une affaire qui le dépasse (et qui dépasse aussi les bornes du tolérable), Jean-Marie Kuhn va finir par croire que c’est ce genre de réponse que masque l’épais silence qu’observe à son sujet le palais de l’Elysée…
Ou le type de réplique auquel il va avoir droit s’il continue à s’obstiner à harceler les pauvres collaborateurs du chef de l’Etat sur une minable affaire d’un milliard 25 d’euros (d’argent public) venu grossir les fortunes des deux têtes de gondoles de la « fric-francophonie » dans une "france-à-fric" où les scandales ne font même plus...scandale!
Desmarais, le Canadien et Frère, le roi belge du CAC 40, les deux tuteurs de Sarkozy, ont reçu leurs breloques. Entre quels autres cadeaux d’amitié ?
Le premier en public : une vraie cérémonie. Avec hommage public à celui sans qui Sarkozy , se son propre aveu, ne serait pas où il est (comme si le vote des Français n’était qu’une légitimation du succès d’une stratégie définie après l’échec de Balladur par les Empereurs de l’Hyper-capitalisme qui adorent jouer les « faiseurs de rois »)…
Le second en privé. A huis clos ou presque, avec les intimes dont Fillon, qui ne pourra jamais dire qu’il ne connaît pas Albert Frère et Dati, la garde des Sceaux, ministre de la Justice, sans doute là dans son rôle ministériel essentiel : servir de caution « juste » aux honorés du Président de la République. On me dit (mais je n'ai pas vérifié) que c'est Frère qui a demandé de la discrétion:le protégé reconnaissant fait trop de bruit, ce qui nuit aux affaires... Trop "bling-bling", Sarkostar pour le chatelain discret de Charleroi et d'ailleurs.
Les « breloques » en question n’ont rien de ces médailles en chocolat qui faisait sourire Napoléon chaque fois qu’il en agraffait une sur une poitrine vaillante : l’art de la récompense fait partie de l’art du bien gouverner…Grand Croix de la légion d’Honneur, ce n’est pas rien. Même si Poutine y a eu droit aussi… De quoi donner de l’eau au moulin de ceux qui en rient…Morceaux choisis…
* « En France, le deuil des convictions se porte en rouge et à la boutonnière », Jules Renard, Journal.
* « Si on voulait me donner la légion d'honneur, j'irais la chercher en slip pour qu'ils ne sachent pas où la mettre », Coluche
* « La Légion d’honneur, ça ne se demande pas, ça ne se refuse pas et ça ne se porte pas » François Mauriac
* « La légion d'honneur est comme une maladie contagieuse : seuls ceux qui l'ont déjà peuvent vous la conférer », Gilbert Cesbron
* « Demander la Légion d'honneur au gouvernement, c'est une politesse à lui faire », Emile Bergerat, Souvenirs d'un enfant de Paris
* « La Légion d'honneur de Lyon ? La rosette ! », Boris Vian
Quand je pense à ceux qui la mériteraient vraiment et qui ne l’auront jamais, je n’ai pas envie de rire. Et quand la République se discrédite en la remettant pou services particuliers rendus, j’ai peur que françois Léotard ait raison de tirer la sonnette d’alarme dans son dernier livre : « Cela va mal finir »…
Cela dit, entendons-nous bien. Etre riche n’est pas un défaut. Avoir bâti de beaux Empires économico-financiers n’est pas une tare. Montrer de la reconnaissance envers ceux qui vous ont aidé à concrétiser une ambition légitime n’est pas un vice. Tout au plus, devrait-on davantage tenir compte du contexte… C’est-à-dire en l’occurrence d’une actualité qui est surtout alimentée par des affaires…qui ne sont bonnes que pour ceux qui en tirent parti
Hier, le ministre du budget nous jure, les « yeux dans les yeux » que toutes les affaires de fraudes fiscales (une bagatelle de 40 milliards d’euro !!!) seront « menées jusqu’au bout »...Ben voyons ! Un joli sujet de conversation pour les habitués du Fouquet’s…Pardon;je ne suis qu'un "pauvre con " de journaliste qui aime son pays, l'Europe et la démocratie...
Aujourd’ui, ce sont des révélations sur les indemnités dont a bénéficié l’homme des « caisses noires » de l’Union des industries métallurgiques et minières. On vit où ? On fait quoi ? La patronne du medef en interrompt ses vacances... Pauvre femme. Mes confrère experts en cirage de pompes élyséennes vont encore souffrir.. On ne peut tout de même pas toujours tout passer son silence.
Les Belges le savent mieux que nous encore, Albert Frère qui a construit sa fortune sur les ruines d’une sidérurgie en crise a su ces dernières années tirer son épingle du jeu dans une série d’opérations où quelques complicités financiero-politiques étaient et, visiblement, sont indispensables. L'essentiel, pour un joueur, c'est de miser sur le "bon cheval". Avec Sarko, c'est au galop, qu'il a gagné.
Chez lui la coupe n'est jamais pleine pour agrandir ce qu'il appelle la "galette". Que faites vous quand vous avez réussi un gros coup, lui demande une journaliste de la RTBF."Je pense aux coups suivants", répond-il en précisant:"Mias il n'y a pas que les gros coups, il y a les petits coups, aussi".
Kuhn, pour lui, était un "petit coup"..Et Suez-Sarkozy, un "gros". Un homme plein d'énrgie, comme on dit chez Total. Un patron-béton, comme on dit chez Lafargue. On est loin des clous de papa. Et on ne mange pas souvent dans un Quick......
Pour s’en tenir aux bénéfices que Frère, son groupe et son « indissociable » « frère de fric » canadien ont déjà tiré de sa position-clef dans le « dossier Suez », quelles suites ont été données aux révélations déjà anciennes du Canard Enchaîné (le 5/09/2007 ) ? Et pourquoi depuis que RELATIO a révélé le « dossier KUHN » devenu « l’affaire Frere/Sarkozy/Suez-GdF » n’avons-nous eu aucune réponse à nos questions légitimes, de simple bon sens?
La fonction fait l'homme ? En l'occurrence, c'est plutôt l'homme qui défait la fonction.
Dessin de Kroll
sélectionné par Courier International Le Soir(Bruxelles)
Nous avons aujourd’hui relancé des demandes d’ITW à quelques unes des nombreuses personnalités citées dans ce dossier. Nous avons alerté les médias sur la deuxième lettre ouverte adressée par Jean-Marie Kuhn publiée hier sur Relatio. Notre messagerie est lourde de messages de citoyens outrés, mais déserte en courriels des personnalités concernées. Qui moquait jadis l’Italie et ses lois de l’omerta ? Qui ironisait voilà peu encore sur les « républiques bananières» ? Sarkozy vient de réitérer sa volonté d’en finir avec la « françafrique » dont les procureurs d’hier étaient qualifiés de surnoms insultants. Mais c’est « France-à-fric » qui est aujourd’hui en questions.
Allez vous étonner après cela que quelques intellectuels comme Alain Badiou en tirent parti pour faire renaître des idéologies populiste et totalitaires dans des pamphlets à succès aussi dangereux pour la démocratie que les maux qu’ils dénoncent
« De quoi Sarkozy est-il le nom ? » véritable charge contre la loi des urnes. «Tout le monde voit que la démocratie électorale n’est pas un espace de choix réel».Face à la «corruption» des démocraties par les puissances de l’argent, l’heure serait venue de définir «une nouvelle pratique ce qui fut nommé "dictature" (du prolétariat). Ou encore, c’est la même chose : un nouvel usage du mot "Vertu".»
Voilà qui donne froid dans le dos. François Léotard a vraiment raison :Tout cela risque de très mal finir. Et là ce n’est pas Sarkozy qui est « harcelé », comme notre ami Rosenstielle déplore dans un de ses billets sur Relatio : c’est lui qui joue les pyromanes de la démocratie et de l’esprit républicain.
Consolons-nous :la vie continue…Tout va très bien, Messieurs mes petits marquis : Cécilia va être entendue par les policiers sur l’affaire du « texto » d’amour-passion du président d’avant son remariage dans les salons de l’Elysée transformés en mairie de quartier et selon le dernier sondage, une grande majorité de français pensent que les médias ne sont pas indépendants de Sarkozy. Et cerise sur le gâteau de l’optimisme déclamatoire :1200 têtes de listes aux prochaines municipales dans les grandes villes ont signé le pacte anticorruption de transparence internationale…Dans les Hauts-de Seine aussi?
Desmarais et Frère avaient vu juste : « cet ambitieux de Sarkozy est l’homme qu’il faut à la France »… Pour que les Français mettent « bas les masques », peut-être.
Daniel RIOT
LA DEUXIEME LETTRE OUVERTE DE J-M KUHN A NICOLAS SARKOZY
PRÉCÉDEMMENT SUR RELATIO :
28/02/2008 : AFFAIRE JEAN-MARIE KUHN/ALBERT FRERE : SECONDE LETTRE OUVERTE À NICOLAS SARKOZY
28.02.2008 : ENTENTES ILLICITES, EVASION FISCALE, PACTE DE CORRUPTION; L'EUROPE "DES AFFAIRES" SE PORTE TROP BIEN 23/02/2008 Le "scandale Albert Frère-Suez": pourquoi l'omerta?20/02/2008 :PREMIÈRE Lettre ouverte à SARKOZY, Le Président de la République et le "scandale du 1, 25 milliard" d'Albert FRERE en marge de la fusion SUEZ-GdF... :20/02/2008 : La loi du silence sur L'AFFAIRE SUEZ-ALBERT FRERE? L'information révélée par RELATIO a été diffusée largement, mais les réactions des milieux concernés se font attendre...18/02/2008 : L'affaire SUEZ-Albert Frère sur AGORAVOX, L'ITW de Jean-Marie KUHN par RELATIO sur le scandale du 1,25 milliard d'€ d'argent public a été reprise sur AGORAVOX. PARTICIPEZ AU FORUM.16/02/2008 : LES REVELATIONS DE Jean-Marie KUHN, l’ITW de RELATIO première partie16/02/2008 : LES REVELATIONS DE Jean-Marie KUHN, l’ITW de RELATIO, sedonde partie22.01.2008 : SUEZ-GdF: Mariage encore retardé21.01.2008 : LE MARIAGE SUEZ-GdF : UN PARFUM DE SCANDALE.
en plein accord avec RELATIO, permettez moi de vous citer et reproduire vos déclarations aussi courageuses. Merci pour ce que vous faites car j'aurai aimé être avec vous et vos idées.
« Casse-toi, pauvre con »…
Héros bien malgré lui d’une affaire qui le dépasse (et qui dépasse aussi les bornes du tolérable), Jean-Marie Kuhn va finir par croire que c’est ce genre de réponse que masque l’épais silence qu’observe à son sujet le palais de l’Elysée…
Ou le type de réplique auquel il va avoir droit s’il continue à s’obstiner à harceler les pauvres collaborateurs du chef de l’Etat sur une minable affaire d’un milliard 25 d’euros (d’argent public) venu grossir les fortunes des deux têtes de gondoles de la « fric-francophonie » dans une "france-à-fric" où les scandales ne font même plus...scandale!
Desmarais, le Canadien et Frère, le roi belge du CAC 40, les deux tuteurs de Sarkozy, ont reçu leurs breloques. Entre quels autres cadeaux d’amitié ?
Le premier en public : une vraie cérémonie. Avec hommage public à celui sans qui Sarkozy , se son propre aveu, ne serait pas où il est (comme si le vote des Français n’était qu’une légitimation du succès d’une stratégie définie après l’échec de Balladur par les Empereurs de l’Hyper-capitalisme qui adorent jouer les « faiseurs de rois »)…
Le second en privé. A huis clos ou presque, avec les intimes dont Fillon, qui ne pourra jamais dire qu’il ne connaît pas Albert Frère et Dati, la garde des Sceaux, ministre de la Justice, sans doute là dans son rôle ministériel essentiel : servir de caution « juste » aux honorés du Président de la République. On me dit (mais je n'ai pas vérifié) que c'est Frère qui a demandé de la discrétion:le protégé reconnaissant fait trop de bruit, ce qui nuit aux affaires... Trop "bling-bling", Sarkostar pour le chatelain discret de Charleroi et d'ailleurs.
Les « breloques » en question n’ont rien de ces médailles en chocolat qui faisait sourire Napoléon chaque fois qu’il en agraffait une sur une poitrine vaillante : l’art de la récompense fait partie de l’art du bien gouverner…Grand Croix de la légion d’Honneur, ce n’est pas rien. Même si Poutine y a eu droit aussi… De quoi donner de l’eau au moulin de ceux qui en rient…Morceaux choisis…
* « En France, le deuil des convictions se porte en rouge et à la boutonnière », Jules Renard, Journal.
* « Si on voulait me donner la légion d'honneur, j'irais la chercher en slip pour qu'ils ne sachent pas où la mettre », Coluche
* « La Légion d’honneur, ça ne se demande pas, ça ne se refuse pas et ça ne se porte pas » François Mauriac
* « La légion d'honneur est comme une maladie contagieuse : seuls ceux qui l'ont déjà peuvent vous la conférer », Gilbert Cesbron
* « Demander la Légion d'honneur au gouvernement, c'est une politesse à lui faire », Emile Bergerat, Souvenirs d'un enfant de Paris
* « La Légion d'honneur de Lyon ? La rosette ! », Boris Vian
Quand je pense à ceux qui la mériteraient vraiment et qui ne l’auront jamais, je n’ai pas envie de rire. Et quand la République se discrédite en la remettant pou services particuliers rendus, j’ai peur que françois Léotard ait raison de tirer la sonnette d’alarme dans son dernier livre : « Cela va mal finir »…
Cela dit, entendons-nous bien. Etre riche n’est pas un défaut. Avoir bâti de beaux Empires économico-financiers n’est pas une tare. Montrer de la reconnaissance envers ceux qui vous ont aidé à concrétiser une ambition légitime n’est pas un vice. Tout au plus, devrait-on davantage tenir compte du contexte… C’est-à-dire en l’occurrence d’une actualité qui est surtout alimentée par des affaires…qui ne sont bonnes que pour ceux qui en tirent parti
Hier, le ministre du budget nous jure, les « yeux dans les yeux » que toutes les affaires de fraudes fiscales (une bagatelle de 40 milliards d’euro !!!) seront « menées jusqu’au bout »...Ben voyons ! Un joli sujet de conversation pour les habitués du Fouquet’s…Pardon;je ne suis qu'un "pauvre con " de journaliste qui aime son pays, l'Europe et la démocratie...
Aujourd’ui, ce sont des révélations sur les indemnités dont a bénéficié l’homme des « caisses noires » de l’Union des industries métallurgiques et minières. On vit où ? On fait quoi ? La patronne du medef en interrompt ses vacances... Pauvre femme. Mes confrère experts en cirage de pompes élyséennes vont encore souffrir.. On ne peut tout de même pas toujours tout passer son silence.
Les Belges le savent mieux que nous encore, Albert Frère qui a construit sa fortune sur les ruines d’une sidérurgie en crise a su ces dernières années tirer son épingle du jeu dans une série d’opérations où quelques complicités financiero-politiques étaient et, visiblement, sont indispensables. L'essentiel, pour un joueur, c'est de miser sur le "bon cheval". Avec Sarko, c'est au galop, qu'il a gagné.
Chez lui la coupe n'est jamais pleine pour agrandir ce qu'il appelle la "galette". Que faites vous quand vous avez réussi un gros coup, lui demande une journaliste de la RTBF."Je pense aux coups suivants", répond-il en précisant:"Mias il n'y a pas que les gros coups, il y a les petits coups, aussi".
Kuhn, pour lui, était un "petit coup"..Et Suez-Sarkozy, un "gros". Un homme plein d'énrgie, comme on dit chez Total. Un patron-béton, comme on dit chez Lafargue. On est loin des clous de papa. Et on ne mange pas souvent dans un Quick......
Pour s’en tenir aux bénéfices que Frère, son groupe et son « indissociable » « frère de fric » canadien ont déjà tiré de sa position-clef dans le « dossier Suez », quelles suites ont été données aux révélations déjà anciennes du Canard Enchaîné (le 5/09/2007 ) ? Et pourquoi depuis que RELATIO a révélé le « dossier KUHN » devenu « l’affaire Frere/Sarkozy/Suez-GdF » n’avons-nous eu aucune réponse à nos questions légitimes, de simple bon sens?
La fonction fait l'homme ? En l'occurrence, c'est plutôt l'homme qui défait la fonction.
Dessin de Kroll
sélectionné par Courier International Le Soir(Bruxelles)
Nous avons aujourd’hui relancé des demandes d’ITW à quelques unes des nombreuses personnalités citées dans ce dossier. Nous avons alerté les médias sur la deuxième lettre ouverte adressée par Jean-Marie Kuhn publiée hier sur Relatio. Notre messagerie est lourde de messages de citoyens outrés, mais déserte en courriels des personnalités concernées. Qui moquait jadis l’Italie et ses lois de l’omerta ? Qui ironisait voilà peu encore sur les « républiques bananières» ? Sarkozy vient de réitérer sa volonté d’en finir avec la « françafrique » dont les procureurs d’hier étaient qualifiés de surnoms insultants. Mais c’est « France-à-fric » qui est aujourd’hui en questions.
Allez vous étonner après cela que quelques intellectuels comme Alain Badiou en tirent parti pour faire renaître des idéologies populiste et totalitaires dans des pamphlets à succès aussi dangereux pour la démocratie que les maux qu’ils dénoncent
« De quoi Sarkozy est-il le nom ? » véritable charge contre la loi des urnes. «Tout le monde voit que la démocratie électorale n’est pas un espace de choix réel».Face à la «corruption» des démocraties par les puissances de l’argent, l’heure serait venue de définir «une nouvelle pratique ce qui fut nommé "dictature" (du prolétariat). Ou encore, c’est la même chose : un nouvel usage du mot "Vertu".»
Voilà qui donne froid dans le dos. François Léotard a vraiment raison :Tout cela risque de très mal finir. Et là ce n’est pas Sarkozy qui est « harcelé », comme notre ami Rosenstielle déplore dans un de ses billets sur Relatio : c’est lui qui joue les pyromanes de la démocratie et de l’esprit républicain.
Consolons-nous :la vie continue…Tout va très bien, Messieurs mes petits marquis : Cécilia va être entendue par les policiers sur l’affaire du « texto » d’amour-passion du président d’avant son remariage dans les salons de l’Elysée transformés en mairie de quartier et selon le dernier sondage, une grande majorité de français pensent que les médias ne sont pas indépendants de Sarkozy. Et cerise sur le gâteau de l’optimisme déclamatoire :1200 têtes de listes aux prochaines municipales dans les grandes villes ont signé le pacte anticorruption de transparence internationale…Dans les Hauts-de Seine aussi?
Desmarais et Frère avaient vu juste : « cet ambitieux de Sarkozy est l’homme qu’il faut à la France »… Pour que les Français mettent « bas les masques », peut-être.
Daniel RIOT
LA DEUXIEME LETTRE OUVERTE DE J-M KUHN A NICOLAS SARKOZY
PRÉCÉDEMMENT SUR RELATIO :
28/02/2008 : AFFAIRE JEAN-MARIE KUHN/ALBERT FRERE : SECONDE LETTRE OUVERTE À NICOLAS SARKOZY
28.02.2008 : ENTENTES ILLICITES, EVASION FISCALE, PACTE DE CORRUPTION; L'EUROPE "DES AFFAIRES" SE PORTE TROP BIEN 23/02/2008 Le "scandale Albert Frère-Suez": pourquoi l'omerta?20/02/2008 :PREMIÈRE Lettre ouverte à SARKOZY, Le Président de la République et le "scandale du 1, 25 milliard" d'Albert FRERE en marge de la fusion SUEZ-GdF... :20/02/2008 : La loi du silence sur L'AFFAIRE SUEZ-ALBERT FRERE? L'information révélée par RELATIO a été diffusée largement, mais les réactions des milieux concernés se font attendre...18/02/2008 : L'affaire SUEZ-Albert Frère sur AGORAVOX, L'ITW de Jean-Marie KUHN par RELATIO sur le scandale du 1,25 milliard d'€ d'argent public a été reprise sur AGORAVOX. PARTICIPEZ AU FORUM.16/02/2008 : LES REVELATIONS DE Jean-Marie KUHN, l’ITW de RELATIO première partie16/02/2008 : LES REVELATIONS DE Jean-Marie KUHN, l’ITW de RELATIO, sedonde partie22.01.2008 : SUEZ-GdF: Mariage encore retardé21.01.2008 : LE MARIAGE SUEZ-GdF : UN PARFUM DE SCANDALE.
en plein accord avec RELATIO, permettez moi de vous citer et reproduire vos déclarations aussi courageuses. Merci pour ce que vous faites car j'aurai aimé être avec vous et vos idées.
Leçons du premier tour des municipales pour Sarkozy
De:
L’éditorial RELATIO par Daniel RIOT
Ce n’est pas une « raclée », mais c’est un bon avertissement, sans frais pour l’instant. Rien ne dit que la poussée en faveur de la gauche se confirme au second tour. Il arrive souvent que dans des scrutins locaux les dynamiques du premier tour soit contrebalancées au deuxième tour. Alors pas de leçons trop rapidement tirées et trop superficielles. Mais il est sûr que dix mois à peine après sa large victoire à la présidentielle, Nicolas Sarkozy a essuyé un sérieux revers.
Pire : il doit avoir conscience qu’il a été le handicap le plus grave de celles et de ceux qui l’avaient soutenu à fond lors des présidentielles. C’est un fait. Un fait aggravé par un autre fait : la dimension nationale a joué fortement surtout dans les milieux urbains. Sarkozy l’a dit lui-même : « Le concept même d’élection dépolitisée est absurde »
Ce n’est pas ce résultat d’un tour qui va faire changer Sarkozy et Fillon de cap. Mais peut-être devraient –ils être conduit à revoir leurs méthodes… C’est le style de la Présidence Sarkozy qui ne convient pas aux Français, y compris à nombre de Français qui l’ont porté à la présidence de la République.
Cela est particulièrement regrettable dans la mesure où ce style est contesté aussi au niveau européen. Reste à savoir si ces leçons de ces scrutins seront tirées par Sarkozy-le-réaliste ou non par Sarkozy-le-bardé-de-certitudes. Une élection donne la légalité d’un pouvoir mais sa légitimité vient d’un plébiscite quotidien. Qui ne vient pas forcément en « communiquant » tous les jours…
Daniel RIOT
L’éditorial RELATIO par Daniel RIOT
Ce n’est pas une « raclée », mais c’est un bon avertissement, sans frais pour l’instant. Rien ne dit que la poussée en faveur de la gauche se confirme au second tour. Il arrive souvent que dans des scrutins locaux les dynamiques du premier tour soit contrebalancées au deuxième tour. Alors pas de leçons trop rapidement tirées et trop superficielles. Mais il est sûr que dix mois à peine après sa large victoire à la présidentielle, Nicolas Sarkozy a essuyé un sérieux revers.
Pire : il doit avoir conscience qu’il a été le handicap le plus grave de celles et de ceux qui l’avaient soutenu à fond lors des présidentielles. C’est un fait. Un fait aggravé par un autre fait : la dimension nationale a joué fortement surtout dans les milieux urbains. Sarkozy l’a dit lui-même : « Le concept même d’élection dépolitisée est absurde »
Ce n’est pas ce résultat d’un tour qui va faire changer Sarkozy et Fillon de cap. Mais peut-être devraient –ils être conduit à revoir leurs méthodes… C’est le style de la Présidence Sarkozy qui ne convient pas aux Français, y compris à nombre de Français qui l’ont porté à la présidence de la République.
Cela est particulièrement regrettable dans la mesure où ce style est contesté aussi au niveau européen. Reste à savoir si ces leçons de ces scrutins seront tirées par Sarkozy-le-réaliste ou non par Sarkozy-le-bardé-de-certitudes. Une élection donne la légalité d’un pouvoir mais sa légitimité vient d’un plébiscite quotidien. Qui ne vient pas forcément en « communiquant » tous les jours…
Daniel RIOT
samedi 8 mars 2008
vendredi 7 mars 2008
Se féliciter d'une "grâce"en attente mais, PAYER d'avance
Après l'escale tchadienne de Carla Sarkozy, Idriss Deby, satisfait, va gracier, et passer à la caisse. C'est à François Sarkozy de payer!
Le président tchadien Idriss Deby a affirmé jeudi qu'il envisageait de grâcier dans "un peu moins d'un mois" les six Français de l'Arche de Zoé, après avoir "trouvé une solution" à la question de l'indemnisation des familles des 103 enfants tchadiens.La procédure de grâce "est lancée. Cela prendra, comme je l'ai dit, moins d'un mois", a déclaré le chef de l'Etat tchadien lors d'une interview à France24 réalisée à N'Djamena qui devait être diffusée jeudi soir.Le président tchadien a affirmé que le versement des dommages et intérêts, d'un montant de 4,12 milliards de francs CFA (6,3 millions d'euros) auxquels les membres de l'Arche de Zoé ont été condamnés par la justice tchadienne, étaient "une question qui reste sans réponse". "Il faut trouver une solution avant d'élargir", a déclaré Monsieur Déby.
"C'est François qui doit payer" aurait dit Nicolas à Idriss.
Pourquoi? Rappel d'un courrier du député tchadien Ngarlejy Yorongar du 10 novembre 2007:
Excellence Monsieur Nicolas SarkozyPrésident de la RépubliqueObjet : Votre déclaration du 6 novembre 2007
Excellence Monsieur,«J’irai chercher ceux qui restent quoi qu’ils aient fait» dites-vous. «Quoi qu’ils aient fait», en insistant pour être clair et bien compris.
Vous narguez les Tchadiens qui sont à vos yeux moins que vos chiens, qui demeurent toujours des esclaves et qui ne méritent ni dignité ni respect comme les traitaient vos ancêtres.Venez les chercher, Excellence Monsieur Nicolas Sarkozy, puisqu’ils ont accompli des actes qui méritent la médaille d’honneur. Puisqu’ils n’ont enlevé et séquestré que des enfants nègres, bons pour les réseaux notamment des pédophiles, des voleurs d’organes humains, des proxénètes et des laboratoires d’expérimentation.
Nous savons ce qui vous fait présentement courir.Vous paniquez depuis le jour où vos compatriotes dignes de la médaille d’honneur à eux décernée ont été arrêtés à Abéché. Mieux, après que vous ayez réussi à les kidnapper avec la complicité de M. Idriss Déby pour les ramener en France, alors qu’ils ont à peine été entendus par le Doyen des Juges d’instruction chargé de la procédure.
N’est-ce pas, Excellence Monsieur Nicolas Sarkozy, vous voulez étouffer cette affaire dans l’œuf pour éviter le déballage de vos protégés?En voici quelques raisons:Nous soumettons à votre sagacité, le dossier que nous a fait parvenir un de vos compatriotes:Rappelez- vous de ce rapport sur l’"Aide humanitaire, trafic d'enfants et terrorisme international" à l'OIPC-INTERPOL en 2004 publié depuis trois ans déjà sur l'Internet ! Voir également "Rapt international d'enfants"entre autres!Votre frère cadet, François Sarkozy en plein dans le «merdier» !C’est ce qui vous fait perdre la tête ces jours-ci.«J'irai chercher ceux qui restent qoi qu’ils aient fait » clamez-vous hier, 6 novembre 2007, à qui veut vous entendre. On ne peut que s'en féliciter.Maintenant à quoi la précipitation de notre Napoléon du Troisième Millénaire est-elle due ?
Dr François Sarkozy, votre frère cadet est-il lié, aux Pieds nickelés de l'humanitaire pour que vous soyez aux toutes premières loges des dessous de la « lamentable équipée » de l'Arche de Zoé.En effet, si on en croit la bonne presse, la secrétaire générale de l'Arche de Zoé, n’est autre que la très respectable Stéphanie LEFEBVRE, une vielle connaissance du M. Eric BRETEAU, initiateur de l'opération foireuse «Children Rescue» au Tchad. Les deux protagonistes se connaissent, dit-on, depuis 15 ans.Or, Mme Stéphanie LEFEBVRE est la directrice adjointe de Paris Biotech Santé comme vient de le révéler le Journal chrétien. Et François Sarkozy, votre frère cadet, figure, avec Stéphanie LEFEBVRE, parmi les membres du Comité d'évaluation de ce prestigieux organisme voué à la recherche biomédicale et à la santé. On est émerveillé.En effet, le parcours de votre frère est éloquent: M. François Sarkozy a été nommé vice-président du conseil de surveillance de «Bio Alliance Pharma» en janvier 2006.Cet organisme dit Bio Alliance Pharma est une «société biopharmaceutique d'innovation, spécialisée dans le développement et la commercialisation de nouveaux produits thérapeutiques focalisés sur le cancer, les infections graves (VIH)... » peut-on lire en ligne.C'est là un domaine que connaissaient bien les infirmières bulgares en Libye.En parallèle, votre frère cadet, le Dr François Sarkozy, 47 ans, occupe depuis 2001 un poste d‘associé au sein d‘AEC Partners.Qu'y fait-il ? Votre frère cadet y est très actif. La preuve, tout l'intéresse: le développement de stratégies marketing et médicales au niveau international, le management de projets et ressources, la prospection et la négociation de produits, la commercialisation de nouveaux produits et le management de la transition lors de fusions et réorganisations.Pédiatre de formation, votre frère cadet, le Dr François Sarkozy, est un bourreau de boulot ! Encore bravo. Avant cela, pendant la période 1990-2000, votre frère cadet, Dr François Sarkozy, fut successivement directeur médical France pour Aventis Pharma et directeur médical et pharmaceutique France pour Hoechst Marion Roussel.Et, pendant trois ans, votre frère cadet, Dr François Sarkozy est, dans ses hautes fonctions pharmaceutiques,posté aux Etats-Unis.Félicitations! Bravo !Sachant qu'auparavant, Dr François Sarkozy est, chez Roussel-Uclaf, directeur du développement international, responsable du développement clinique international et chef de produit au niveau mondial pour les antibiotiques.
De 1983 à 1990, votre frère cadet, Dr François Sarkozy, a occupé un poste d‘assistant au sein du département de physiologie respiratoire à l‘AP-HP. Un partenaire attitré de Paris Biotech Santé (et de l'Arche de Zoé?). C‘est également au sein de l‘AP-HP que François Sarkozy a réalisé son internat en pédiatrie (Interne des Hôpitaux de Paris). Le Dr Sarkozy possède aussi un MBA obtenu auprès de l‘INSEAD, si l'on en croit Bio Alliance Presse le 5 janvier 2006 dans un communiqué de presse.Que fait exactement Bio Alliance Pharma où siège votre frère cadet Dr François Sarkozy ?La compagnie a développé des médicaments comme le Doxorubicin Transdrug® pour traiter des maladies décrites comme mille fois plus virulentes en Asie du Sud-est et dans l'Afrique sub-saharienne, si l'on prête foi à Boursorama.D'autre part, pour développer ces remèdes, la société a fait appel à des expérimentations sur des patients, comme, par exemple, pour le Loramyc, 540 patients sur 40 sites répartis entre les Etats-Unis, le Canada et l'Afrique du Sud, peut-on lire sur Smartbrief.Coïncidence, Eric BRETEAU, ses coauteurs et complices de l'Arche de Zoé voulaient «évacuer» 10.000 orphelins du Darfour vers la France, le Canada et les Etats-Unis.Quant à AEC Partners où siège votre frère cadet, Dr François Sarkozy, son plus riche client est le géant américain Pfizer, leader mondial de l'industrie pharmaceutique, spécialiste entre autre du traitement de la maladie d'Alzheimer, «Grande Cause nationale » de la République française en 2007.ll n'y a bien entendu aucun rapport entre le fait que votre frère cadet, Dr François Sarkozy ait pour plus riche client le géantisme Pfizer et le fait que la maladie d'Alzheimer devienne grande cause nationale de la France après votre brillante élection à la tête de la France, ne me faîtes pas dire ce que je n'ai pas dit !Au printemps, un petit pays africain géographiquement proche du Tchad, attaque devant la justice internationale le fameux Pfizer qui aurait «effectué en 1996 de façon illégale l'essai clinique d'un médicament appelé Trovan Floxacine sur 200 enfants atteints de méningite à méningocoque», selon de multiples sources au dessus de tout soupçon.Selon Afrik.com, le géant américain aurait donc en 1996 «secrètement utilisé des enfants comme cobayes dans les tests d'un médicament ». 2,75 milliards de dollars d'indemnités sont réclamés à l'inventeur du Viagra, car « 11 enfants sont morts (5 ont pris le premier produit, 6 le second) et de nombreux autres ont subi des séquelles: surdité, paralysie, lésions cérébrales ou cécité», si l'on en croit Afrik.Com du 21 mai 2007, alors que c'est le très américain The Washington Post qui a déterré l'affaire.Pour reprendre les termes du Journal chrétien, Parisbiotech, où bossent dur Stéphanie LEFEBVRE, secrétaire générale de L'Arche de Zoé et votre frère cadet, le Dr François Sarkozy, «n'est pas une histoire d'amateurs; ils sont très professionnellement organisés et ne manquent pas de fonds et de soutiens en tout genre. Ils n'avaient donc aucun mal pour organiser et financer l'opération « d'évacuation» menée par l'Arche de Zoé au Tchad ».Gilbert Léonard de constater dans les colonnes de l'organe de presse en question: La «petite» association «Arche de Zoé» semble avoir préparé cette opération avec beaucoup de relations d'influence et de moyens techniques et financiers.
Fin de citation.Voilà, pour éclairer vos lanternes, l’extrait d’un dossier que m’a envoyé un de vos compatriotes pour me permettre de comprendre le pourquoi de votre agitation.Libre à vous de donner ordre à votre armée qui est séparée de la nouvelle prison que juste par une rue.
Permettez-moi, Excellence Monsieur Nicolas Sarkozy,de vous rappeler que vous passez complètement à côté de la convention entre la République du Tchad et la République Françoise. Vous avez une lecture erronée des dispositions de cette convention.
En effet, l’article 45 de cette convention relatif à l’extradition dispose sur les sujets à extrader que :«1)- Les individus qui sont poursuivis pour crimes ou délits punis par les lois des Parties contractantes d’une peine d’au moins un an d’emprisonnement.L’extradition peut être refusée «si les infractions ont été commises en tout ou partie sur le territoire de l’Etat»
(article 49, alinéa c)..Pour le cas d’espèce c’est un crime contre l’humanité de ces enfants. Donc, impossible de les extrader, M. Nicolas Sarkozy.
Pour vous, des Français bon teint comme les Breteau ne doivent pas être emprisonnés et jugés par des juges « nègres juges tchadiens».
Veuillez agréer, M. le Président, l’assurance de la fierté de M. Idriss Déby d’avoir un ami comme vous
Le président tchadien Idriss Deby a affirmé jeudi qu'il envisageait de grâcier dans "un peu moins d'un mois" les six Français de l'Arche de Zoé, après avoir "trouvé une solution" à la question de l'indemnisation des familles des 103 enfants tchadiens.La procédure de grâce "est lancée. Cela prendra, comme je l'ai dit, moins d'un mois", a déclaré le chef de l'Etat tchadien lors d'une interview à France24 réalisée à N'Djamena qui devait être diffusée jeudi soir.Le président tchadien a affirmé que le versement des dommages et intérêts, d'un montant de 4,12 milliards de francs CFA (6,3 millions d'euros) auxquels les membres de l'Arche de Zoé ont été condamnés par la justice tchadienne, étaient "une question qui reste sans réponse". "Il faut trouver une solution avant d'élargir", a déclaré Monsieur Déby.
"C'est François qui doit payer" aurait dit Nicolas à Idriss.
Pourquoi? Rappel d'un courrier du député tchadien Ngarlejy Yorongar du 10 novembre 2007:
Excellence Monsieur Nicolas SarkozyPrésident de la RépubliqueObjet : Votre déclaration du 6 novembre 2007
Excellence Monsieur,«J’irai chercher ceux qui restent quoi qu’ils aient fait» dites-vous. «Quoi qu’ils aient fait», en insistant pour être clair et bien compris.
Vous narguez les Tchadiens qui sont à vos yeux moins que vos chiens, qui demeurent toujours des esclaves et qui ne méritent ni dignité ni respect comme les traitaient vos ancêtres.Venez les chercher, Excellence Monsieur Nicolas Sarkozy, puisqu’ils ont accompli des actes qui méritent la médaille d’honneur. Puisqu’ils n’ont enlevé et séquestré que des enfants nègres, bons pour les réseaux notamment des pédophiles, des voleurs d’organes humains, des proxénètes et des laboratoires d’expérimentation.
Nous savons ce qui vous fait présentement courir.Vous paniquez depuis le jour où vos compatriotes dignes de la médaille d’honneur à eux décernée ont été arrêtés à Abéché. Mieux, après que vous ayez réussi à les kidnapper avec la complicité de M. Idriss Déby pour les ramener en France, alors qu’ils ont à peine été entendus par le Doyen des Juges d’instruction chargé de la procédure.
N’est-ce pas, Excellence Monsieur Nicolas Sarkozy, vous voulez étouffer cette affaire dans l’œuf pour éviter le déballage de vos protégés?En voici quelques raisons:Nous soumettons à votre sagacité, le dossier que nous a fait parvenir un de vos compatriotes:Rappelez- vous de ce rapport sur l’"Aide humanitaire, trafic d'enfants et terrorisme international" à l'OIPC-INTERPOL en 2004 publié depuis trois ans déjà sur l'Internet ! Voir également "Rapt international d'enfants"entre autres!Votre frère cadet, François Sarkozy en plein dans le «merdier» !C’est ce qui vous fait perdre la tête ces jours-ci.«J'irai chercher ceux qui restent qoi qu’ils aient fait » clamez-vous hier, 6 novembre 2007, à qui veut vous entendre. On ne peut que s'en féliciter.Maintenant à quoi la précipitation de notre Napoléon du Troisième Millénaire est-elle due ?
Dr François Sarkozy, votre frère cadet est-il lié, aux Pieds nickelés de l'humanitaire pour que vous soyez aux toutes premières loges des dessous de la « lamentable équipée » de l'Arche de Zoé.En effet, si on en croit la bonne presse, la secrétaire générale de l'Arche de Zoé, n’est autre que la très respectable Stéphanie LEFEBVRE, une vielle connaissance du M. Eric BRETEAU, initiateur de l'opération foireuse «Children Rescue» au Tchad. Les deux protagonistes se connaissent, dit-on, depuis 15 ans.Or, Mme Stéphanie LEFEBVRE est la directrice adjointe de Paris Biotech Santé comme vient de le révéler le Journal chrétien. Et François Sarkozy, votre frère cadet, figure, avec Stéphanie LEFEBVRE, parmi les membres du Comité d'évaluation de ce prestigieux organisme voué à la recherche biomédicale et à la santé. On est émerveillé.En effet, le parcours de votre frère est éloquent: M. François Sarkozy a été nommé vice-président du conseil de surveillance de «Bio Alliance Pharma» en janvier 2006.Cet organisme dit Bio Alliance Pharma est une «société biopharmaceutique d'innovation, spécialisée dans le développement et la commercialisation de nouveaux produits thérapeutiques focalisés sur le cancer, les infections graves (VIH)... » peut-on lire en ligne.C'est là un domaine que connaissaient bien les infirmières bulgares en Libye.En parallèle, votre frère cadet, le Dr François Sarkozy, 47 ans, occupe depuis 2001 un poste d‘associé au sein d‘AEC Partners.Qu'y fait-il ? Votre frère cadet y est très actif. La preuve, tout l'intéresse: le développement de stratégies marketing et médicales au niveau international, le management de projets et ressources, la prospection et la négociation de produits, la commercialisation de nouveaux produits et le management de la transition lors de fusions et réorganisations.Pédiatre de formation, votre frère cadet, le Dr François Sarkozy, est un bourreau de boulot ! Encore bravo. Avant cela, pendant la période 1990-2000, votre frère cadet, Dr François Sarkozy, fut successivement directeur médical France pour Aventis Pharma et directeur médical et pharmaceutique France pour Hoechst Marion Roussel.Et, pendant trois ans, votre frère cadet, Dr François Sarkozy est, dans ses hautes fonctions pharmaceutiques,posté aux Etats-Unis.Félicitations! Bravo !Sachant qu'auparavant, Dr François Sarkozy est, chez Roussel-Uclaf, directeur du développement international, responsable du développement clinique international et chef de produit au niveau mondial pour les antibiotiques.
De 1983 à 1990, votre frère cadet, Dr François Sarkozy, a occupé un poste d‘assistant au sein du département de physiologie respiratoire à l‘AP-HP. Un partenaire attitré de Paris Biotech Santé (et de l'Arche de Zoé?). C‘est également au sein de l‘AP-HP que François Sarkozy a réalisé son internat en pédiatrie (Interne des Hôpitaux de Paris). Le Dr Sarkozy possède aussi un MBA obtenu auprès de l‘INSEAD, si l'on en croit Bio Alliance Presse le 5 janvier 2006 dans un communiqué de presse.Que fait exactement Bio Alliance Pharma où siège votre frère cadet Dr François Sarkozy ?La compagnie a développé des médicaments comme le Doxorubicin Transdrug® pour traiter des maladies décrites comme mille fois plus virulentes en Asie du Sud-est et dans l'Afrique sub-saharienne, si l'on prête foi à Boursorama.D'autre part, pour développer ces remèdes, la société a fait appel à des expérimentations sur des patients, comme, par exemple, pour le Loramyc, 540 patients sur 40 sites répartis entre les Etats-Unis, le Canada et l'Afrique du Sud, peut-on lire sur Smartbrief.Coïncidence, Eric BRETEAU, ses coauteurs et complices de l'Arche de Zoé voulaient «évacuer» 10.000 orphelins du Darfour vers la France, le Canada et les Etats-Unis.Quant à AEC Partners où siège votre frère cadet, Dr François Sarkozy, son plus riche client est le géant américain Pfizer, leader mondial de l'industrie pharmaceutique, spécialiste entre autre du traitement de la maladie d'Alzheimer, «Grande Cause nationale » de la République française en 2007.ll n'y a bien entendu aucun rapport entre le fait que votre frère cadet, Dr François Sarkozy ait pour plus riche client le géantisme Pfizer et le fait que la maladie d'Alzheimer devienne grande cause nationale de la France après votre brillante élection à la tête de la France, ne me faîtes pas dire ce que je n'ai pas dit !Au printemps, un petit pays africain géographiquement proche du Tchad, attaque devant la justice internationale le fameux Pfizer qui aurait «effectué en 1996 de façon illégale l'essai clinique d'un médicament appelé Trovan Floxacine sur 200 enfants atteints de méningite à méningocoque», selon de multiples sources au dessus de tout soupçon.Selon Afrik.com, le géant américain aurait donc en 1996 «secrètement utilisé des enfants comme cobayes dans les tests d'un médicament ». 2,75 milliards de dollars d'indemnités sont réclamés à l'inventeur du Viagra, car « 11 enfants sont morts (5 ont pris le premier produit, 6 le second) et de nombreux autres ont subi des séquelles: surdité, paralysie, lésions cérébrales ou cécité», si l'on en croit Afrik.Com du 21 mai 2007, alors que c'est le très américain The Washington Post qui a déterré l'affaire.Pour reprendre les termes du Journal chrétien, Parisbiotech, où bossent dur Stéphanie LEFEBVRE, secrétaire générale de L'Arche de Zoé et votre frère cadet, le Dr François Sarkozy, «n'est pas une histoire d'amateurs; ils sont très professionnellement organisés et ne manquent pas de fonds et de soutiens en tout genre. Ils n'avaient donc aucun mal pour organiser et financer l'opération « d'évacuation» menée par l'Arche de Zoé au Tchad ».Gilbert Léonard de constater dans les colonnes de l'organe de presse en question: La «petite» association «Arche de Zoé» semble avoir préparé cette opération avec beaucoup de relations d'influence et de moyens techniques et financiers.
Fin de citation.Voilà, pour éclairer vos lanternes, l’extrait d’un dossier que m’a envoyé un de vos compatriotes pour me permettre de comprendre le pourquoi de votre agitation.Libre à vous de donner ordre à votre armée qui est séparée de la nouvelle prison que juste par une rue.
Permettez-moi, Excellence Monsieur Nicolas Sarkozy,de vous rappeler que vous passez complètement à côté de la convention entre la République du Tchad et la République Françoise. Vous avez une lecture erronée des dispositions de cette convention.
En effet, l’article 45 de cette convention relatif à l’extradition dispose sur les sujets à extrader que :«1)- Les individus qui sont poursuivis pour crimes ou délits punis par les lois des Parties contractantes d’une peine d’au moins un an d’emprisonnement.L’extradition peut être refusée «si les infractions ont été commises en tout ou partie sur le territoire de l’Etat»
(article 49, alinéa c)..Pour le cas d’espèce c’est un crime contre l’humanité de ces enfants. Donc, impossible de les extrader, M. Nicolas Sarkozy.
Pour vous, des Français bon teint comme les Breteau ne doivent pas être emprisonnés et jugés par des juges « nègres juges tchadiens».
Veuillez agréer, M. le Président, l’assurance de la fierté de M. Idriss Déby d’avoir un ami comme vous
lundi 25 février 2008
Chers Compatriotes,"Casses-toi pauvre con !!!", voilà comment il traite les français
SVP :cliquez sur ce titre
jeudi 21 février 2008
François REBSAMEN : ENNEMI D'INTERNET
FRANCOIS REBSAMEN : ENNEMI D'INTERNET !FRANCE : INTERNET (EXCLUSIF) : Francois Rebsamen (photo), maire de Dijon, numéro 3 du parti socialiste PS, est visé ce lundi 26 juin 2006 par une plainte pour tentative de chantage. Francois Rebsamen, proche de François Hollande, prépare les élections législatives de 2007 à Dijon en achetant des liens commerciaux sur Internet via son site internet en .info. Directement ou indirectement Francois Rebsamen contrôle déjà : dijon2007.eu ; dijon2008.eu, achetés par Alain Millot, au nom de la mairie de Dijon le 19 juin 2006 chez VeriSign.fr via Eurid.eu ; dijon2007.fr, dijon2008.fr, dijon2008.com ; dijon2008.org ; dijon2008.net, dijon2008.info, blogpsdijon.com achetés chez Gandi.net par Laurent Grandguillaume au nom du parti socialiste de Dijon. NDLR. 2007 et 2008 sont 2 dates d'élections en France, (président, députés, maires...). dijonseveille.com, site "historique" de la campagne municipale en 2001 de Francois Rebsamen, a disparu. Le "contact administratif"du site Michel Deutsh fut discrètement nommé, dès son élection à la mairie de Dijon en 2001, directeur de la police municipale de Dijon, un poste clé donnant accès aux informations les plus confidentielles sur chaque habitant de Dijon. Alors que le blog du PS Dijon défend officiellement la "Liberté d'expression" et les blogueurs victimes de plaintes d'élus (de droite), Francois Rebsamen s'attaque officieusement depuis juin 2006 aux blogs, forums ou articles sur Internet en demandant la "suppression immédiate" de tous textes et images défavorables, plus particulièrement ceux liés à sa condamnation pour fraude électorale du Tribunal administratif de Dijon rendu le 19 octobre 2004. "Protect-medias-tribune" "site consacré à la liberté de la presse dans le monde" qui hébergeait le seul forum défavorable à Francois Rebsamen, visé dans sa lettre du 7 juin 2006, ne répond plus ! On pouvait y lire un texte, introuvable sur Internet, de l'ex-1ère secrétaire du parti socialiste de Côte d'Or, Madame Marie-Térèse Mutin : "François Rebsamen est éminemment sympathique, mais il est opportuniste. Il conclut des alliances en fonction de sa carrière. Moi qui me moque des postes, je ne comprends pas qu'on puisse faire de la politique en ne défendant pas ses convictions." Francois Rebsamen conteste également les expressions "membre influent de la communauté juive et du Grand Orient de France GODF". Plus de détails sur Francois Rebsamen maire de Dijon visé par une plainte pour chantage : (SUPPLEMENT) : FRANCOIS REBSAMEN : ENNEMI D'INTERNET
Libellés :
Liberté d'expression,
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RAPPEL DES DROITS FONDAMENTAUX
A - "Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontière, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit"- Article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'hommeDéclaration internationale des droits de l'homme, adoptée par l'Assemblée générale de l'ONU à Paris, le 10 décembre 1948.B - "Toute personne a droit à la liberté d'expression. Ce droit comprend la liberté d'opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu'il puisse y avoir ingérence d'autorités publiques et sans considération de frontières."- Article 11-1 de la "Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne". 2000/C 364/01. Nice, le 7 décembre 2000.
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mardi 12 février 2008
06 FEVRIER 2008 :UNE DEMOCRATIE EST EN DEUIL ou pour le moins bien mal en point .....
Avec un débat sur le traité de Lisbonnne qui n’a surtout pas eu lieu… et un vote en catimini en seule compagnie des eurolâtres.
« Ce qui a été fait par le Peuple ne peut être défait que par lui »… ben non, il est trop con le peuple français.
Je n’ose imaginer la réaction des mêmes si d’aventure Hugo Chavez passait outre le vote de « son » peuple pour imposer sa nouvelle constitution désavouée par les vénézuéliens… Je pense qu’on aurait droit aux cris d’orfraie du type « Il ne respecte pas la démocratie, c’est un dictateur on vous l’avait dit »… là non… ils sont entre gens sérieux et responsables.
Deuxième exemple… notre sinistre Président vient d’annoncer une prime pour le minuimum vieillesse… Bien… nous savons désormais que la voix d’un vieux vaut 200€… y aurait-il des élections courant mars ?
Ce muti-récidiviste de l’annonce populiste avait déjà fait fort à Gandrange…
Même constat… certains, toujours très prompts à dénoncer l’incompétence, bien entendu naturelle, de Ségolène Royal, n’avaient pas manqué de sortir l’arme lourde pour les propos de cette dernière suite au scandale de la Société Générale… Là.. Là.. non… boudiou que non… ce n’est pas pareil…
Et puis… franchement, il n’y pas de quoi casser trois pattes à un canard… déjà, il nous avait fait le coup des centrales nucléaire de déssalinisation de l’eau de mer pour la Libye... c'était déjà un bon début... après c'est un festival de mensonges et de démagogie mais Ce n'est décidément pas la même chose pour la Royal.
Allez… ce n’est pas grave…
« Ce qui a été fait par le Peuple ne peut être défait que par lui »… ben non, il est trop con le peuple français.
Je n’ose imaginer la réaction des mêmes si d’aventure Hugo Chavez passait outre le vote de « son » peuple pour imposer sa nouvelle constitution désavouée par les vénézuéliens… Je pense qu’on aurait droit aux cris d’orfraie du type « Il ne respecte pas la démocratie, c’est un dictateur on vous l’avait dit »… là non… ils sont entre gens sérieux et responsables.
Deuxième exemple… notre sinistre Président vient d’annoncer une prime pour le minuimum vieillesse… Bien… nous savons désormais que la voix d’un vieux vaut 200€… y aurait-il des élections courant mars ?
Ce muti-récidiviste de l’annonce populiste avait déjà fait fort à Gandrange…
Même constat… certains, toujours très prompts à dénoncer l’incompétence, bien entendu naturelle, de Ségolène Royal, n’avaient pas manqué de sortir l’arme lourde pour les propos de cette dernière suite au scandale de la Société Générale… Là.. Là.. non… boudiou que non… ce n’est pas pareil…
Et puis… franchement, il n’y pas de quoi casser trois pattes à un canard… déjà, il nous avait fait le coup des centrales nucléaire de déssalinisation de l’eau de mer pour la Libye... c'était déjà un bon début... après c'est un festival de mensonges et de démagogie mais Ce n'est décidément pas la même chose pour la Royal.
Allez… ce n’est pas grave…
mardi 5 février 2008
CAPITALISME ou ETATISME ?...........
de Monsieur Claude Moniquet:
"L’atmosphère d’hystérie collective qui semble s’être emparée des médias et de
certains politiques – jusqu’au président de la République – dans l’affaire de la Société
Générale a de quoi inquiéter. Elle révèle, en effet, deux des principaux aspects du mal
français : la croyance dogmatique dans l’omniscience et le rôle bienfaisant de l’Etat et
la volonté de celui-ci de se mêler de tout, y compris de ce qui ne le regarde pas.
Qu’on nouscomprenne bien : nous déplorons, comme toute personne raisonnable,
l’enchaînement de circonstances qui aurait permis à un trader de la Société Générale
de faire perdre 5 milliards d’Euros à la banque. Mais nous voudrions revenir à
quelques fondamentaux. Le premier d’entre eux devrait être le plus simple: Jérôme
Kerviel est innocent jusqu’à ce qu’un tribunal l’ait, définitivement, reconnu coupable.
De ce fondement du droit pénal, les médias et nombre de commentateurs (y compris
dans le monde politique) semblent faire peu de cas.
Masi surtout, il est choquant de voir l’Etat, au plus haut niveau être pris
d’une sorte de danse de Saint-Guy purificatrice. Ainsi, quand le président
de la République appelle, à mots à peine couverts, le président de la
Société Générale, Monsieur Daniel Bouton, à « démissionner », il sort
nettement du rôle qui est le sien. La Société Générale est, jusqu’à preuve du
contraire, une entreprise privée, et les décisions portant sur sa gouvernance et
le contrôle de celle-ci ne relèvent donc, tant qu’aucun délit n’a été
commis, que de ses actionnaires qui, à 97%, sont privés (l’État ne contrôle que
2,03 % de son capital, directement via la caisse des Dépôts et Consignations, et
quelques miettes, indirectement, via la CNP).
Il y a, dans les propos du président, deux choses profondément dérangeantes.
Premièrement, ils témoignent de cette omniprésence d’un président de la République
qui, quel que soit la sympathie que l’on peut avoir pour lui, risque de fatiguer, de
s’user et de banaliser sa fonction à force de se mêler de tout et de rien et de dégainer
les déclarations plus rapidement que son ombre. Deuxièmement, ils mettent en
évidence la difficulté d’un homme comme Nicolas Sarkozy, qui a pourtant
été élu sur un programme « libéral » et « de droite », à se défaire de la
tradition étatiste française. Au point que l’on en vient à se demander si le
seul choix offert à nos concitoyens ne serait pas, en définitive, entre
l’étatisme de gauche et l’étatisme de droite.
Le rôle de l’État, dans le système capitaliste –qui, malgré ses nombreux défauts et
n’en déplaise à ses détracteurs, est le seul à ce jour à avoir fait ses preuves et à créer
de la richesse – est celui d’un arbitre: il est là pour appliquer la loi, assurer la sécurité
et maintenir les grands équilibres. Ni plus ni moins. Il nous semble qu’il y a en
France, aujourd’hui, assez de problème à régler – depuis la réduction et la
rationalisation d’une fonction publique pléthorique jusqu’à la régulation de l’inflation
d’une législation envahissante et souvent stérilisante, en passant par les adaptations
nécessaires qui rendront enfin sa compétitivité à un pays qui étouffe sur l’impôt,
l’assistanat généralisé et les archaïsmes de tout genre (dénoncé entre autres par le
courageux rapport Attali) – pour que le président de la République ait de quoi
occuper ses journées.
Réclamer la démission de Monsieur Bouton ou de tout autre responsable
d’une entreprise privée comme s’indigner du niveau de rémunération des
patrons et cadres français (qui ne sont pas parmi les mieux lotis du
mondemais sont en revanche parmi les plus taxés) relève du populisme.
Ce populisme étonne peu dans des médias, qui feraient mieux de balayer devant leur
porte avant de prétendre moraliser le monde.
Il est nettement plus désolant, en revanche, quand il vient du sommet de
l’Etat parce qu’il entretient l’idée fausse que l’Etat peut tout et doit tout
faire et assumer alors que le problème de la France nous semble être,
précisément, qu’il y a trop d’État."
"L’atmosphère d’hystérie collective qui semble s’être emparée des médias et de
certains politiques – jusqu’au président de la République – dans l’affaire de la Société
Générale a de quoi inquiéter. Elle révèle, en effet, deux des principaux aspects du mal
français : la croyance dogmatique dans l’omniscience et le rôle bienfaisant de l’Etat et
la volonté de celui-ci de se mêler de tout, y compris de ce qui ne le regarde pas.
Qu’on nouscomprenne bien : nous déplorons, comme toute personne raisonnable,
l’enchaînement de circonstances qui aurait permis à un trader de la Société Générale
de faire perdre 5 milliards d’Euros à la banque. Mais nous voudrions revenir à
quelques fondamentaux. Le premier d’entre eux devrait être le plus simple: Jérôme
Kerviel est innocent jusqu’à ce qu’un tribunal l’ait, définitivement, reconnu coupable.
De ce fondement du droit pénal, les médias et nombre de commentateurs (y compris
dans le monde politique) semblent faire peu de cas.
Masi surtout, il est choquant de voir l’Etat, au plus haut niveau être pris
d’une sorte de danse de Saint-Guy purificatrice. Ainsi, quand le président
de la République appelle, à mots à peine couverts, le président de la
Société Générale, Monsieur Daniel Bouton, à « démissionner », il sort
nettement du rôle qui est le sien. La Société Générale est, jusqu’à preuve du
contraire, une entreprise privée, et les décisions portant sur sa gouvernance et
le contrôle de celle-ci ne relèvent donc, tant qu’aucun délit n’a été
commis, que de ses actionnaires qui, à 97%, sont privés (l’État ne contrôle que
2,03 % de son capital, directement via la caisse des Dépôts et Consignations, et
quelques miettes, indirectement, via la CNP).
Il y a, dans les propos du président, deux choses profondément dérangeantes.
Premièrement, ils témoignent de cette omniprésence d’un président de la République
qui, quel que soit la sympathie que l’on peut avoir pour lui, risque de fatiguer, de
s’user et de banaliser sa fonction à force de se mêler de tout et de rien et de dégainer
les déclarations plus rapidement que son ombre. Deuxièmement, ils mettent en
évidence la difficulté d’un homme comme Nicolas Sarkozy, qui a pourtant
été élu sur un programme « libéral » et « de droite », à se défaire de la
tradition étatiste française. Au point que l’on en vient à se demander si le
seul choix offert à nos concitoyens ne serait pas, en définitive, entre
l’étatisme de gauche et l’étatisme de droite.
Le rôle de l’État, dans le système capitaliste –qui, malgré ses nombreux défauts et
n’en déplaise à ses détracteurs, est le seul à ce jour à avoir fait ses preuves et à créer
de la richesse – est celui d’un arbitre: il est là pour appliquer la loi, assurer la sécurité
et maintenir les grands équilibres. Ni plus ni moins. Il nous semble qu’il y a en
France, aujourd’hui, assez de problème à régler – depuis la réduction et la
rationalisation d’une fonction publique pléthorique jusqu’à la régulation de l’inflation
d’une législation envahissante et souvent stérilisante, en passant par les adaptations
nécessaires qui rendront enfin sa compétitivité à un pays qui étouffe sur l’impôt,
l’assistanat généralisé et les archaïsmes de tout genre (dénoncé entre autres par le
courageux rapport Attali) – pour que le président de la République ait de quoi
occuper ses journées.
Réclamer la démission de Monsieur Bouton ou de tout autre responsable
d’une entreprise privée comme s’indigner du niveau de rémunération des
patrons et cadres français (qui ne sont pas parmi les mieux lotis du
mondemais sont en revanche parmi les plus taxés) relève du populisme.
Ce populisme étonne peu dans des médias, qui feraient mieux de balayer devant leur
porte avant de prétendre moraliser le monde.
Il est nettement plus désolant, en revanche, quand il vient du sommet de
l’Etat parce qu’il entretient l’idée fausse que l’Etat peut tout et doit tout
faire et assumer alors que le problème de la France nous semble être,
précisément, qu’il y a trop d’État."
lundi 14 janvier 2008
Mauritanie, éthique et sang-froid
Je connais bien la Mauritanie, les mauritaniens, sa géographie et sa culture. Depuis plusieurs années, je la visite en tous sens lors de trop courts voyages. Tout comme au Souss et au Sahara Marocain,je suis viscéralement attaché à la vie de ce pays, aux multiples visages, aux assises fortes de son Histoire et de ses cultures.
Aujourd’hui, l’opprobre est jeté sur la Mauritanie pour des raisons difficiles à décrypter. Je ne minimise pas les faits qui ont servi de catalyseurs à cette déferlante d’information mais le tambour médiatique fût d’une violence inouïe, sans aucune mesure de la réalité. Nous avons tous été démunis, choqués et sans voix.
J’aurai préféré plus de discernement, de responsabilité, que l’on tienne également compte de l’avis des mauritaniens et de ceux qui connaissent réellement ce pays.
Certains opérateurs touristiques français ont crié au loup pour des raisons qui semblent dépasser l’entendement. Pourquoi ? Je ne suis pas certain, à ce jour, que les motifs sécuritaires en soient leurs seules motivations.
Lecteurs, amis voyageurs, je vous invite à ne pas céder à la psychose, à ne pas gommer d’un revers de main ce qui fait l’essence même de ce pays : la paix, la tolérance.
Solidarité, éthique et sang froid. Ne laissons pas le champs libre à la peur.
Et à trés bientôt,entre Nouadhibou & Nouakchott (fin Janvier début Février 2008 )
Aujourd’hui, l’opprobre est jeté sur la Mauritanie pour des raisons difficiles à décrypter. Je ne minimise pas les faits qui ont servi de catalyseurs à cette déferlante d’information mais le tambour médiatique fût d’une violence inouïe, sans aucune mesure de la réalité. Nous avons tous été démunis, choqués et sans voix.
J’aurai préféré plus de discernement, de responsabilité, que l’on tienne également compte de l’avis des mauritaniens et de ceux qui connaissent réellement ce pays.
Certains opérateurs touristiques français ont crié au loup pour des raisons qui semblent dépasser l’entendement. Pourquoi ? Je ne suis pas certain, à ce jour, que les motifs sécuritaires en soient leurs seules motivations.
Lecteurs, amis voyageurs, je vous invite à ne pas céder à la psychose, à ne pas gommer d’un revers de main ce qui fait l’essence même de ce pays : la paix, la tolérance.
Solidarité, éthique et sang froid. Ne laissons pas le champs libre à la peur.
Et à trés bientôt,entre Nouadhibou & Nouakchott (fin Janvier début Février 2008 )
Libellés :
"prospection",
voyages et Aventures
samedi 5 janvier 2008
LE VENIN DE LA DESINFORMATION FRANCAISE:les filtres & alambics de l'information Française sur le référendum du 02 décembre 2007 au Vénézuela
Qu’ils soient, à des degrés divers, plutôt hostiles ou favorables aux transformations en cours au Venezuela et à la politique suivie par le gouvernement de ce pays, ou même plus ou moins indifférents, les lecteurs-auditeurs-téléspectateurs français sont-ils informés ou désinformés ? Et comment ?
Le traitement médiatique de la victoire du « non » au référendum constitutionnel du 2 décembre au Venezuela est un nouveau révélateur d’une information machinale, partisane et raréfiée, à l’instar de celle qui est filtrée par les dépêches de l’AFP ou distillée dans les alambics de Courrier International.
I. Les « filtres » de l’AFP et de ses copistes
Le 3 décembre 2007, une dépêche de l’AFP, titrée « Venezuela : séisme politique après le non au référendum de Chávez », « tombe » à 8h 42 et donne le ton.
Abondamment reprise pour la presse, le plus souvent mot à mot et sans que cela soit dit, elle exhibe les motifs et les leitmotivs caractéristiques de la couverture médiatique du Venezuela. D’un côté, une tendance – pour le moins désinvolte - à la sélection dans le choix des informations jugées utiles au lecteur, quitte à en oublier certaines. De l’autre, une grille d’interprétation à peine masquée qui orchestre avec insistance les bribes d’information.
Reprenons, dans cette dépêche de l’AFP (qui comprend aussi quelques informations factuelles et des propos rapportés), les thèmes de la petite musique qui accompagne et ponctue l’information factuelle au risque de la rendre presque inaudible.
« Un séisme politique a ébranlé le Venezuela, lundi, après le camouflet reçu par le président Hugo Chavez, dont la réforme phare, visant à fonder un Etat socialiste, a été rejetée lors du référendum de dimanche. […] Connu pour ses diatribes virulentes contre les Etats-Unis, cet ancien officier putschiste de 53 ans a reconnu avec calme sa défaite, en admettant la "tendance irréversible" du scrutin. […] L’annonce de sa défaite a aussitôt suscité des scènes de liesse et d’embrassades dans les rues de Caracas, où les sympathisants de l’opposition ont tiré des feux d’artifices. […] Le projet de révision constitutionnelle avait pour but de renforcer les pouvoirs de cet ancien officier putschiste de 53 ans, en lui conférant le droit de se présenter indéfiniment à la présidentielle et de censurer la presse en situation de crise. Proche allié de Cuba et de l’Iran, le régime vénézuélien voulait en outre inscrire dans la loi fondamentale l’établissement d’une économie collectiviste, interdisant les privatisations et supprimant l’autonomie de la Banque centrale. »
Que s’est-il passé le 2 décembre au Venezuela ? En substance : « Un ancien ancien officier putschiste de 53 ans, proche allié de Cuba et de l’Iran– Hugo Chávez -, qui voulait réformer la constitution du pays pour pouvoir être élu indéfiniment et censurer la presse en cas de crise, mais aussi pour instaurer un Etat socialiste et un économie collectiviste, a reçu un camouflet. » Une synthèse que les meilleurs copistes (par exemple La Voix du Nord, Paris Normandie et Les Dernières nouvelles d’Alsace du 4 décembre) reproduisent fidèlement et les autres à peine moins.
1. « Un ancien officier putschiste de 53 ans »
Vous évoquez « Hugo Chávez » ? Précisez immédiatement et rituellement : « ancien officier putschiste de 53 ans ». Et plutôt deux fois qu’une… comme on peut le lire dans la dépêche de 540 mots de l’AFP, qui reprend à deux reprises l’expression toute faite qui tient lieu de fiche signalétique et de biographie. Certes, l’expression n’est pas fausse. C’est pourquoi, dans le même esprit, l’AFP ne manque sans doute jamais une occasion de présenter Nicolas Sarkozy comme un « ancien avocat ayant trahi Jacques Chirac en soutenant Edouard Balladur », Serge July comme un « ancien partisan de la guerre civile en France et de la nécessité de prendre les patrons en otage » ou Patrick Devedjian comme « ancien militant d’Occident » ? Mais le signe particulier de Chávez figure sur sa carte d’identité (sa fiche de police ?) médiatique depuis longtemps et plaît suffisamment pour que les copistes de l’AFP le reprennent : notamment le site du Nouvel observateur, Nouvelobs.com (2 décembre), dans les Dernières nouvelles d’Alsace et Paris-Normandie (tous deux le 4 décembre).
Effet de contagion ? L’erreur commise par Direct soir le 3 décembre (erreur qui ne sera probablement jamais corrigée par le quotidien) peut être lue comme l’aboutissement de cette surenchère condamnatoire. En effet, le journal de Vincent Bolloré présente Hugo Chávez comme un « ex-officier, qui a pris le pouvoir par un coup d’Etat en 1999 ». [1] De fil en aiguille, l’homme d’Etat qui a été élu démocratiquement en 1998 – après avoir tenté un coup d’Etat en 1992 -, nous est présenté comme étant parvenu au pouvoir par la force… en 1999. Il n’en est, bien évidemment, rien [2].
Lire l’article http://www.acrimed.org/article2781.html
FELIZ ANO 2008 HEUREUSE ANNEE 2008
Le traitement médiatique de la victoire du « non » au référendum constitutionnel du 2 décembre au Venezuela est un nouveau révélateur d’une information machinale, partisane et raréfiée, à l’instar de celle qui est filtrée par les dépêches de l’AFP ou distillée dans les alambics de Courrier International.
I. Les « filtres » de l’AFP et de ses copistes
Le 3 décembre 2007, une dépêche de l’AFP, titrée « Venezuela : séisme politique après le non au référendum de Chávez », « tombe » à 8h 42 et donne le ton.
Abondamment reprise pour la presse, le plus souvent mot à mot et sans que cela soit dit, elle exhibe les motifs et les leitmotivs caractéristiques de la couverture médiatique du Venezuela. D’un côté, une tendance – pour le moins désinvolte - à la sélection dans le choix des informations jugées utiles au lecteur, quitte à en oublier certaines. De l’autre, une grille d’interprétation à peine masquée qui orchestre avec insistance les bribes d’information.
Reprenons, dans cette dépêche de l’AFP (qui comprend aussi quelques informations factuelles et des propos rapportés), les thèmes de la petite musique qui accompagne et ponctue l’information factuelle au risque de la rendre presque inaudible.
« Un séisme politique a ébranlé le Venezuela, lundi, après le camouflet reçu par le président Hugo Chavez, dont la réforme phare, visant à fonder un Etat socialiste, a été rejetée lors du référendum de dimanche. […] Connu pour ses diatribes virulentes contre les Etats-Unis, cet ancien officier putschiste de 53 ans a reconnu avec calme sa défaite, en admettant la "tendance irréversible" du scrutin. […] L’annonce de sa défaite a aussitôt suscité des scènes de liesse et d’embrassades dans les rues de Caracas, où les sympathisants de l’opposition ont tiré des feux d’artifices. […] Le projet de révision constitutionnelle avait pour but de renforcer les pouvoirs de cet ancien officier putschiste de 53 ans, en lui conférant le droit de se présenter indéfiniment à la présidentielle et de censurer la presse en situation de crise. Proche allié de Cuba et de l’Iran, le régime vénézuélien voulait en outre inscrire dans la loi fondamentale l’établissement d’une économie collectiviste, interdisant les privatisations et supprimant l’autonomie de la Banque centrale. »
Que s’est-il passé le 2 décembre au Venezuela ? En substance : « Un ancien ancien officier putschiste de 53 ans, proche allié de Cuba et de l’Iran– Hugo Chávez -, qui voulait réformer la constitution du pays pour pouvoir être élu indéfiniment et censurer la presse en cas de crise, mais aussi pour instaurer un Etat socialiste et un économie collectiviste, a reçu un camouflet. » Une synthèse que les meilleurs copistes (par exemple La Voix du Nord, Paris Normandie et Les Dernières nouvelles d’Alsace du 4 décembre) reproduisent fidèlement et les autres à peine moins.
1. « Un ancien officier putschiste de 53 ans »
Vous évoquez « Hugo Chávez » ? Précisez immédiatement et rituellement : « ancien officier putschiste de 53 ans ». Et plutôt deux fois qu’une… comme on peut le lire dans la dépêche de 540 mots de l’AFP, qui reprend à deux reprises l’expression toute faite qui tient lieu de fiche signalétique et de biographie. Certes, l’expression n’est pas fausse. C’est pourquoi, dans le même esprit, l’AFP ne manque sans doute jamais une occasion de présenter Nicolas Sarkozy comme un « ancien avocat ayant trahi Jacques Chirac en soutenant Edouard Balladur », Serge July comme un « ancien partisan de la guerre civile en France et de la nécessité de prendre les patrons en otage » ou Patrick Devedjian comme « ancien militant d’Occident » ? Mais le signe particulier de Chávez figure sur sa carte d’identité (sa fiche de police ?) médiatique depuis longtemps et plaît suffisamment pour que les copistes de l’AFP le reprennent : notamment le site du Nouvel observateur, Nouvelobs.com (2 décembre), dans les Dernières nouvelles d’Alsace et Paris-Normandie (tous deux le 4 décembre).
Effet de contagion ? L’erreur commise par Direct soir le 3 décembre (erreur qui ne sera probablement jamais corrigée par le quotidien) peut être lue comme l’aboutissement de cette surenchère condamnatoire. En effet, le journal de Vincent Bolloré présente Hugo Chávez comme un « ex-officier, qui a pris le pouvoir par un coup d’Etat en 1999 ». [1] De fil en aiguille, l’homme d’Etat qui a été élu démocratiquement en 1998 – après avoir tenté un coup d’Etat en 1992 -, nous est présenté comme étant parvenu au pouvoir par la force… en 1999. Il n’en est, bien évidemment, rien [2].
Lire l’article http://www.acrimed.org/article2781.html
FELIZ ANO 2008 HEUREUSE ANNEE 2008
Libellés :
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samedi 1 décembre 2007
En "Temps Réel" suivez ce référendum du Vénézuela
Qu'est-ce que Radio Venezuela en Vivo ? Radio Venezuela en Vivo est une radio qui émet par Internet. Elle a été créée à l'initiative d'un groupe d'internationalistes basés à Caracas et dans les grandes villes du Venezuela, dans le but d'offrir une information objective continue sur la situation réelle du Venezuela pendant la période du Référendum sur la Réforme Constitutionnelle. Radio Venezuela en Vivo émettra principalement en français et en anglais, s'enrichissant aussi d'émissions en arabe et en portugais.
http://radiovenezuelaenvivo.blogspot.com/ Pourquoi lancer Radio Venezuela en Vivo ? En tant qu'observateurs internationaux du processus démocratique en cours au Venezuela, les membres de Radio Venezuela en Vivo, ont pu voir comment ces derniers temps les mensonges médiatiques sur la situation que nous vivons tous les jours ont pu s'intensifier dans les media internationaux. Pour tenter de contrer une situation de Coup d'Etat médiatique, comme ce fut le cas en Avril 2002, Radio Venezuela en Vivo informera la communauté internationale 24h/24h des évènements qui entourent le référendum sur la Réforme constitutionnelle. Où et Comment écouter Radio Venezuela en Vivo ? Sur Internet, en cliquant sur l'icône radio : http://radiovenezuelaenvivo.blogspot.com/ La publication de notre programmation vous permettra de sélectionner les horaires correspondants à la langue de votre choix. Quand écouter Radio Venezuela en Vivo ? Nous commencerons à émettre dans la journée du jeudi 29 novembre 2007. Nous proposerons divers programmes d'analyses et de reportages de la part des présentateurs et des correspondants que nous comptons dans tout le Venezuela. A partir du samedi 1 décembre, nous proposerons un suivi continu 24h/24h de la situation réelle au Venezuela. Pouvons nous participer à Radio Venezuela en Vivo ? Oui. Le forum que nous installerons sur le site Internet vous permettra de dialoguer avec nos présentateurs et de leur poser vos questions. De plus, si vous êtes observateurs des élections à l'ambassade du Venezuela dans votre pays, faites le nous savoir, nous vous appellerons. Votre témoignage est précieux. Si vous êtes animateurs d'une radio, n'hésitez pas à réutiliser nos émissions. N'oubliez pas votre participation à tous est essentielle pour faire connaître l'existence de cette radio. Contre les mensonges médiatiques, écoutez Radio Venezuela En Vivo Faites connaître la radio en transférant ce mail à toutes vos connaissances ! Radio Venezuela en Vivo http://radiovenezuelaenvivo.blogspot.com/ radiovenezuelaenvivo@gmail.com Radio Venezuela en Vivo: Broadcasting Live from Venezuela's Constitutional Reform Referendum http://radiovenezuelaenvivo.blogspot.com/ What is Radio Venezuela en Vivo? Radio Venezuela en Vivo is an internet radio, launched by a group of international journalists and academics based in Venezuela, to broadcast continual objective coverage of Venezuela's upcoming Constitutional Reform Referendum. Radio Venezuela en Vivo will principally broadcast in English and French, with support programs and news coverage in Portuguese, Arab and other languages. Why Radio Venezuela en Vivo? As international observers of Venezuela's democratic process, the members of Radio Venezuela en Vivo have witnessed first hand the campaign of media manipulation in Venezuela, which has continued to intensify in the international media. In order to counter the disinformation, and a potential media Coup d'Etat, as was the case in April 2002, Radio Venezuela en Vivo will inform the international community of the situation on the ground, with live 24 hour non-stop coverage during Venezuela's December 2nd, Constitutional Reform Referendum. Where and How to listen to Radio Venezuela en Vivo? On the Internet, click on the radio at, http://radiovenezuelaenvivo.blogspot.com/ Our programming schedule, which will be published this week, will allow you to listen in at the times corresponding to the language of your choice. Earlier broadcasts will be archived and available for download. When to listen to Radio Venezuela en Vivo? Our broadcast will begin on Thursday, November 29, 2007, offering analytical programs and news coverage from our hosts, analysts, and correspondents across Venezuela. 24-hour coverage will begin late on Saturday, Dec. 1, and be broadcast through Venezuela's Constitutional Reform Referendum with continuous monitoring of the situation on the ground. Can we participate in Radio Venezuela en Vivo? Yes. A forum is being set up on the website which will let you ask questions and speak with our radio hosts. If you are an election observer at the Venezuelan embassy in your country, please let us know and we will be in contact. Your testimony is valuable. If you belong to a community, independent or mainstream media, feel free to use our transmission for your own broadcast. If you are a listener, don't forget your participation is essential in order to publicize the existence of this radio around the world. Against the media manipulation, listen to Radio Venezuela En Vivo! Spread news of the radio by forwarding this email to your contacts! Radio Venezuela en Vivo http://radiovenezuelaenvivo.blogspot.com/ radiovenezuelaenvivo@gmail.com Radio Venezuela en Vivo: Transmitindo ao vivo o Referendo Venezuelano para a Reforma Constitucional http://radiovenezuelaenvivo.blogspot.com/ O que é Radio Venezuela en Vivo? Radio Venezuela en Vivo é uma rádio internet, organizada por um grupo internacional de jornalistas e acadêmicos situada em Venezuela para transmitir a cobertura objetiva e continua do Referendo Venezuelano para a Reforma Constitucional. Radio Venezuela en Vivo será transmitida principalmente em Inglês e Francês, com programação adicional em Português, Árabe e outras linguagens. Porque Radio Venezuela en Vivo? Como observadores (as) internacionais do processo democrático de Venezuela, os (as) membros(as) da Radio Venezuela en Vivo têm testemunhado a campanha de manipulação dos meios de comunicação em Venezuela, a qual tem crescido continuamente nos meios de comunicações internacionais. Para contrapor a desinformação e um potencial golpe mediático, como foi o caso em Abril 2002, a Radio Venezuela en Vivo informará a comunidade internacional da situação atual, com cobertura ao vivo de 24 horas durante o referendo da reforma constitucional Venezuelana que ocorrerá no próximo dia 02 de dezembro. Onde e como escutar a Radio Venezuela ao Vivo? Pela Internet: fazendo click na página da rádio, http://radiovenezuelaenvivo.blogspot.com/ Nossa programação, que será publicada esta semana, informará os horários correspondentes de cada linguagem. Transmissões prévias serão arquivadas e estarão disponíveis para baixar da página Web. Quando escutar a Radio Venezuela ao Vivo? Nossa transmissão começará na quinta-feira, dia 29 de novembro de 2007, oferecendo programas analíticos e de notícias por parte da nossa equipe presente em várias partes do território Venezuelano. A cobertura de 24 horas começará no dia Sábado, 01 de dezembro e estará cobrindo o referendo Venezuelo da reforma constitucional com o monitoramento contínuo da situação atual. Podemos participar na Radio Venezuela ao Vivo? Sim. Um fórum será instalado na página Web, onde será possível a comunicação com nossa equipe. Se você é um (a) observador (a) eleitoral na embaixada Venezuelana em teu país, por favor, nos avise e nos colocaremos em contato. Seu testemunho é importante. Se você pertence a um meio de comunicação comunitário, independente o massivo, sinta-se livre para transmitir ou utilizar nossas informações. Se você faz parte dos (as) ouvintes da rádio, não esqueças que sua participação é essencial para difundir a existência desta rádio por todo mundo. Contra a manipulação dos meios, escute Radio Venezuela en Vivo! Passe a informação da rádio, enviando este e mail a todos seus contactos! Radio Venezuela en Vivo http://radiovenezuelaenvivo.blogspot.com/ radiovenezuelaenvivo@gmail.com Radio Venezuela en Vivo: Live- Berichterstattung über die Verfassungsreform in Venezuela http://radiovenezuelaenvivo.blogspot.com/ Was ist Radio Venezuela en Vivo? Radio Venezuela en Vivo ist ein Internetradio, das von einer Gruppe internationaler JournalistInnen und WissenschaftlerInnen in Venezuela ins Leben gerufen wurde, um eine kontinuierliche und objektive Berichterstattung über das bevorstehende Referendum zur Verfassungsreform zu gewährleisten. Radio Venezuela en Vivo wird hauptsächlich auf Englisch und Französisch senden aber auch Programme und Nachrichten auf Portugiesisch, Arabisch, und anderen Sprachen anbieten. Warum Radio Venezuela en Vivo? Als internationale BeobachterInnen des demokratischen Prozesses in Venezuela haben wir Mitglieder von Radio Venezuela en Vivo mit eigenen Augen die zunehmende Kampagne der Medienmanipulation in den internationalen Medien miterlebt. Um dieser Desinformation und einem möglichen medialen Staatsstreich, wie im April 2002, etwas entgegen zu stellen, wird Radio Venezuela en Vivo am 2. Dezember während des Referendums rund um die Uhr live aus Venezuela berichten. Wo und wie kann man Radio Venezuela en Vivo empfangen? Im Internet ist das Radio über den folgenden Link zu empfangen: http://radiovenezuelaenvivo.blogspot.com/ Das Programm, das diese Woche veröffentlicht wird, gibt dir die Möglichkeit, in der jeweils gesendeten Sprache live dem Radio zuzuhören. Frühere Sendungen werden in den gewünschten Sprachen zum Download bereit stehen. Wann kann man Radio Venezuela en Vivo empfangen? Unsere Bericherstattung wird am Donnerstag den 29. Novemeber 2007 mit Nachrichtensendungen und Hintergrundanalysen von unserem Team aus ReporterInnen aus den verschiedenen Orten in Venezuela beginnen. Ab Samstagabend, den 1. Dezember werden wir für die Zeit des Referendums mit kontinuierlicher Berichterstattung ohne Unterbrechung über die Situation vor Ort senden. Wie kann ich bei Radio Venezuela en Vivo mitmachen? Auf der Webseite wird es ein Forum geben, um Fragen zu stellen und mit den MitarbeiterInnen des Radios zu kommunizieren. Wenn Du ein/e WahlbeobachterIn an der venezolanischen Botschaft deines Landes bist, gib uns bitte Bescheid, um in Kontakt zu sein. Deine Eindrücke sind interessant für uns! Wenn Du für lokale, unabhängige oder auch Mainstream Medien arbeitest, kannst Du unsere Sendungen gerne für deine Berichterstattung nutzen. Wenn du ein/e HörerIn bist, vergiss nicht, dass wir deine Mithilfe brauchen, um die Existenz des Radios auf der ganzen Welt bekannt zu machen! Gegen die Medienmanipulation – höre Radio Venezuela En Vivo !Mach das Radio bekannt, in dem Du diese Mail an deine Bekannten weiter schickst. Radio Venezuela en Vivo http://radiovenezuelaenvivo.blogspot.com/ radiovenezuelaenvivo@gmail.com
http://radiovenezuelaenvivo.blogspot.com/ Pourquoi lancer Radio Venezuela en Vivo ? En tant qu'observateurs internationaux du processus démocratique en cours au Venezuela, les membres de Radio Venezuela en Vivo, ont pu voir comment ces derniers temps les mensonges médiatiques sur la situation que nous vivons tous les jours ont pu s'intensifier dans les media internationaux. Pour tenter de contrer une situation de Coup d'Etat médiatique, comme ce fut le cas en Avril 2002, Radio Venezuela en Vivo informera la communauté internationale 24h/24h des évènements qui entourent le référendum sur la Réforme constitutionnelle. Où et Comment écouter Radio Venezuela en Vivo ? Sur Internet, en cliquant sur l'icône radio : http://radiovenezuelaenvivo.blogspot.com/ La publication de notre programmation vous permettra de sélectionner les horaires correspondants à la langue de votre choix. Quand écouter Radio Venezuela en Vivo ? Nous commencerons à émettre dans la journée du jeudi 29 novembre 2007. Nous proposerons divers programmes d'analyses et de reportages de la part des présentateurs et des correspondants que nous comptons dans tout le Venezuela. A partir du samedi 1 décembre, nous proposerons un suivi continu 24h/24h de la situation réelle au Venezuela. Pouvons nous participer à Radio Venezuela en Vivo ? Oui. Le forum que nous installerons sur le site Internet vous permettra de dialoguer avec nos présentateurs et de leur poser vos questions. De plus, si vous êtes observateurs des élections à l'ambassade du Venezuela dans votre pays, faites le nous savoir, nous vous appellerons. Votre témoignage est précieux. Si vous êtes animateurs d'une radio, n'hésitez pas à réutiliser nos émissions. N'oubliez pas votre participation à tous est essentielle pour faire connaître l'existence de cette radio. Contre les mensonges médiatiques, écoutez Radio Venezuela En Vivo Faites connaître la radio en transférant ce mail à toutes vos connaissances ! Radio Venezuela en Vivo http://radiovenezuelaenvivo.blogspot.com/ radiovenezuelaenvivo@gmail.com Radio Venezuela en Vivo: Broadcasting Live from Venezuela's Constitutional Reform Referendum http://radiovenezuelaenvivo.blogspot.com/ What is Radio Venezuela en Vivo? Radio Venezuela en Vivo is an internet radio, launched by a group of international journalists and academics based in Venezuela, to broadcast continual objective coverage of Venezuela's upcoming Constitutional Reform Referendum. Radio Venezuela en Vivo will principally broadcast in English and French, with support programs and news coverage in Portuguese, Arab and other languages. Why Radio Venezuela en Vivo? As international observers of Venezuela's democratic process, the members of Radio Venezuela en Vivo have witnessed first hand the campaign of media manipulation in Venezuela, which has continued to intensify in the international media. In order to counter the disinformation, and a potential media Coup d'Etat, as was the case in April 2002, Radio Venezuela en Vivo will inform the international community of the situation on the ground, with live 24 hour non-stop coverage during Venezuela's December 2nd, Constitutional Reform Referendum. Where and How to listen to Radio Venezuela en Vivo? On the Internet, click on the radio at, http://radiovenezuelaenvivo.blogspot.com/ Our programming schedule, which will be published this week, will allow you to listen in at the times corresponding to the language of your choice. Earlier broadcasts will be archived and available for download. When to listen to Radio Venezuela en Vivo? Our broadcast will begin on Thursday, November 29, 2007, offering analytical programs and news coverage from our hosts, analysts, and correspondents across Venezuela. 24-hour coverage will begin late on Saturday, Dec. 1, and be broadcast through Venezuela's Constitutional Reform Referendum with continuous monitoring of the situation on the ground. Can we participate in Radio Venezuela en Vivo? Yes. A forum is being set up on the website which will let you ask questions and speak with our radio hosts. If you are an election observer at the Venezuelan embassy in your country, please let us know and we will be in contact. Your testimony is valuable. If you belong to a community, independent or mainstream media, feel free to use our transmission for your own broadcast. If you are a listener, don't forget your participation is essential in order to publicize the existence of this radio around the world. Against the media manipulation, listen to Radio Venezuela En Vivo! 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Como observadores (as) internacionais do processo democrático de Venezuela, os (as) membros(as) da Radio Venezuela en Vivo têm testemunhado a campanha de manipulação dos meios de comunicação em Venezuela, a qual tem crescido continuamente nos meios de comunicações internacionais. Para contrapor a desinformação e um potencial golpe mediático, como foi o caso em Abril 2002, a Radio Venezuela en Vivo informará a comunidade internacional da situação atual, com cobertura ao vivo de 24 horas durante o referendo da reforma constitucional Venezuelana que ocorrerá no próximo dia 02 de dezembro. Onde e como escutar a Radio Venezuela ao Vivo? Pela Internet: fazendo click na página da rádio, http://radiovenezuelaenvivo.blogspot.com/ Nossa programação, que será publicada esta semana, informará os horários correspondentes de cada linguagem. Transmissões prévias serão arquivadas e estarão disponíveis para baixar da página Web. Quando escutar a Radio Venezuela ao Vivo? Nossa transmissão começará na quinta-feira, dia 29 de novembro de 2007, oferecendo programas analíticos e de notícias por parte da nossa equipe presente em várias partes do território Venezuelano. A cobertura de 24 horas começará no dia Sábado, 01 de dezembro e estará cobrindo o referendo Venezuelo da reforma constitucional com o monitoramento contínuo da situação atual. Podemos participar na Radio Venezuela ao Vivo? Sim. Um fórum será instalado na página Web, onde será possível a comunicação com nossa equipe. Se você é um (a) observador (a) eleitoral na embaixada Venezuelana em teu país, por favor, nos avise e nos colocaremos em contato. Seu testemunho é importante. Se você pertence a um meio de comunicação comunitário, independente o massivo, sinta-se livre para transmitir ou utilizar nossas informações. Se você faz parte dos (as) ouvintes da rádio, não esqueças que sua participação é essencial para difundir a existência desta rádio por todo mundo. Contra a manipulação dos meios, escute Radio Venezuela en Vivo! Passe a informação da rádio, enviando este e mail a todos seus contactos! Radio Venezuela en Vivo http://radiovenezuelaenvivo.blogspot.com/ radiovenezuelaenvivo@gmail.com Radio Venezuela en Vivo: Live- Berichterstattung über die Verfassungsreform in Venezuela http://radiovenezuelaenvivo.blogspot.com/ Was ist Radio Venezuela en Vivo? Radio Venezuela en Vivo ist ein Internetradio, das von einer Gruppe internationaler JournalistInnen und WissenschaftlerInnen in Venezuela ins Leben gerufen wurde, um eine kontinuierliche und objektive Berichterstattung über das bevorstehende Referendum zur Verfassungsreform zu gewährleisten. Radio Venezuela en Vivo wird hauptsächlich auf Englisch und Französisch senden aber auch Programme und Nachrichten auf Portugiesisch, Arabisch, und anderen Sprachen anbieten. Warum Radio Venezuela en Vivo? Als internationale BeobachterInnen des demokratischen Prozesses in Venezuela haben wir Mitglieder von Radio Venezuela en Vivo mit eigenen Augen die zunehmende Kampagne der Medienmanipulation in den internationalen Medien miterlebt. Um dieser Desinformation und einem möglichen medialen Staatsstreich, wie im April 2002, etwas entgegen zu stellen, wird Radio Venezuela en Vivo am 2. Dezember während des Referendums rund um die Uhr live aus Venezuela berichten. Wo und wie kann man Radio Venezuela en Vivo empfangen? Im Internet ist das Radio über den folgenden Link zu empfangen: http://radiovenezuelaenvivo.blogspot.com/ Das Programm, das diese Woche veröffentlicht wird, gibt dir die Möglichkeit, in der jeweils gesendeten Sprache live dem Radio zuzuhören. Frühere Sendungen werden in den gewünschten Sprachen zum Download bereit stehen. Wann kann man Radio Venezuela en Vivo empfangen? Unsere Bericherstattung wird am Donnerstag den 29. Novemeber 2007 mit Nachrichtensendungen und Hintergrundanalysen von unserem Team aus ReporterInnen aus den verschiedenen Orten in Venezuela beginnen. Ab Samstagabend, den 1. Dezember werden wir für die Zeit des Referendums mit kontinuierlicher Berichterstattung ohne Unterbrechung über die Situation vor Ort senden. Wie kann ich bei Radio Venezuela en Vivo mitmachen? Auf der Webseite wird es ein Forum geben, um Fragen zu stellen und mit den MitarbeiterInnen des Radios zu kommunizieren. Wenn Du ein/e WahlbeobachterIn an der venezolanischen Botschaft deines Landes bist, gib uns bitte Bescheid, um in Kontakt zu sein. Deine Eindrücke sind interessant für uns! Wenn Du für lokale, unabhängige oder auch Mainstream Medien arbeitest, kannst Du unsere Sendungen gerne für deine Berichterstattung nutzen. Wenn du ein/e HörerIn bist, vergiss nicht, dass wir deine Mithilfe brauchen, um die Existenz des Radios auf der ganzen Welt bekannt zu machen! Gegen die Medienmanipulation – höre Radio Venezuela En Vivo !Mach das Radio bekannt, in dem Du diese Mail an deine Bekannten weiter schickst. Radio Venezuela en Vivo http://radiovenezuelaenvivo.blogspot.com/ radiovenezuelaenvivo@gmail.com
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politique internationale et intelligence
Riposte de Chavez "El Comandante" !!!
Le 26 Novembre le gouvernement vénézuélien a rendu publique une note confidentielle de l'ambassade des USA à la CIA, qui révèle de manière dévastatrice les opérations clandestines des USA et qui aura une influence sur le référendum de ce dimanche 2 décembre 2007.
Opération Tenaille Venezuela, Jour J – le référendum constitutionnel du 2 décembre : socialisme démocratique ou contre-révolution impériale La note envoyée par un fonctionnaire d'ambassade, Michael Middleton Steere, a été adressée au chef de la CIA, Michael Hayden. La note était intitulée « Avancer vers la dernière phase de l’Opération Tenaille » et fait le point sur l'activité d’une unité de la CIA portant l’acronyme HUMINT (Renseignement humain) qui est engagée dans l'action clandestine pour déstabiliser le prochain référendum et coordonner le renversement civilo-militaire du gouvernement élu de Chávez . Les sondages de l’ambassade et de la CIA concèdent que 57% des électeurs approuvent les amendements constitutionnels proposés par Chávez mais prévoient également une abstention de 60%. Les agents US soulignent leur capacité à recruter d'anciens supporters de Chávez parmi les sociaux-démocrates (PODEMOS) et l'ancien ministre de la défense Baduel, prétendant avoir réduit la part de OUI de 6%. Néanmoins les agents de l'ambassade reconnaissent qu'ils ont fait leur maximum et qu’ils ne pourront obtenir le rejet des amendements par la voie électorale. La note recommande donc que l'Opération Tenaille (OP = Operation Pincer/ Operación Tenaza] entre dans sa phase opérationnelle. OP implique une stratégie en deux volets : empêcher le référendum et rejeter ses résultats tout en appelant à voter NON. La campagne inclut de faux sondages, des attaques contre des fonctionnaires électoraux et une propagande dans les médias privés accusant le gouvernement de fraude et appelant à voter NON. Les contradictions, souligne cyniquement le rapport, ne sont pas un problème. L’ambassade et la CIA rapportent les divisions internes et les récriminations parmi les opposants aux amendements, y compris plusieurs défections du groupe qui les chapeaute. Les menaces principales et les plus dangereuses pour la démocratie évoquées par la note de l’ambassade sont le succès dans la mobilisation des étudiants des universités privées (soutenus par leur hiérarchie) pour attaquer des bâtiments clé comme le palais présidentiel, la Cour suprême et le Conseil électoral national. L'ambassade ne tarit pas d’éloges pour le groupe ex-maoïste « Drapeau rouge » et ses combats de rue violents. Ironiquement, des petits sectes trotskystes et leurs syndicalistes rejoignent les ex-maoïstes dans l’opposition aux amendements constitutionnels. L'ambassade, tout en rejetant leur « rhétorique marxiste », considère que leur opposition s’inscrit dans sa stratégie d’ensemble. L'objectif final de l'Opération Tenaille est de s’emparer d’une base territoriale ou institutionnelle avec l'appui massif de la minorité électorale défaite dans les trois ou quatre jours (avant ou après les élections, ce n'est pas clair, JP), soutenus par un soulèvement d’ officiers militaires d'opposition, principalement de la Garde nationale. L’agent de l'ambassade concède que les comploteurs militaires ont eu des problèmes sérieux : des agents opérationnels de renseignement ont été démasqués, des stocks d’armes ont été neutralisés et plusieurs comploteurs sont sous surveillance étroite. Outre l’engagement poussé des USA, l'organisation du patronat vénézuélien (FEDECAMARAS), ainsi que les principaux médias privés (télévision, radio et presse écrite) ont été engagés dans une campagne vicieuse de peur et d'intimidation. Les producteurs et distributeurs en gros et au détail de nourriture ont créé des pénuries artificielles d'articles d’alimentation de base et ont provoqué une fuite de capitaux à grande échelle pour semer le chaos dans l’espoir de faire gagner le NON. Le Président Chávez contre-attaque Dans un discours devant des hommes d’affaires nationalistes qui soutiennent les amendements (Entrepreneurs pour le Venezuela. EMPREVEN), Chávez a averti le président de FEDECAMARAS que s'il continuait à menacer le gouvernement de coup d’État, il nationaliserait toutes les entreprises qui lui sont affiliées. À l’exception des trotskystes et d'autres sectes, la grande majorité des travailleurs organisés, des paysans, des petits fermiers, des conseils de quartiers pauvres, des travailleurs du secteur informel et des étudiants des écoles publiques se sont mobilisés et ont manifesté en faveur des amendements constitutionnels. La raison de la majorité populaire se trouve dans quelques amendements clé : Un article stipule l'expropriation de terres, facilitant leur redistribution aux petits producteurs sans terre. Chávez a déjà installé plus de 150.000 travailleurs sans terre sur 1 millions d’hectares. Un autre amendement institue une couverture universelle de sécurité sociale pour l’ensemble du secteur informel (marchands ambulants, domestiques, auto-employés) qui représente 40% de la main-d'oeuvre. La semaine de travail des travailleurs organisés et non organisés sera réduite de 40 à 36 heures (du lundi au vendredi midi) sans réduction de salaire. L’accès libre et gratuit à l’éducation supérieure sera garanti aux étudiants des classes subalternes. Des amendements permettront au gouvernement de contourner les blocages bureaucratiques à la socialisation d’industries stratégiques, qui permettra de créer plus d’emplois et d'abaisser les coûts des services. Et le plus important, un amendement augmentera le pouvoir et le budget des conseils de quartier, qui pourront légiférer et investir dans leurs communautés. L'électorat soutenant les amendements constitutionnels votera en faveur de ses intérêts socio-économiques et de classe ; la question du renouvellement du mandat électif du président n'est pas dans ses priorités : et c'est la question sur laquelle la droite s’est focalisée, en qualifiant Chávez de « dictateur » et le référendum de « coup d’État ». L'Opposition Avec une forte aide financière de l'ambassade US (8 millions de $ pour la seule propagande selon la note de l'ambassade) et du patronat et du « temps libre » accordé par les médias de droite, la droite a organisé une majorité des étudiants de la grande bourgeoisie des universités privées, soutenue par la hiérarchie de l'église catholique, de grands pans des quartiers riches de la bourgeoisie, des secteurs entiers des classes moyennes engagées dans dans le commerce, l’immobilier et la finance et apparemment des secteurs militaires, particulièrement des officiers de la Garde nationale. Tandis que la droite contrôle les principaux médias privés, la télévision et la radio publiques soutiennent les réformes constitutionnelles. Tandis que la droite a ses supporters parmi quelques généraux et la Garde nationale, Chávez a le soutien des parachutistes et des officiers de rang intermédiaire et de la plupart des généraux. Les résultats du référendum du 2 Décembre seront un événement historique décisif en premier lieu pour le Venezuela mais également pour le reste des Amériques. Un vote positif (Vota « SI ») fournira le cadre juridique pour la démocratisation du système politique, la socialisation des secteurs économiques stratégiques, donnera du pouvoir aux pauvres et fournira la base pour un système d’autogestion des entreprises. Un vote négatif (ou un soulèvement civilo-militaire réussi avec l’appui US) renversera l'expérience vivante la plus prometteuse d’autogouvernement populaire, de welfare social avançé et de socialisme à base démocratique. Un revers, et en particulier un renversement militaire, mènerait à un bain de sang massif, tel que nous n’en avons pas vu depuis le coup d’État des généraux indonésiens en 1966, qui tua plus d’un million de travailleurs et de paysans ou le coup d’État en Argentine en 1976, suite auquel plus de 30.000 Argentins furent assassinés par les généraux soutenus par les USA. Un vote décisif en faveur du « SI » ne mettra pas un terme aux campagnes militaires et politiques de déstabilisation US mais il saperait et démoraliserait certainement leurs collaborateurs. Le 2 Décembre 2007 les Vénézuéliens ont rendez-vous avec l'histoire. Source : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=4229&lg=en Article original publié le 27 Novembre 2007 Sur l’auteur Fausto Giudice est membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, le traducteur, le réviseur et la source. URL de cet article sur Tlaxcala : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=4231&lg=fr
Opération Tenaille Venezuela, Jour J – le référendum constitutionnel du 2 décembre : socialisme démocratique ou contre-révolution impériale La note envoyée par un fonctionnaire d'ambassade, Michael Middleton Steere, a été adressée au chef de la CIA, Michael Hayden. La note était intitulée « Avancer vers la dernière phase de l’Opération Tenaille » et fait le point sur l'activité d’une unité de la CIA portant l’acronyme HUMINT (Renseignement humain) qui est engagée dans l'action clandestine pour déstabiliser le prochain référendum et coordonner le renversement civilo-militaire du gouvernement élu de Chávez . Les sondages de l’ambassade et de la CIA concèdent que 57% des électeurs approuvent les amendements constitutionnels proposés par Chávez mais prévoient également une abstention de 60%. Les agents US soulignent leur capacité à recruter d'anciens supporters de Chávez parmi les sociaux-démocrates (PODEMOS) et l'ancien ministre de la défense Baduel, prétendant avoir réduit la part de OUI de 6%. Néanmoins les agents de l'ambassade reconnaissent qu'ils ont fait leur maximum et qu’ils ne pourront obtenir le rejet des amendements par la voie électorale. La note recommande donc que l'Opération Tenaille (OP = Operation Pincer/ Operación Tenaza] entre dans sa phase opérationnelle. OP implique une stratégie en deux volets : empêcher le référendum et rejeter ses résultats tout en appelant à voter NON. La campagne inclut de faux sondages, des attaques contre des fonctionnaires électoraux et une propagande dans les médias privés accusant le gouvernement de fraude et appelant à voter NON. Les contradictions, souligne cyniquement le rapport, ne sont pas un problème. L’ambassade et la CIA rapportent les divisions internes et les récriminations parmi les opposants aux amendements, y compris plusieurs défections du groupe qui les chapeaute. Les menaces principales et les plus dangereuses pour la démocratie évoquées par la note de l’ambassade sont le succès dans la mobilisation des étudiants des universités privées (soutenus par leur hiérarchie) pour attaquer des bâtiments clé comme le palais présidentiel, la Cour suprême et le Conseil électoral national. L'ambassade ne tarit pas d’éloges pour le groupe ex-maoïste « Drapeau rouge » et ses combats de rue violents. Ironiquement, des petits sectes trotskystes et leurs syndicalistes rejoignent les ex-maoïstes dans l’opposition aux amendements constitutionnels. L'ambassade, tout en rejetant leur « rhétorique marxiste », considère que leur opposition s’inscrit dans sa stratégie d’ensemble. L'objectif final de l'Opération Tenaille est de s’emparer d’une base territoriale ou institutionnelle avec l'appui massif de la minorité électorale défaite dans les trois ou quatre jours (avant ou après les élections, ce n'est pas clair, JP), soutenus par un soulèvement d’ officiers militaires d'opposition, principalement de la Garde nationale. L’agent de l'ambassade concède que les comploteurs militaires ont eu des problèmes sérieux : des agents opérationnels de renseignement ont été démasqués, des stocks d’armes ont été neutralisés et plusieurs comploteurs sont sous surveillance étroite. Outre l’engagement poussé des USA, l'organisation du patronat vénézuélien (FEDECAMARAS), ainsi que les principaux médias privés (télévision, radio et presse écrite) ont été engagés dans une campagne vicieuse de peur et d'intimidation. Les producteurs et distributeurs en gros et au détail de nourriture ont créé des pénuries artificielles d'articles d’alimentation de base et ont provoqué une fuite de capitaux à grande échelle pour semer le chaos dans l’espoir de faire gagner le NON. Le Président Chávez contre-attaque Dans un discours devant des hommes d’affaires nationalistes qui soutiennent les amendements (Entrepreneurs pour le Venezuela. EMPREVEN), Chávez a averti le président de FEDECAMARAS que s'il continuait à menacer le gouvernement de coup d’État, il nationaliserait toutes les entreprises qui lui sont affiliées. À l’exception des trotskystes et d'autres sectes, la grande majorité des travailleurs organisés, des paysans, des petits fermiers, des conseils de quartiers pauvres, des travailleurs du secteur informel et des étudiants des écoles publiques se sont mobilisés et ont manifesté en faveur des amendements constitutionnels. La raison de la majorité populaire se trouve dans quelques amendements clé : Un article stipule l'expropriation de terres, facilitant leur redistribution aux petits producteurs sans terre. Chávez a déjà installé plus de 150.000 travailleurs sans terre sur 1 millions d’hectares. Un autre amendement institue une couverture universelle de sécurité sociale pour l’ensemble du secteur informel (marchands ambulants, domestiques, auto-employés) qui représente 40% de la main-d'oeuvre. La semaine de travail des travailleurs organisés et non organisés sera réduite de 40 à 36 heures (du lundi au vendredi midi) sans réduction de salaire. L’accès libre et gratuit à l’éducation supérieure sera garanti aux étudiants des classes subalternes. Des amendements permettront au gouvernement de contourner les blocages bureaucratiques à la socialisation d’industries stratégiques, qui permettra de créer plus d’emplois et d'abaisser les coûts des services. Et le plus important, un amendement augmentera le pouvoir et le budget des conseils de quartier, qui pourront légiférer et investir dans leurs communautés. L'électorat soutenant les amendements constitutionnels votera en faveur de ses intérêts socio-économiques et de classe ; la question du renouvellement du mandat électif du président n'est pas dans ses priorités : et c'est la question sur laquelle la droite s’est focalisée, en qualifiant Chávez de « dictateur » et le référendum de « coup d’État ». L'Opposition Avec une forte aide financière de l'ambassade US (8 millions de $ pour la seule propagande selon la note de l'ambassade) et du patronat et du « temps libre » accordé par les médias de droite, la droite a organisé une majorité des étudiants de la grande bourgeoisie des universités privées, soutenue par la hiérarchie de l'église catholique, de grands pans des quartiers riches de la bourgeoisie, des secteurs entiers des classes moyennes engagées dans dans le commerce, l’immobilier et la finance et apparemment des secteurs militaires, particulièrement des officiers de la Garde nationale. Tandis que la droite contrôle les principaux médias privés, la télévision et la radio publiques soutiennent les réformes constitutionnelles. Tandis que la droite a ses supporters parmi quelques généraux et la Garde nationale, Chávez a le soutien des parachutistes et des officiers de rang intermédiaire et de la plupart des généraux. Les résultats du référendum du 2 Décembre seront un événement historique décisif en premier lieu pour le Venezuela mais également pour le reste des Amériques. Un vote positif (Vota « SI ») fournira le cadre juridique pour la démocratisation du système politique, la socialisation des secteurs économiques stratégiques, donnera du pouvoir aux pauvres et fournira la base pour un système d’autogestion des entreprises. Un vote négatif (ou un soulèvement civilo-militaire réussi avec l’appui US) renversera l'expérience vivante la plus prometteuse d’autogouvernement populaire, de welfare social avançé et de socialisme à base démocratique. Un revers, et en particulier un renversement militaire, mènerait à un bain de sang massif, tel que nous n’en avons pas vu depuis le coup d’État des généraux indonésiens en 1966, qui tua plus d’un million de travailleurs et de paysans ou le coup d’État en Argentine en 1976, suite auquel plus de 30.000 Argentins furent assassinés par les généraux soutenus par les USA. Un vote décisif en faveur du « SI » ne mettra pas un terme aux campagnes militaires et politiques de déstabilisation US mais il saperait et démoraliserait certainement leurs collaborateurs. Le 2 Décembre 2007 les Vénézuéliens ont rendez-vous avec l'histoire. Source : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=4229&lg=en Article original publié le 27 Novembre 2007 Sur l’auteur Fausto Giudice est membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, le traducteur, le réviseur et la source. URL de cet article sur Tlaxcala : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=4231&lg=fr
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VERITES DU VENEZUELA !!!!
Le document daté du 20 novembre 2007, classé « Confidentiel » (www.aporrea.org/tiburon/n105390.html) provient de Mr Michael Middleton Steere, fonctionnaire au Bureau de Affaires Régionales (BAR) de la CIA, situé à l’ambassade des Etats-Unis à Caracas (Venezuela)
28 novembre 2007 Ce mémorandum confidentiel est adressé au directeur de la CIA, le Général Michael Hayden, et a pour sujet « l’avancement de la phase finale de l’Opération Tenaza (Tenailles, ndt) ». Cette Opération semble être l’organisation du « Coup d’Etat en douceur »qui est en cours contre le Venezuela et le gouvernement du Commandant Président Chavez depuis début 2007. Dans le premier paragraphe de ce document confidentiel, l’auteur fait référence aux « avancées antérieures documentées en rapport avec l’Opération Tenaza » et confirme que cette Opération est coordonnée par l’équipe de l’Intelligence Humaine (HUMINT) au Venezuela. Il fait mention de la directive « 3623-g-0217 » qui semble être la communication antérieure sur cette Opération, et confirme qu’ils entrent maintenant dans la phase finale de ce Plan, comme prévu. Le mémorandum résume les différents scénarii sur lesquels a travaillé cette équipe de la CIA, précisés dans une communication antérieure, et qui ont, selon l’auteur, connu de nouveaux développements qui doivent être exploités. Le premier scénario est le Scénario Electoral, qui confirme que les tendances d’intention de vote se maintiennent et donnent au OUI un avantage de 10 à 13 % ( 57% pour le OUI, 44% pour le NON), avec un taux d’abstention de l’ordre de 60%. La CIA indique que cette tendance est « irréversible » avant les élections. Cependant, le fonctionnaire Steere précise que la CIA a suscité une campagne publicitaire pour le NON, avec un budget de plus de 8 millions de $ pour les opérations psychologiques, le payement des enquêteurs engagés par la CIA et la collaboration des agences et médias internationaux, en plus d’une équipe financée par la CIA et dirigée par Alberto Federico Ravell avec les journalistes et médias nationaux. Il mentionne le fait que la « désertion » du Général Raul Isaias Baduel et du parti « Podemos » pourrait « faire perdre 6% à Chavez » en faveur du OUI, quoiqu’ils n’aient pas eu d’impact supplémentaire depuis les déclarations initiales et qu’ils ne fassent pas partie du Plan en question. Le bureau de la CIA au Venezuela recommande à son directeur les scénarios suivants comme réponses à l’inévitable victoire du OUI le 2 décembre prochain : « empêcher le référendum et/ou en contester les résultats même on appelle en même temps à voter pour le NON ». Malgré que les deux scénarios semblent contradictoires, le fonctionnaire Steere affirme que la « conjoncture politique du moment nécessite la combinaison des deux ». Plus avant, Steere souligne que pendant les quelques jours qui restent avant le référendum, « les activités visant à empêcher le référendum et en même temps préparer les conditions à la contestation de ses résultats » doivent être renforcées. Pour parvenir à empêcher le référendum, la CIA propose les actions suivantes : - Chauffer la rue et la prendre avec des Guarimbas et des défilés aux bougies - Créer un climat d’ingouvernabilité - Provoquer un soulèvement général d’une partie substantielle de la population - « Votez et restez », plan visant à bloquer les bureaux de vote - Commencer à donner des informations aux premières heures de la soirée du dimanche 2 décembre, en exploitant les sondages de sortie d’urnes ( en violation des normes du CNE) - Coordonner tout ceci avec les médias nationaux ( Ravell, Globovision et RCTV ) et internationaux - Coordination avec Peña Esclusa et Guyon Cellies, avec l’Attaché Militaire de la Défense et de l’Armée de l’ambassade des Etats-Unis à Caracas, Richard Nazario Pour contester les résultats du référendum, la CIA propose ce qui suit : - Créer un courant d’opinion assurant de triomphe du NON - Utiliser les enquêteurs engagés par la CIA - Critiquer et ôter la légitimité du CNE - Créer une sensation qu’il y a fraude - Utiliser une équipe d’experts des Universités qui rende crédible l’idée d’une manipulation de la date du CNE, du Registre Electoral Permanent ( REP ) et de l’encre utilisée pour le vote De plus, le mémorandum de la CIA écrit par le fonctionnaire Michael Steere proclame la nécessité d’exécuter ces actions pour atteindre l’objectif de : - Empêcher le référendum - Dénoncer la fraude - Prendre la rue - Isoler Chavez au plan international - Essayer d’unir l’opposition - Tenter d’obtenir l’union des abstentionnistes avec ceux qui ont voté NON - Soutenir fermement la propagande contre Chavez - Réaliser des actions militaires en appui des mobilisations et actions de propagande - Finaliser la préparation des opérations dans les bases militaires de Colombie et Curazao - Contrôler une bande de territoire ou un siège d’institution pendant 72 à 120 heures - Favoriser un coup d’Etat si possible au sein de la Guardia Nacional Les acteurs principaux impliqués dans l’Opération Tenaza sont : - Le bureau de la CIA au Venezuela (ORA) et son fonctionnaire, Michael Steere - L’ambassade des Etats-Unis au Venezuela et son ambassadeur, Patrick Duddy - Le bureau de la Défense, Crise et Opérations (DAO) de l’ambassade des Etats-Unis au Venezuela et son représentant officiel, Richard Nazario - Le Commando National de Résistance - L’Action Démocratique - Le Drapeau Rouge - Justice d’Abord - Peña Esclusa - Guyon Cellis - Alberto Federico Ravell et Globovision - Agences de presse et médias internationaux - Société Interaméricaine de Presse ( SIP ) - Les Recteurs de l’Université Simon Bolivar ( Rudolph Benjamin Scharikker Pdolski ) et de l’Université Catholique Andres Bello ( Ugalde ) - Les Etudiants : - Yon Goicochea ( UCAB ) - Juan A Mejias ( USB ) - Douglas Barrios ( UNIMET ) - Ronel Gaglio ( Monte Avila ) - Gabriel Gallo ( Santa Maria ) - Ricardo Sanchez ( UCV ) L’Opération a pour objectif final une insurrection armée au Venezuela, contre le gouvernement du Commandant Président Chavez, qui permette ensuite l’intervention des forces étasuniennes en territoire vénézuélien. En raison de tension actuelle avec la Colombie, le gouvernement des Etats-Unis et le gouvernement colombien ont renforcé les forces spéciales et les bases militaires installées à proximité de la frontière avec le Venezuela. Dans l’Opération Tenaza, il est fait mention de deux pays : Bleu et Vert, où les Etats-Unis ont des bases pour opérations militaires. Le pays Bleu est maritime, ce qui indique que ce devrait être Curazao, où les Etats-Unis entretiennent une base militaire sur l’aéroport international de Hato depuis 1999, qui a été renforcée en équipements, constructions et forces spéciales depuis un an et demi. Le pays Vert est frontalier avec le Venezuela, probablement donc la Colombie, où les Etats-Unis entretiennent trois grandes bases militaires, dont une à la frontière avec Apure en Saravena, et plus de 15 stations radar dans tout le pays, qui comprennent minimum 35 soldats des Etats-Unis, en plus des soldats colombiens. Via ces deux bases militaires étasuniennes proches de la frontière avec le Venezuela, la CIA et le Pentagone tentent d’équiper leurs « alliés » au Venezuela ( Ils font mention explicite des « contacts et réunions avec les officiels de divers secteurs, et en particulier de la Guardia Nacional » ) et d’appuyer les mobilisations de rue avec de l’armement. Il est même reconnu dans ce mémorandum que « une partie des armes envoyées par les Etats-Unis a été repérée et saisie », probablement ce qui a été intercepté la semaine passée par les forces de sécurité de l’Etat dans une maison de l’Urbanizacion Miranda, à Altamira. La CIA confirme ce pour quoi j’ai sonné l’alarme depuis longtemps : les efforts de l’ennemi en propagande et en opérations psychologiques est le secteur où ont été « récoltés les plus importants résultats » du Plan contre le Venezuela. L’utilisation des médias nationaux et internationaux , et la manipulation permanente de la réalité au Venezuela a abouti à créer une image négative du Venezuela dans le milieu international. Au niveau national, ces opérations psychologiques ont abouti à mettre dans l’embarras plusieurs secteurs de la société vénézuélienne, et à accuser le gouvernement et le Président Chavez de tous les maux du pays, malgré que beaucoup de ceux-ci aient été provoqués par l’opposition elle-même (perturbations de l’approvisionnement, chaos provoqué par les guarimbas, etc ). Nous devons définir une stratégie de communication internationale efficace pour contrer les opérations psychologiques et les attaques médiatiques contre le Venezuela. Enfin, ce document de la CIA confirme ce que nous avons dénoncé depuis des années : il existe un plan global de déstabilisation en cours contre la révolution bolivarienne, qui comprend les médias, les partis politiques de droite traditionnels et nouveaux, les groupes étudiants de droite, les recteurs des universités privées, certains militaires à la retraite, les ONG financées par le gouvernement étasunien, entre autres acteurs. L’ambassade des Etats-Unis à Caracas n’est rien d’autre qu’un centre du complot de l’ennemi contre la révolution bolivarienne et le gouvernement du Commandant Président Chavez. A présent il tentent d’impliquer la Colombie et de profiter du conflit et des tensions entre les deux pays pour lancer une agression militaire contre l’intégrité du territoire du Venezuela. La Bolivie, en tant que pays frère de révolution du Venezuela, est également victime d’un plan semblable et mérite la solidarité et l’attention dans les rangs des révolutionnaires. www.aporrea.org
28 novembre 2007 Ce mémorandum confidentiel est adressé au directeur de la CIA, le Général Michael Hayden, et a pour sujet « l’avancement de la phase finale de l’Opération Tenaza (Tenailles, ndt) ». Cette Opération semble être l’organisation du « Coup d’Etat en douceur »qui est en cours contre le Venezuela et le gouvernement du Commandant Président Chavez depuis début 2007. Dans le premier paragraphe de ce document confidentiel, l’auteur fait référence aux « avancées antérieures documentées en rapport avec l’Opération Tenaza » et confirme que cette Opération est coordonnée par l’équipe de l’Intelligence Humaine (HUMINT) au Venezuela. Il fait mention de la directive « 3623-g-0217 » qui semble être la communication antérieure sur cette Opération, et confirme qu’ils entrent maintenant dans la phase finale de ce Plan, comme prévu. Le mémorandum résume les différents scénarii sur lesquels a travaillé cette équipe de la CIA, précisés dans une communication antérieure, et qui ont, selon l’auteur, connu de nouveaux développements qui doivent être exploités. Le premier scénario est le Scénario Electoral, qui confirme que les tendances d’intention de vote se maintiennent et donnent au OUI un avantage de 10 à 13 % ( 57% pour le OUI, 44% pour le NON), avec un taux d’abstention de l’ordre de 60%. La CIA indique que cette tendance est « irréversible » avant les élections. Cependant, le fonctionnaire Steere précise que la CIA a suscité une campagne publicitaire pour le NON, avec un budget de plus de 8 millions de $ pour les opérations psychologiques, le payement des enquêteurs engagés par la CIA et la collaboration des agences et médias internationaux, en plus d’une équipe financée par la CIA et dirigée par Alberto Federico Ravell avec les journalistes et médias nationaux. Il mentionne le fait que la « désertion » du Général Raul Isaias Baduel et du parti « Podemos » pourrait « faire perdre 6% à Chavez » en faveur du OUI, quoiqu’ils n’aient pas eu d’impact supplémentaire depuis les déclarations initiales et qu’ils ne fassent pas partie du Plan en question. Le bureau de la CIA au Venezuela recommande à son directeur les scénarios suivants comme réponses à l’inévitable victoire du OUI le 2 décembre prochain : « empêcher le référendum et/ou en contester les résultats même on appelle en même temps à voter pour le NON ». Malgré que les deux scénarios semblent contradictoires, le fonctionnaire Steere affirme que la « conjoncture politique du moment nécessite la combinaison des deux ». Plus avant, Steere souligne que pendant les quelques jours qui restent avant le référendum, « les activités visant à empêcher le référendum et en même temps préparer les conditions à la contestation de ses résultats » doivent être renforcées. Pour parvenir à empêcher le référendum, la CIA propose les actions suivantes : - Chauffer la rue et la prendre avec des Guarimbas et des défilés aux bougies - Créer un climat d’ingouvernabilité - Provoquer un soulèvement général d’une partie substantielle de la population - « Votez et restez », plan visant à bloquer les bureaux de vote - Commencer à donner des informations aux premières heures de la soirée du dimanche 2 décembre, en exploitant les sondages de sortie d’urnes ( en violation des normes du CNE) - Coordonner tout ceci avec les médias nationaux ( Ravell, Globovision et RCTV ) et internationaux - Coordination avec Peña Esclusa et Guyon Cellies, avec l’Attaché Militaire de la Défense et de l’Armée de l’ambassade des Etats-Unis à Caracas, Richard Nazario Pour contester les résultats du référendum, la CIA propose ce qui suit : - Créer un courant d’opinion assurant de triomphe du NON - Utiliser les enquêteurs engagés par la CIA - Critiquer et ôter la légitimité du CNE - Créer une sensation qu’il y a fraude - Utiliser une équipe d’experts des Universités qui rende crédible l’idée d’une manipulation de la date du CNE, du Registre Electoral Permanent ( REP ) et de l’encre utilisée pour le vote De plus, le mémorandum de la CIA écrit par le fonctionnaire Michael Steere proclame la nécessité d’exécuter ces actions pour atteindre l’objectif de : - Empêcher le référendum - Dénoncer la fraude - Prendre la rue - Isoler Chavez au plan international - Essayer d’unir l’opposition - Tenter d’obtenir l’union des abstentionnistes avec ceux qui ont voté NON - Soutenir fermement la propagande contre Chavez - Réaliser des actions militaires en appui des mobilisations et actions de propagande - Finaliser la préparation des opérations dans les bases militaires de Colombie et Curazao - Contrôler une bande de territoire ou un siège d’institution pendant 72 à 120 heures - Favoriser un coup d’Etat si possible au sein de la Guardia Nacional Les acteurs principaux impliqués dans l’Opération Tenaza sont : - Le bureau de la CIA au Venezuela (ORA) et son fonctionnaire, Michael Steere - L’ambassade des Etats-Unis au Venezuela et son ambassadeur, Patrick Duddy - Le bureau de la Défense, Crise et Opérations (DAO) de l’ambassade des Etats-Unis au Venezuela et son représentant officiel, Richard Nazario - Le Commando National de Résistance - L’Action Démocratique - Le Drapeau Rouge - Justice d’Abord - Peña Esclusa - Guyon Cellis - Alberto Federico Ravell et Globovision - Agences de presse et médias internationaux - Société Interaméricaine de Presse ( SIP ) - Les Recteurs de l’Université Simon Bolivar ( Rudolph Benjamin Scharikker Pdolski ) et de l’Université Catholique Andres Bello ( Ugalde ) - Les Etudiants : - Yon Goicochea ( UCAB ) - Juan A Mejias ( USB ) - Douglas Barrios ( UNIMET ) - Ronel Gaglio ( Monte Avila ) - Gabriel Gallo ( Santa Maria ) - Ricardo Sanchez ( UCV ) L’Opération a pour objectif final une insurrection armée au Venezuela, contre le gouvernement du Commandant Président Chavez, qui permette ensuite l’intervention des forces étasuniennes en territoire vénézuélien. En raison de tension actuelle avec la Colombie, le gouvernement des Etats-Unis et le gouvernement colombien ont renforcé les forces spéciales et les bases militaires installées à proximité de la frontière avec le Venezuela. Dans l’Opération Tenaza, il est fait mention de deux pays : Bleu et Vert, où les Etats-Unis ont des bases pour opérations militaires. Le pays Bleu est maritime, ce qui indique que ce devrait être Curazao, où les Etats-Unis entretiennent une base militaire sur l’aéroport international de Hato depuis 1999, qui a été renforcée en équipements, constructions et forces spéciales depuis un an et demi. Le pays Vert est frontalier avec le Venezuela, probablement donc la Colombie, où les Etats-Unis entretiennent trois grandes bases militaires, dont une à la frontière avec Apure en Saravena, et plus de 15 stations radar dans tout le pays, qui comprennent minimum 35 soldats des Etats-Unis, en plus des soldats colombiens. Via ces deux bases militaires étasuniennes proches de la frontière avec le Venezuela, la CIA et le Pentagone tentent d’équiper leurs « alliés » au Venezuela ( Ils font mention explicite des « contacts et réunions avec les officiels de divers secteurs, et en particulier de la Guardia Nacional » ) et d’appuyer les mobilisations de rue avec de l’armement. Il est même reconnu dans ce mémorandum que « une partie des armes envoyées par les Etats-Unis a été repérée et saisie », probablement ce qui a été intercepté la semaine passée par les forces de sécurité de l’Etat dans une maison de l’Urbanizacion Miranda, à Altamira. La CIA confirme ce pour quoi j’ai sonné l’alarme depuis longtemps : les efforts de l’ennemi en propagande et en opérations psychologiques est le secteur où ont été « récoltés les plus importants résultats » du Plan contre le Venezuela. L’utilisation des médias nationaux et internationaux , et la manipulation permanente de la réalité au Venezuela a abouti à créer une image négative du Venezuela dans le milieu international. Au niveau national, ces opérations psychologiques ont abouti à mettre dans l’embarras plusieurs secteurs de la société vénézuélienne, et à accuser le gouvernement et le Président Chavez de tous les maux du pays, malgré que beaucoup de ceux-ci aient été provoqués par l’opposition elle-même (perturbations de l’approvisionnement, chaos provoqué par les guarimbas, etc ). Nous devons définir une stratégie de communication internationale efficace pour contrer les opérations psychologiques et les attaques médiatiques contre le Venezuela. Enfin, ce document de la CIA confirme ce que nous avons dénoncé depuis des années : il existe un plan global de déstabilisation en cours contre la révolution bolivarienne, qui comprend les médias, les partis politiques de droite traditionnels et nouveaux, les groupes étudiants de droite, les recteurs des universités privées, certains militaires à la retraite, les ONG financées par le gouvernement étasunien, entre autres acteurs. L’ambassade des Etats-Unis à Caracas n’est rien d’autre qu’un centre du complot de l’ennemi contre la révolution bolivarienne et le gouvernement du Commandant Président Chavez. A présent il tentent d’impliquer la Colombie et de profiter du conflit et des tensions entre les deux pays pour lancer une agression militaire contre l’intégrité du territoire du Venezuela. La Bolivie, en tant que pays frère de révolution du Venezuela, est également victime d’un plan semblable et mérite la solidarité et l’attention dans les rangs des révolutionnaires. www.aporrea.org
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politique internationale et intelligence
vendredi 31 août 2007
LA POLITIQUE SOCIALE VENEZUELIENNE EST EN PASSE DE DEVENIR EXEMPLAIRE
Le projet de réforme constitutionnel lancé par le président vénézuelien Hugo Chávez le 15 août 2007 a déclenché une hystérie médiatique internationale sans précédent. Pendant plusieurs jours, la presse occidentale s’est concentrée de manière obsessionnelle sur cet évènement, somme toute banal. La proposition prévoit de modifier 33 des 350 articles de la Constitution de 19991, mais les médias se sont uniquement focalisés sur un seul point : l’article 230 et l’abrogation de la limitation des mandats présidentiels actuellement fixés à deux2. La presse française, entre autres, a immédiatement dénoncé la volonté de Chávez de « rester au pouvoir3 ». Elle a stigmatisé « la tentation du pouvoir total » du président vénézuelien qui voudrait « s’emparer de la place du leader intouchable4 ».
Il est à la fois curieux et ironique de voir la presse française s’offusquer de la possibilité de voir Hugo Chávez briguer un troisième mandat alors qu’en France le nombre de mandats présidentiels est constitutionnellement illimité. Ainsi, selon la Constitution française, le président Nicolas Sarkozy peut gouverner durant les trente prochaines années sans aucun problème s’il est réélu. Il en est de même pour des pays comme le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie ou le Portugal et la plupart des autres nations européennes. Cette réalité n’a jamais suscité la moindre critique de la part des médias occidentaux. Pourquoi ce qui est acceptable en Occident ne le serait pas pour les nations du Tiers-monde ? Les attaques à cet égard exhalent un relent colonialiste inadmissible et illustrent bien la volonté des transnationales de l’information de diaboliser à tout prix le gouvernement démocratique et populaire du président Chávez.
En effet, la réforme vénézuelienne, entièrement légale, ne sera pas adoptée par décret. Elle doit d’abord être largement débattue à travers le pays, ensuite approuvée par les 167 députés de l’Assemblée nationale et enfin soumise à un référendum populaire5. Bref, le peuple aura le dernier mot. Aucune réforme ne saurait être plus démocratique. De plus, l’actuelle Constitution permet à l’opposition de participer au débat et de formuler des propositions concrètes6. Mais les détracteurs d’Hugo Chávez n’en ont cure et se sont lancés dans une campagne de désinformation à l’échelle mondiale avec la complicité des médias occidentaux, de la Maison-Blanche et de l’Union européenne7.
Les opposants ont en effet juré de bloquer la réforme constitutionnelle par tous les moyens, sous prétexte qu’elle constituerait une menace pour la démocratie. Le leader de l’opposition, Manuel Rosales, qui avait participé au coup d’Etat de 2002, a dénoncé un « coup d’Etat constitutionnel » et a annoncé qu’il s’opposerait au projet réformateur8.
Hugo Chávez, quant à lui, a lancé un appel à la population afin de lutter contre la propagande des médias et de multiplier les débats à l’échelle locale et nationale autour de ce projet9. Il a également mis en garde contre les tentatives de déstabilisation orchestrées par l’opposition, déjà responsable d’un sanglant coup d’Etat en avril 2002 et d’un désastreux sabotage pétrolier en décembre 200210. « Les conspirations ont déjà commencé. […] Je me suis réuni tard dans la nuit avec le ministre du Pouvoir populaire pour la Défense, des membres du haut commandement militaire, le commandant de l’Armée, de la Garde nationale, de la Marine pour évaluer la situation car les messages ont déjà commencé à circuler et à arriver dans les casernes. […] Derrière cela se trouve la main de la CIA », a accusé Chávez11.
Il a enfin réitéré sa conviction que l’opposition serait « écrasée et pulvérisée » lors du prochain référendum consultatif sur le Projet de réforme constitutionnelle12. Un nouveau triomphe de l’homme le plus populaire d’Amérique latine ne fait guère de doute, lui qui a remporté près douze victoires électorales consécutives depuis son élection en 1998. La réforme devrait être approuvée en novembre 2007 par l’Assemblée nationale après trois mois de discussions et de débats13. Le référendum sera convoqué dans un délai de trente jours suivant l’approbation du projet14.
Il est à noter également que les médias si prolixes à ce sujet ne se sont guère attardés sur le reste des réformes proposées. En plus de l’annulation de la limitation des mandats qui passeront de six à sept ans, il est prévu d’établir un « fond de stabilité sociale » qui garantit aux travailleurs « les droits fondamentaux tels que les retraites, les pensions, les congés prénataux et postnataux, et autre établis par la loi15 ». La durée quotidienne de travail sera limitée à six heures pour un total de 36 heures hebdomadaires. Il sera désormais interdit aux employeurs d’obliger leurs salariés à effectuer des heures supplémentaires. « L’exploitation des travailleurs » sera désormais prohibée16.
De plus, l’autonomie de la Banque centrale sera supprimée afin de permettre d’allouer des subventions aux programmes sociaux. La réforme prévoit également la multiplication de conseils communaux qui joueront un rôle direct dans la prise de décision pour promouvoir une démocratie plus participative. De nouvelles formes de propriétés seront créées et prendront l’aspect de coopératives, sans pour autant éradiquer la propriété privée. Les terres non productives seront distribuées aux paysans. La réforme inscrit « l’interdiction expresse du latifundio » dans la Constitution ainsi que la prohibition de tout monopole. « L’Etat se réserve, pour des raisons de souveraineté, de développement et d’intérêt national l’activité de l’exploitation des hydrocarbures liquides, solides et gazeux ». Ainsi, il ne sera plus possible de privatiser les ressources naturelles de la nation17. Toutes ces réformes progressistes ont été entièrement censurées par les médias.
« Cette ambition d’accumuler de l’argent et des biens de capital est l’une des causes de la perdition de l’être humain », a déclaré Chávez, qui a fait part de sa volonté d’édifier une société plus juste18. Ainsi, depuis son accession au pouvoir, le président vénézuelien a été à l’origine de réformes sociales spectaculaires qui ont grandement amélioré le niveau de vie de la population. Après avoir repris le contrôle de l’entreprise nationale pétrolière PDVSA et nationalisé les secteurs pétrolier, électrique et de téléphonie, il a éradiqué l’analphabétisme en 2005, distribué trois millions d’hectares de terre aux paysans, universalisé l’accès à l’éducation et à la santé, opéré gratuitement près de 200 000 personnes atteintes de cataractes et autres maladies oculaires, construit en masse des logements pour les plus démunis, subventionné les produits alimentaires de base à hauteur de 40%, augmenté le salaire minimum qui est devenu le plus élevé d’Amérique latine (286 dollars par mois) et diminué la durée de travail hebdomadaire de 44 heures à 36 heures19. Aucun gouvernement au monde n’a fait autant en si peu de temps.
Hugo Chávez a étendu son aide aux autres nations américaines. « Des travailleurs brésiliens ont retrouvé leurs emplois, des fermiers nicaraguayens reçoivent des crédits et des maires boliviens peuvent construire des centres de santé, et tout cela grâce au président Hugo Chávez », annonce Associated Press. Actuellement, le Venezuela offre un soutien financier direct au continent plus important que celui fourni par les Etats-Unis. Pour l’année 2007, Chávez a alloué pas moins de 8,8 milliards de dollars en dons, financements et aide énergétique contre seulement 3 milliards pour l’administration Bush. L’aide octroyée par le gouvernement bolivarien est sans précédent dans l’histoire de l’Amérique latine, si l’on excepte les missions humanitaires de Cuba. Même les citoyens étasuniens, délaissés par leur propre gouvernement, bénéficient également de la politique altruiste du Venezuela en recevant du combustible subventionné20.
Dès lors, il n’est guère étonnant que le président vénézuelien soit devenu le leader le plus populaire à travers le monde. Prônant l’émancipation des populations constamment humiliées par un ordre économique insoutenable, Chávez a redonné espoir non seulement à son propre peuple, devenu un acteur incontournable de la vie du pays, mais également aux déshérités du reste de la planète qui voient en lui une source d’inspiration. Pour les maîtres du monde, Hugo Chávez est un dangereux exemple, un leader qui refuse leur tutelle et remet en cause leur hégémonie dévastatrice. Voilà pourquoi ils cherchent à le discréditer par tous les moyens avec la veule complicité des médias occidentaux qui, jetant la déontologie journaliste aux oubliettes, n’hésitent aucunement à manipuler la réalité et excellent dans le domaine de la désinformation.
Il est à la fois curieux et ironique de voir la presse française s’offusquer de la possibilité de voir Hugo Chávez briguer un troisième mandat alors qu’en France le nombre de mandats présidentiels est constitutionnellement illimité. Ainsi, selon la Constitution française, le président Nicolas Sarkozy peut gouverner durant les trente prochaines années sans aucun problème s’il est réélu. Il en est de même pour des pays comme le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie ou le Portugal et la plupart des autres nations européennes. Cette réalité n’a jamais suscité la moindre critique de la part des médias occidentaux. Pourquoi ce qui est acceptable en Occident ne le serait pas pour les nations du Tiers-monde ? Les attaques à cet égard exhalent un relent colonialiste inadmissible et illustrent bien la volonté des transnationales de l’information de diaboliser à tout prix le gouvernement démocratique et populaire du président Chávez.
En effet, la réforme vénézuelienne, entièrement légale, ne sera pas adoptée par décret. Elle doit d’abord être largement débattue à travers le pays, ensuite approuvée par les 167 députés de l’Assemblée nationale et enfin soumise à un référendum populaire5. Bref, le peuple aura le dernier mot. Aucune réforme ne saurait être plus démocratique. De plus, l’actuelle Constitution permet à l’opposition de participer au débat et de formuler des propositions concrètes6. Mais les détracteurs d’Hugo Chávez n’en ont cure et se sont lancés dans une campagne de désinformation à l’échelle mondiale avec la complicité des médias occidentaux, de la Maison-Blanche et de l’Union européenne7.
Les opposants ont en effet juré de bloquer la réforme constitutionnelle par tous les moyens, sous prétexte qu’elle constituerait une menace pour la démocratie. Le leader de l’opposition, Manuel Rosales, qui avait participé au coup d’Etat de 2002, a dénoncé un « coup d’Etat constitutionnel » et a annoncé qu’il s’opposerait au projet réformateur8.
Hugo Chávez, quant à lui, a lancé un appel à la population afin de lutter contre la propagande des médias et de multiplier les débats à l’échelle locale et nationale autour de ce projet9. Il a également mis en garde contre les tentatives de déstabilisation orchestrées par l’opposition, déjà responsable d’un sanglant coup d’Etat en avril 2002 et d’un désastreux sabotage pétrolier en décembre 200210. « Les conspirations ont déjà commencé. […] Je me suis réuni tard dans la nuit avec le ministre du Pouvoir populaire pour la Défense, des membres du haut commandement militaire, le commandant de l’Armée, de la Garde nationale, de la Marine pour évaluer la situation car les messages ont déjà commencé à circuler et à arriver dans les casernes. […] Derrière cela se trouve la main de la CIA », a accusé Chávez11.
Il a enfin réitéré sa conviction que l’opposition serait « écrasée et pulvérisée » lors du prochain référendum consultatif sur le Projet de réforme constitutionnelle12. Un nouveau triomphe de l’homme le plus populaire d’Amérique latine ne fait guère de doute, lui qui a remporté près douze victoires électorales consécutives depuis son élection en 1998. La réforme devrait être approuvée en novembre 2007 par l’Assemblée nationale après trois mois de discussions et de débats13. Le référendum sera convoqué dans un délai de trente jours suivant l’approbation du projet14.
Il est à noter également que les médias si prolixes à ce sujet ne se sont guère attardés sur le reste des réformes proposées. En plus de l’annulation de la limitation des mandats qui passeront de six à sept ans, il est prévu d’établir un « fond de stabilité sociale » qui garantit aux travailleurs « les droits fondamentaux tels que les retraites, les pensions, les congés prénataux et postnataux, et autre établis par la loi15 ». La durée quotidienne de travail sera limitée à six heures pour un total de 36 heures hebdomadaires. Il sera désormais interdit aux employeurs d’obliger leurs salariés à effectuer des heures supplémentaires. « L’exploitation des travailleurs » sera désormais prohibée16.
De plus, l’autonomie de la Banque centrale sera supprimée afin de permettre d’allouer des subventions aux programmes sociaux. La réforme prévoit également la multiplication de conseils communaux qui joueront un rôle direct dans la prise de décision pour promouvoir une démocratie plus participative. De nouvelles formes de propriétés seront créées et prendront l’aspect de coopératives, sans pour autant éradiquer la propriété privée. Les terres non productives seront distribuées aux paysans. La réforme inscrit « l’interdiction expresse du latifundio » dans la Constitution ainsi que la prohibition de tout monopole. « L’Etat se réserve, pour des raisons de souveraineté, de développement et d’intérêt national l’activité de l’exploitation des hydrocarbures liquides, solides et gazeux ». Ainsi, il ne sera plus possible de privatiser les ressources naturelles de la nation17. Toutes ces réformes progressistes ont été entièrement censurées par les médias.
« Cette ambition d’accumuler de l’argent et des biens de capital est l’une des causes de la perdition de l’être humain », a déclaré Chávez, qui a fait part de sa volonté d’édifier une société plus juste18. Ainsi, depuis son accession au pouvoir, le président vénézuelien a été à l’origine de réformes sociales spectaculaires qui ont grandement amélioré le niveau de vie de la population. Après avoir repris le contrôle de l’entreprise nationale pétrolière PDVSA et nationalisé les secteurs pétrolier, électrique et de téléphonie, il a éradiqué l’analphabétisme en 2005, distribué trois millions d’hectares de terre aux paysans, universalisé l’accès à l’éducation et à la santé, opéré gratuitement près de 200 000 personnes atteintes de cataractes et autres maladies oculaires, construit en masse des logements pour les plus démunis, subventionné les produits alimentaires de base à hauteur de 40%, augmenté le salaire minimum qui est devenu le plus élevé d’Amérique latine (286 dollars par mois) et diminué la durée de travail hebdomadaire de 44 heures à 36 heures19. Aucun gouvernement au monde n’a fait autant en si peu de temps.
Hugo Chávez a étendu son aide aux autres nations américaines. « Des travailleurs brésiliens ont retrouvé leurs emplois, des fermiers nicaraguayens reçoivent des crédits et des maires boliviens peuvent construire des centres de santé, et tout cela grâce au président Hugo Chávez », annonce Associated Press. Actuellement, le Venezuela offre un soutien financier direct au continent plus important que celui fourni par les Etats-Unis. Pour l’année 2007, Chávez a alloué pas moins de 8,8 milliards de dollars en dons, financements et aide énergétique contre seulement 3 milliards pour l’administration Bush. L’aide octroyée par le gouvernement bolivarien est sans précédent dans l’histoire de l’Amérique latine, si l’on excepte les missions humanitaires de Cuba. Même les citoyens étasuniens, délaissés par leur propre gouvernement, bénéficient également de la politique altruiste du Venezuela en recevant du combustible subventionné20.
Dès lors, il n’est guère étonnant que le président vénézuelien soit devenu le leader le plus populaire à travers le monde. Prônant l’émancipation des populations constamment humiliées par un ordre économique insoutenable, Chávez a redonné espoir non seulement à son propre peuple, devenu un acteur incontournable de la vie du pays, mais également aux déshérités du reste de la planète qui voient en lui une source d’inspiration. Pour les maîtres du monde, Hugo Chávez est un dangereux exemple, un leader qui refuse leur tutelle et remet en cause leur hégémonie dévastatrice. Voilà pourquoi ils cherchent à le discréditer par tous les moyens avec la veule complicité des médias occidentaux qui, jetant la déontologie journaliste aux oubliettes, n’hésitent aucunement à manipuler la réalité et excellent dans le domaine de la désinformation.
BANQUES CENTRALES = OPACITE ET DERIVES ." Si la population comprenait le système bancaire,je crois qu'il aurait une révolution avant demain."
« Si la population comprenait le système bancaire, je crois qu'il y aurait une révolution avant demain matin . » Henry FORD
Chronique du monopole du pouvoir décisionnaire et l’asservissement par l’endettement.
Officiellement, ‘’la création des banques centrales est un compromis historique : le souverain émet, contrôle, garantit la monnaie ; les marchands et les banquiers acquièrent la sécurité d’un prêteur en dernier ressort et d’une monnaie reconnue à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.Dès lors, plus rien ne s’oppose à la dématérialisation totale, c’est-à-dire à la généralisation du système de dettes : les billets de banque sont des reconnaissances de dettes de la banque centrale, la monnaie scripturale est une dette de l’ensemble du système bancaire. Les sociétés ont définitivement conquis le pouvoir de créer de l’argent , de créer de l’avenir.’’ Cependant, dans la pratiques, les banques ont servi essentiellement à endetter les Etats : les Banques centrales [1] sont des organismes étatique en théorie (ou para-étatique) qui disposent en général des fonctions monopolistiques suivantes : émission de la monnaie ; banquier de l’Etat, et banquier des banques en tant que "prêteur en dernier ressort" ; gestion des réserves en devises et en or de la nation ; régulation et supervision de l’industrie bancaire ; fixation du taux d’intérêt officiel ("taux directeur" : taux auquel les banques commerciales se financent auprès de la banque centrale) pour maîtriser l’inflation et influer sur le taux de change de la devise nationale. Selon les libéraux, il n’y a aucune raison pour qu’existe un tel monopole, le pouvoir de "battre monnaie" étant trop sérieux pour être laissé à la merci des politiciens - la collusion de ces derniers avec les banques centrales étant à l’origine de toutes les catastrophes monétaires (voir Grande dépression, cycles), alors précisément que la mission d’une banque centrale consiste prétendument à maintenir la stabilité des prix et garantir la solidité de la monnaie. Il n’y a pas besoin de "politique" monétaire.Pour essayer de donner un sens aux décisions politiques, comprendre les raisons des conflits mondiaux ou régionaux, il est impératif d’appréhender les fondements du système économique moderne, qui aujourd’hui impose l’ouverture des frontières. Les règles sont toujours à l’avantage des initiateurs de cette ‘’ouverture’’ ou plus prosaïquement appelé mondialisation ou globalisation. Après avoir tracé des frontières artificielles, diviser les hommes, aujourd’hui pour les mêmes objectifs on impose la mondialisation tout en utilisant une méthode opposée. Cette mondialisation dans ses objectifs va plus loin que la volonté seule de contrôler l’économie : le but est d’avoir une main mise sur la culture et le savoir, condition pour une uniformisation des us et coutumes planétaires, soumettre les humains au diktat des détenteurs du pouvoir suprême, l‘argent , motivation et arme de l‘oligarchie. Le billet de banque a permis à des tiers de partager avec l’acheteur et le vendeur le bénéfice dégagé d‘une transaction, d‘une production ou tout simplement de l‘effort fourni.L’Objectif des banques centrales est dans la même logique, sauf que ces dernières ont un pouvoir ‘’supra étatique’’ : endetter les Etats pour les faire plier dans le sens de leurs intérêts (ceux qui auront pousser les États à faire les guerres en échange de soutien ). Napoléon en est un exemple criant, la Banque de France dans sa conception et sa réalisation fut le résultat d’une volonté de quelques familles. En échange de financement des campagnes militaires, l’empereur égocentrique concéda à quelques familles l’autorisation de créer la Banque de France : créée le 18 janvier 1800 (28 nivôse an VIII), cette initiative imputé à Napoléon, à peine installé au pouvoir, fait suite à une proposition du financier suisse Jean-Frédéric Perregaux. Celui-ci a fait fortune en spéculant sur les assignats de la Révolution. Ces billets sans valeur ont dégoûté les Français du papier-monnaie. Ils ont rapidement disparu et laissé la place aux pièces en or ou en argent. Sous le Directoire, tandis que les affaires reprennent, le manque de monnaie se fait sentir. Jean-Frédéric Perregaux fonde alors à Paris une banque de dépôts, la « Caisse des Comptes courants ». Avec un groupe d’amis banquiers, il propose au Premier Consul d’octroyer à son établissement l’autorisation d’imprimer à nouveau des billets de banque. Ce droit d’émission vise officiellement à collecter l’épargne et à augmenter la quantité de monnaie en circulation. C’est ainsi qu’est créée par décret la Banque de France. Le nouvel établissement absorbe la Caisse des Comptes courants et s’installe à son siège, l’hôtel de Toulouse, rue de la Vrillière.Actuellement, les gouverneurs de ces banques centrales sont nommés dans une opacité digne des sociétés secrètes, à l’instar de celle de la Banque d’Italie dont le gouverneur est souvent nommé à vie. D’ailleurs le gouvernement Berlusconi a eu énormément de mal à avoir la démission du gouverneur, impliqué dans des affaires financières.Si le but des banques centrales est d’endetter les Etats pour les contraire à adopter une politique non pour les intérêts du pays, mais ceux des financiers, quelles sont les responsabilités des hommes politiques et dirigeants qui se soumettent à cette règle ?Cette lutte des Financiers internationaux pour installer leur système frauduleux d’argent-dette a été particulièrement virulente aux Etats-Unis depuis le tout début de leur existence, où les faits montrent que plusieurs hommes d’Etat américains étaient bien au courant du système d’argent malhonnête que les Financiers voulaient imposer et de tous les malheurs qu’il entraînerait pour l’Amérique. Ces hommes d’Etat ont fait tout ce qui était en leur pouvoir pour conserver aux Etats-Unis un système d’argent honnête, libre du contrôle des Financiers. Les Financiers font tout pour tenir cachée cette facette de l’histoire des Etats-Unis, de peur que l’exemple de ces patriotes ne soit suivi encore aujourd’hui.La Banque centrale européenne (BCE) est la banque centrale chargée de la politique monétaire dans les 12 pays de la zone euro.La Federal Reserve Bank (appelée souvent Federal Reserve ou "Fed"), est la banque centrale des États-Unis, créée en 1913. En réalité, il s’agit d’une banque privée, propriété de banques nationales privées qui sont les actionnaires et pour le bénéfice privé desquelles elle opère. Comme on le dit parfois : la Fed n’est pas fédérale (c’est une société privée à but lucratif) et n’a pas de réserves.Les origines des banques sont certes à peu près connues mais les motivations elles le sont moins et qui plus est, dissimulées. Le mot banque apparaît dans la langue française au VX° siècles. Les banquiers du nord de l’Italie réalisaient leur travail dans des lieux ouverts et s’installaient sur des bancs, d’où dérive probablement le nom. Les trésoriers du Temple ont disparu avec lui ; d’autres tels les Médicis ouvrent des établissements bancaires dans les grandes villes, qui agissent en ambassades, voire même deviennent les financiers des souverains.. L’activité de changeur Change de monnaie s’était développée face à la prolifération des devises au sortir du bas moyen-âge. Les princes d’Europe ont besoin de ces devises autant que d’épices orientales pour financer les États et les conflits incessants : le florin a un cours extraordinaire. Auparavant, le dogme chrétien avilissait le contact avec l’argent. Se produit alors, avec l’essor du commerce pratiqué par les républiques maritimes italiennes, les galères de la Républiques de Venise ont des échanges actifs avec la Hanse , l’ouverture de sociétés commerciales dépassant les comptoirs : la première bourse voit le jour à Amsterdam, son nom vient de la famille Borsa . Enfin, l’activité de crédit , jusqu’alors exercée par la communauté juive compte tenu de la prohibition évoquée ci-dessus, cesse d’être tenue par eux seuls. Les Églises ouvrent des monts de piété permettant aux miséreux de convertir leurs biens en espèce sonnantes et trébuchantes.De la convergence de ces trois activités financières est né le monde contemporain de la banque, par concentrations successives.Les financiers aux services des idéologies ou les idéologies au service des financiers ?Ce qui c’est joué en France avec Napoléon n’est pas une exception, l’histoire montre à quel point les conditions dans lesquelles les banques centrales ont vu le jour sont troubles et obscures, toutes les nations modernes ont subi pareil chantage et menaces avant de céder au familles et groupes qui sont les vrais propriétaires de ces banques qui souvent portent à tort le nom du pays dans lequel ils sont, sans doute pour préserver l’ambiguïté de leur raison d’être.Historique de La Banque impériale ottomane [2]L’exemple de la banque Ottomane à lui seul démontre que les banques centrales existent non pas pour les intérêts de la nation dont il porte le nom en général, mais à l’affaiblir par l’endettement, comment expliquez l’ouverture de l’agence marseillaise de cette banque en 1916, alors que les Ottomans étaient en guerre avec la France ? La naissance de la Banque impériale ottomane fut l’aboutissement d’un contrat exécuté le 4 février 1863. Le contrat, conclu par les actionnaires de l’Ottoman Bank fondé en 1856 avec le capital britannique, les associés français nouvellement incorporés et le Gouvernement ottoman, fut immédiatement ratifié par le Sultan Abdulaziz, décidé à mettre fin à la crise financière qui sévissait dans tout l’Empire depuis la Guerre de Crimée. Ainsi la Banque impériale ottomane, qui se chargeait de l’héritage légué par l’Ottoman Bank, commençait à rendre ses services dans le secteur bancaire le 1er juin 1863.Les ottomans connaissaient le danger de ce système, pourtant ils ont fini par céder en espérant trouver le salut dans des promesses occidentales qui ne seront jamais tenues.Les USA aussi ont subi pareil chantage [3] :Nous sommes en 1750. Les Etats-Unis d’Amérique n’existent pas encore ; ce sont les 13 colonies sur le continent américain qui forment la « Nouvelle-Angleterre », possession de la mère-patrie, l’Angleterre. Benjamin Franklin écrivait de la population de ce temps : « Impossible de trouver de population plus heureuse et plus prospère sur toute la surface du globe. » Faisant rapport en Angleterre, on lui demanda le secret de cette prospérité dans les colonies, alors que la misère régnait dans la mère-patrie :« C’est bien simple, répondit Franklin. Dans les colonies, nous émettons notre propre papier-monnaie, nous l’appelons Colonial Script, et nous en émettons assez pour faire passer facilement tous les produits des producteurs aux consommateurs. Créant ainsi notre propre papier-monnaie, nous contrôlons notre pouvoir d’achat et nous n’avons aucun intérêt à payer à personne. »Les banquiers anglais, mis au courant, firent adopter par le Parlement anglais une loi défendant aux colonies de se servir de leur monnaie script et leur ordonnant de se servir uniquement de la monnaie-dette d’or et d’argent des banquiers qui était fournie en quantité insuffisante. La circulation monétaire dans les colonies se trouva ainsi diminuée de moitié.« En un an, dit Franklin, les conditions changèrent tellement que l’ère de prospérité se termina, et une dépression s’installa, à tel point que les rues des colonies étaient remplies de chômeurs. »Alors advint la guerre contre l’Angleterre et la déclaration d’indépendance des Etats-Unis, en 1776. Les manuels d’histoire enseignent faussement que la Révolution Américaine était due à la taxe sur le thé. Mais Franklin déclara : « Les colonies auraient volontiers supporté l’insignifiante taxe sur le thé et autres articles, sans la pauvreté causée par la mauvaise influence des banquiers anglais sur le Parlement : ce qui a créé dans les colonies la haine de l’Angleterre et causé la guerre de la Révolution. »Les Pères Fondateurs des Etats-Unis, ayant tous ces faits en mémoire, et pour se protéger de l’exploitation des banquiers internationaux, prirent bien soin de stipuler clairement dans la Constitution américaine, signée à Philadelphie en 1787, dans l’article 1, section 8, paragraphe 5 : « C’est au Congrès qu’appartiendra le droit de frapper l’argent et d’en régler la valeur. »La banque des banquiersMais les banquiers ne lâchèrent pas le morceau. Leur représentant, Alexander Hamilton, fut nommé Secrétaire du Trésor (l’équivalent de notre ministre des Finances) dans le cabinet de George Washington, et se fit l’avocat d’une banque nationale privée et de la création d’un argent-dette avec de faux arguments, tels que : « Une dette nationale, pourvu qu’elle ne soit pas excessive, est une bénédiction nationale... Le gouvernement se montrera sage en renonçant à l’usage d’un expédient aussi séduisant et dangereux, soit d’émettre son propre papier-monnaie. » Hamilton leur fit aussi accroire que seul l’argent/dette des banques privées était valable pour les transactions avec les pays étrangers.Thomas Jefferson, le Secrétaire d’Etat, était fortement opposé à ce projet, mais le président Washington se laissa finalement convaincre par les arguments d’Hamilton. Une banque nationale fut donc créée en 1791, la « Bank of the United States », avec une charte d’une durée de 20 ans. Quoique nommée « Banque des Etats-Unis », elle était plus véritablement la « banque des banquiers », puisqu’elle n’appartenait pas du tout à la nation, au gouvernement américain, mais aux individus détenteurs des actions de la banque, les banquiers privés. Le nom de « banque des Etats-Unis » fut délibérément choisi dans le but de laisser croire à la population américaine qu’elle était propriétaire de la banque, ce qui n’était pas du tout le cas. La charte expira en 1811 et le Congrès vota contre son renouvellement, grâce à l’influence de Jefferson et d’Andrew Jackson :« Si le Congrès, dit Jackson, a le droit d’après la Constitution d’émettre du papier-monnaie, ce droit leur a été donné pour être utilisé par eux seuls, non pas pour être délégué à des individus ou des compagnies privées. »Ainsi se terminait l’histoire de la première Banque des Etats-Unis, mais les banquiers n’avaient pas dit leur dernier mot.Les banquiers déclenchent la guerreNathan Rothschild, de la Banque d’Angleterre, lança un ultimatum : « Ou bien le renouvellement de la charte est accordé, ou bien les Etats-Unis sont impliqués dans une guerre très désastreuse. » Jackson et les patriotes américains ne se doutaient pas que le pouvoir des banquiers pouvait s’étendre jusque-là. « Vous êtes un repaire de voleurs, de vipères, leur dit le président Jackson. J’ai l’intention de vous déloger, et par le Dieu Eternel, je le ferai ! » Nathan Rothschild émit des ordres : « Donnez une leçon à ces impudents Américains. Ramenez-les au statut de colonie. »Le gouvernement anglais déclencha la guerre de 1812 contre les Etats-Unis. Le plan de Rothschild était d’appauvrir les Américains par la guerre à un tel point qu’ils seraient obligés de demander de l’aide financière... qui bien sûr ne serait accordée qu’en retour du renouvellement de la charte de la « Bank of the United States ». Il y eut des milliers de morts, mais qu’importe à Rothschild ? Il avait atteint son but : la charte fut renouvelée en 1816.On assassine Abraham LincolnAbraham Lincoln fut élu Président des Etats-Unis en 1860 avec la promesse d’abolir l’esclavage des Noirs. 11 Etats du Sud, favorables à l’esclavage des Noirs, décidèrent donc de quitter l’Union, de se séparer des Etats-Unis : ce fut le début de la Guerre de Sécession, ou Guerre Civile Américaine (1861-65). Lincoln, étant à court d’argent pour financer les armées du Nord, partit voir les banquiers de new-York, qui lui offrirent de l’argent à des taux allant de 24 à 36%. Lincoln refusa, sachant parfaitement que c’était de l’usure et que cela mènerait les Etats-Unis à la ruine. Mais son problème d’argent n’était pas réglé pour autant.Son ami de Chicago, le Colonel Dick Taylor, vint à la rescousse et lui suggéra la solution : « Que le Congrès passe une loi autorisant l’émission de billets du Trésor ayant plein cours légal, payez vos soldats avec ces billets, allez de l’avant et gagnez votre guerrre. »C’est ce que Lincoln fit, et il gagna la guerre : de 1862 à 1863, Lincoln fit émettre 450 millions $ de « greenbacks » (appelés ainsi par la population parce qu’ils étaient imprimés avec de l’encre verte au verso).Lincoln appela ces greenbacks « la plus grande bénédiction que le peuple américain ait jamais eue. » Bénédiction pour tous, sauf pour les banquiers, puisque cela mettait fin à leur « racket » du vol du créditde la nation et de création d’argent avec intérêt. Ils mirent donc tout en oeuvre pour saboter l’oeuvre de Lincoln. Lord Goschen, porte-parole des Financiers, écrivit dans le London Times (citation tirée de Who Rules America, par C. K. Howe, et reproduite dans Lincoln Money Martyred, par R. E. Search) :« Si cette malveillante politique financière provenant de la République nord-américaine devait s’installer pour de bon, alors, ce gouvernement fournira sa propre monnaie sans frais. Il s’acquittera de ses dettes et sera sans aucune dette. Il aura tout l’argent néces saire pour mener son commerce. Il deviendra prospère à un niveau sans précédent dans toute l’histoire de la civilisation. Ce gouvernement doit être détruit, ou il détruira toute monarchie sur ce globe. » (La monarchie des contrôleurs du crédit.)Tout d’abord, dans le but de discréditer les greenbacks, les banquiers persuadèrent le Congrès de voter , en février 1862, la « Clause d’Exception », qui stipulait que les greenbacks ne pouvaient être utilisés pour payer l’intérêt sur la dette nationale. Ensuite, ayant financé l’élection d’assez de sénateurs et de députés, les banquiers firent voter par le Congrès en 1863 le retrait de la loi des Greenbacks et son remplacement par le National Banking Act (Loi des Banques Nationales, où l’argent serait créé avec intérêt par des compagnies privées).Cette loi stipulait aussi que les greenbacks seraient immédiatement retirés de la circulation aussitôt leur retour au Trésor pour paiement des taxes. Lincoln protesta énergiquement, mais son objectif le plus pressant était de gagner la guerre et de sauver l’Union, ce qui l’obligea à remettre après la guerre le veto qu’il projetait contre cette loi et l’action qu’il entendait prendre contre les banquiers. Lincoln déclara tout de même : « J’ai deux grands ennemis : l’armée du Sud en face et les banquiers en arrière. Et des deux, ce sont les banquiers qui sont mes pires ennemis. ».Bretton Woods : Naissance du FMI et de la Banque mondiale [4]Le 30 juin 1944, le soir, deux trains spéciaux quittaient Washington et Atlantic City. Ils étaient bourrés de centaines de messieurs bien habillés (il y avait peu de femmes), en costume " bon chic bon genre ". Ils conversaient en un si grand nombre de langues européennes que les reporters locaux baptisèrent la procession " la Tour de Babel sur roues ".Leur destination était la localité de Bretton Woods, située dans les pittoresques montagnes du New Hampshire. Ils devaient y assister à la Conférence monétaire et financière des Nations unies.Cette rencontre de quarante-quatre pays avait été mise sur pied par le Président Franklin D. Roosevelt. L’objectif était d’établir les règles d’un nouvel ordre économique international pour l’après-guerre.La séance inaugurale de la conférence eut lieu dans la grande salle de bal de l’hôtel Washington qui pouvait facilement contenir les centaines de délégués. Henry Morgenthau, secrétaire au Trésor des Etats-Unis et président de la conférence, lut un message de bienvenue de Roosevelt. Le discours d’ouverture de Morgenthau donna le ton de la réunion et, en fait, en incarna l’esprit. Il envisageait " la création d’une économie mondiale dynamique dans laquelle les peuples de chaque nation seront en mesure de réaliser leurs potentialités dans la paix et de jouir toujours davantage des fruits du progrès matériel sur une Terre bénie par des richesses naturelles infinies. " Il mit l’accent sur " l’axiome économique élémentaire que la prospérité n’a pas de limite fixe. Elle n’est pas une substance finie qu’on puisse diminuer en la divisant ". Et il conclut ainsi : " La chance qui s’offre à nous, a été achetée dans le sang. Faisons-lui honneur en montrant notre foi dans un avenir commun ".Les sept cents délégués se levèrent pendant que l’orchestre jouait le " Star Spangled Banner " (la Bannière étoilée).Ce discours consensuel dissimulait les âpres discussions qui se déroulaient depuis des mois entre les chefs des délégations britannique (Lord J.M. Keynes en premier lieu) et américaine (H. Morgenthau). Les Etats-Unis voulant assurer définitivement leur suprématie sur le monde par rapport aux Britanniques. Le débat entre Américains et Britanniques avait été lancé dès avant l’entrée en guerre des Etats-Unis. W. Churchill avait déclaré au président Roosevelt : " Je pense que vous souhaitez abolir l’Empire britannique. (...) Tous vos dires le confirment. Malgré cela, nous savons que vous êtes notre seul espoir. Et vous savez que nous le savons. Sans l’Amérique, l’Empire britannique ne pourra pas tenir bon " (cité par George et Sabelli, 1994, p. 31). Les Etats-Unis réalisèrent leur objectif et les positions que J.M. Keynes défendit à Bretton Woods, bien que louées officiellement, furent marginalisées par H. Morgenthau.La rédaction des statuts du Fonds Monétaire International occupa presque exclusivement les premières semaines de réunion. Ses dispositions étaient également en discussion depuis des mois. L’objectif premier des Etats-Unis était concentré sur la mise sur pied d’un système garantissant la stabilité financière de l’après-guerre : plus jamais de dévaluations concurrentielles, de restriction des échanges, de quotas d’importation et tout autre dispositif étouffant le commerce. Les Etats-Unis voulaient le libre-échange sans discrimination à l’égard de leurs produits - demande incontournable dans le sens où ils étaient alors le seul pays du Nord à disposer d’un excédent de denrées. Ils recherchaient ensuite un climat favorable à leurs investissements dans les économies étrangères et enfin, le libre accès aux matières premières, accès bloqué précédemment par les empires coloniaux européens.La Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement - la Banque mondiale, comme on l’appelle - était une institution sans précédent. Sa structure fondamentale, telle qu’élaborée dans les Articles de sa Convention, est restée inchangée.Les buts principaux de la Banque étaient de " porter assistance à la reconstruction et au développement des territoires des nations-membres en facilitant l’investissement de capital dans un but productif " et " de promouvoir une croissance équilibrée du commerce international à longue échéance... " (article I).Critique de la Banque mondiale et du FMI [5]Rappels historiques :A ses débuts (1945), la Banque Internationale pour la Reconstruction et de Développement (BIRD) finançait les infrastructures de l’Europe dévastée par la guerre. Elle a ensuite étendu ses activités aux pays en voie de développement.A la BIRD est venue se joindre l’IDA, Association Internationale pour le Développement, formant ainsi la Banque mondiale.De ses origines jusqu’en 1993, la Banque mondiale a prêté 313 milliards de dollars, auxquels il convient d’ajouter des dizaines d’autres milliards en cofinancement. Elle a traité ainsi environ 6 000 projets. Pour réaliser ces projets, les entreprises et les consultants ont signé pour plus de 212 milliards de dollars de contrats. La Banque mondiale emprunte sur les marchés financiers la plus grande partie des fonds qu’elle prête. Elle ne peut pas faire faillite car ses prêts sont garantis par les gouvernements du monde entier.Elle engage 2,5 milliards de dollars toutes les heures. Ses profits annuels dépassent toujours le milliard et ses réserves sont de l’ordre de 17 milliards de dollars.Principales critiques :a- De nombreux projets de la Banque ont entraîné des dommages écologiques irréversibles et déplacé déjà des millions de personnes. 800.000 seront encore déplacées entre 1994 et 1997. Plusieurs dizaines de pays du Sud et de l’Est sont sous tutelle de la Banque mondiale. Faute de pouvoir trouver sur les places financières des sources de prêts, les pays à monnaie faible dont la balance commerciale est déficitaire n’ont guère le choix : ils ne peuvent s’adresser qu’à la Banque mondiale. Celle-ci impose à des gouvernements qu’elle qualifie de "prodigues" (et qui le sont parfois) et incapables (ils le sont aussi parfois) une nécessaire "discipline" en réorientant les économies vers les secteurs d’exportation et en comprimant sévèrement les dépenses publiques - en particulier dans les domaines sociaux. De ce fait la Banque mondiale n’est plus seulement "une institution à caractère purement économique", mais, à travers les conditions des prêts qu’elle accorde, elle se substitue de plus en plus aux États.Quand la somme des budgets de l’éducation en Afrique est réduite de 11 à 7 milliards de dollars en 10 ans ; quand 30.000 professionnels de la santé quittent ce continent parce qu’ils n’arrivent plus à y exercer leur métier,... les conséquences ne sont pas purement économiques ; quand pour un prêt de quelques millions de dollars, un pays doit souscrire à quarante pages de conditions détaillées, touchant les domaines les plus variés, on déborde sûrement le cadre purement économique... et certains critiques n’hésitent pas à parler de dictature. La Banque mondiale par l’importance qu’elle a acquise a pris la place, laissée vide il est vrai, des pays riches et industriels en matière de politique Nord - Sud et Nord - Est. Lesdits pays en sont arrivés à se considérer comme dégagés de leurs responsabilités à l’égard des pauvres et des moins riches. La Banque n’est soumise à aucun contrôle démocratique et son Conseil d’Administration, censé représenter l’ensemble des intérêts des pays membres, reflète essentiellement ceux des pays riches et des élites du Sud... Aucun code déontologique n’oblige les technocrates de la Banque à se conformer à des normes éthiques. C’est une notion qui n’existe pas. L’organisation est telle que l’institution ne sera jamais sanctionnée, que ce soit par les membres ou par le marché financier. Elle est protégée de tous côtés. La formule de la Banque mondiale est idéale (pour elle) : pas de risques et des profits garantis.Aux origines de la crise d’endettement argentine : un mécanisme bien huilé de décapitalisation [6]Des preuves existent désormais, fruit d’une enquête judiciaire de 18 ans faisant suite à une procédure déposée par un journaliste, Alejandro Olmos, dès 1982 : la crise de la dette argentine a pour origine un mécanisme de dilapidation et de détournements de fonds mettant en scène le gouvernement argentin, le FMI, les banques privées du Nord et la Federal Reserve américaine. C’est pourquoi la Cour Fédérale argentine a, en juillet 2000, déclaré "illégitime" la dette contractée par le régime Videla, car contraire à la législation et à la Constitution du pays. Le Tribunal a recommandé au Congrès d’utiliser cette sentence pour négocier l’annulation de cette dette odieuse.Retour sur les faits : en 1976, la junte militaire de Videla prend le pouvoir et instaure une dictature qui durera jusqu’en 1983. Durant cette période, la dette extérieure argentine est multipliée par cinq (passant de 8 à 43 milliards de dollars), alors que la part des salaires dans le PNB (produit national brut) passe de 43 à 22%. La dictature mènera à la crise de la dette puis à l’entrée officielle du FMI aux commandes financières du pays. La sentence du Tribunal argentin, lourde de 195 pages, retrace l’histoire de cet endettement originel. Divers types d’acteurs sont mis en présence : côté argentin, on trouve dans les rôles principaux le président Videla, le ministre de l’économie "offert" par le Conseil des chefs d’entreprise, Martinez de la Hoz, et le directeur de la banque centrale, Domingo Cavallo (celui-là même qui a démissionné le 20 décembre 2001).On trouve ensuite le FMI, qui octroie un important prêt à l’Argentine dès 1976, apportant par là la garantie aux banques occidentales que le pays est un endroit privilégié pour recycler leurs surplus de pétrodollars. Mais le rôle du FMI ne s’arrête pas là, puisqu’on retrouve tout au long de la dictature Dante Simone, cadre du FMI au service du régime. Le FMI se justifie en affirmant qu’il avait octroyé un congé à Dante Simone et que celui-ci s’était mis à la disposition de la banque centrale du pays (p. 127 de la sentence). Cette dernière payait ainsi les frais de séjour et de logement de l’expert. Reste à savoir qui payait le salaire et si le congé était payé par le FMI...Quoi qu’il en soit, Dante Simone a rédigé un rapport adressé à Domingo Cavallo de la banque centrale argentine (on a retrouvé un double au FMI), rapport assurant que d’importantes marges existaient en matière d’endettement avant qu’un danger économique majeur ne survienne (p. 31 de la sentence). Et le rôle de M. Simone a clairement été de rechercher d’importants et discrets financements externes... Ces financements externes n’étaient de toute façon guère difficile à trouver, tant les banques occidentales, regorgeant de pétrodollars impossibles à placer suite à la crise dans les pays riches du Nord, étaient avides de débouchés nouveaux. L’enquête montre ainsi que la banque centrale argentine a pu réaliser des placements discrétionnaires auprès des banques américaines, ceci sans passer par l’accord du ministre de l’économie, mais en s’appuyant sur le généreux intermédiaire de la Federale Reserve américaine !L’entente entre ces différents protagonistes sera telle que des prêts bancaires octroyés à l’Argentine ne prendront jamais la direction du pays, mais seront directement détournés par les banques dans des paradis fiscaux au nom de sociétés-écrans. La dette n’a ainsi pas profité aux populations locales, mais bien au régime dictatorial et aux banques du Nord, apportant au passage un important soutien d’ingénierie financière.Le reste des fonds furent dilapidés dans de généreuses subventions aux grands groupes privés amis du ministre Martinez de la Hoz.Que se passe pour les nations qui ne se soumettent pas au diktat du pouvoir financiers ?Tentative de coup d’Etat si les politiques oublient pourquoi ils sont là et à qui ils ont fait allégeance, déstabilisations politiques par la propagande, révolutions colorées, créer des faux débats publics, dénigrements médiatiques, ‘’think thank’’ ‘’club de réflexion’’ et autre fondations aux desseins obscurs sont là pour donner crédit aux mensonges propagandistes. En Bolivie, le nouveau président Evo Morales entré en politique par voie syndicale, va en faire l’expérience de la non soumission au système et à l‘empire, lui qui sort du circuit habituel.Le Vénézuélien Chavez est un de ceux à qui les financiers n’ont pas fait de cadeau, jusqu’aux menaces d’assassinat, le dernier provenant de W. Bush.Les services de renseignements sont les instruments de cette politique de déstabilisation :Philip Agee est un ancien agent de la CIA [7] qui a quitté l’agence en 1967 après avoir perdu ses illusions en constatant que la CIA oeuvrait pour un statu quo dans la région. "J’ai commencé à réaliser que ce que nous faisions, mes collègues et moi, au sein de la CIA en Amérique latine n’était rien de plus que la continuation de pratiquement 500 ans d’exploitation et de génocide et ainsi de suite. J’ai commencé alors à penser à écrire un livre - chose impensable auparavant - pour expliquer les rouages." Le livre, "Inside the Company : CIA Diary" devint immédiatement un best-seller et fut publié dans plus de 30 langues. En 1978, trois ans après la publication du livre, Agee et un groupe de journalistes ont commencé à publier un bulletin "Covert Operations Information Bulletin" (bulletin des opérations clandestines" - appelé désormais Covert Action Quarterly [1] ) dans le cadre d’une "guérilla journalistique" visant à déstabiliser la CIA et à révéler ses activités.Sans surprise, les réactions du gouvernement des Etats-Unis et de la CIA en particulier devant le travail d’Agee ont été quelque peu agressives, et celui-ci a été contraint depuis les années 70 à partager son temps entre l’Allemagne et Cuba. Actuellement, il est représentant d’une société pétrolière canadienne en Amérique latine.Malgré la récente vague d’articles anti-Chavez dans les médias états-uniens, et les déclarations menaçantes de tout un ensemble de hauts représentants du Département d’Etat et de la Défense, Agee perçoit une stratégie plus cynique au Venezuela. S’appuyant sur les travaux de William I. Robinson sur l’intervention états-unienne au Nicaragua dans les années 80, et sur des documents récemment publiés qui détaillent les activités de la CIA et du gouvernement des Etats-Unis au Venezuela, Aggee suggère que la stratégie de la CIA de "promotion de la démocratie" est pleinement mise en oeuvre au Venezuela.Avant d’espérer tout changement réel dans la condition humaine, il est plus que nécessaire de changer le système bancaire et économique qui est à l’origine de toutes les grandes décisions et de l’avenir du monde par cette main mise sur le pouvoir absolu des oligarques intrinsèquement lié au pouvoir politique. Les politiques eux mêmes sont les victimes de ce système délétère. Certains en sont conscients et complices, d’autres feignent l’ignorance, mais les plus nuisibles et pernicieux sont les ultra-libéraux ‘’décomplexés’’ qui font la promotion de ce système à coup de mensonges, manipulations médiatiques, discours démagogiques, propos et comportements populistes. Ceux qui ont conduit la France en situation de quasi faillite, ne sont ni de gauche ni de droite, leur priorité est de servir un système auquel ils ont voué une allégeance absolue qui est nécessaire pour atteindre les plus hautes fonctions de responsabilités étatiques. Condition sans faille pour intégrer la famille politique, politiquement acceptable. Après l’ultra libéralisme décomplexé, dans le même objectif, les discours et déclarations décomplexées, phraséologies et vulgates ouvertement racistes et xénophobes, affichée et glorifiée par Sarkozy et ses semblables néo-conservateurs. Le but étant nul doute d’afficher ses convictions fussent-elles racistes, élitistes, ségrégationnistes ou négationnistes, leur volonté de pratiquer le déni de droit aux plus faibles résulte sans équivoques de convictions communes entre dogmes religieux et politiques. Des valeurs volontairement amalgamées, des projets politiques sublimés, des propos insultants, choquants revendiqués avec fierté sous prétexte de dire tout haut ce que les autres pensent tout bas.Une révolution mentale semble plus que jamais indispensable, afin de sortir de cette emprise financière, trouver les solutions alternatives pour offrir une harmonie et une paix sociale, plus que jamais nécessaire, si nous ne voulons pas être les témoins du plus grand génocide à l’échelle planétaire, latent. Le conflit Nord/Sud tant redouté, ne sera pas, mais celui du ’’Bien’’ contre le ’’Mal’’, lui aura bien lieu. Le ’’Bien’’ sera t-il incarné par les détenteurs du pouvoir financiers, et le ‘’Mal’’ par les soumis, les esclaves ? Ces derniers souvent amalgamés, volontairement confondus par l’Occident contre l’Orient, le monde chrétien contre le monde musulman ?Ceux qui ont depuis des siècles décidé du destin de l’humanité, ne vont plus se contenter de l’asservissement et de la soumission totale des hommes. Après avoir monopoliser le contrôle des échanges : la clé d’une main mise absolu sur toutes les transactions, contrôle et gestion de l économie mondiale. Après la stratification des couches sociales (castes sociales), l’atomisation des individus (société individualiste) , la destruction du multiculturalisme (globalisation culturelle), l’uniformisation de la pensée (la pensée unique), l’étape suivante devait être la gestion de la démographie mondiale (élimination des populations par des catastrophes économiques, ‘’naturelles’’ et souvent criminelles : guerres civiles (fomentées), endémies, épidémies... Les fléaux et les maux de l’humanité ne sont pas ceux désignés les responsables de la situation nauséeuse du monde, mais bien ces lignées de familles qui sont au sommet de la hiérarchie économique et sociale depuis des siècles.NOTES :[1] wikipedia[2] Autheman, André ; La Banque impériale ottomane, Paris : Comité pour l’Histoire économique et financière de la France, 1996.[3] L’histoire du contrôle (Article d’Alain Pilote, paru dans Vers Demain de juillet-août 1985.)[4] Eric Toussaint, auteur de " La Bourse ou la Vie. La finance contre les peuples " Co-Edition Luc Pire[5] http://www.amisdelaterre.org/publications/ publications_7.html#par2[6] Arnaud Zacharie Chercheur au CADTM[7] http://www.coy.org/vertactionquarterDimanche 25 Décembre 2005Zeynel CEKICISource : http://www.alterinfo.netDès lors, plus rien ne s’oppose à la dématérialisation totale, c’est-à-dire à la généralisation du système de dettes : les billets de banque sont des reconnaissances de dettes de la banque centrale, la monnaie scripturale est une dette de l’ensemble du système bancaire. Les sociétés ont définitivement conquis le pouvoir de créer de l’argent , de créer de l’avenir.’’ Cependant, dans la pratiques, les banques ont servi essentiellement à endetter les Etats : les Banques centrales [1] sont des organismes étatique en théorie (ou para-étatique) qui disposent en général des fonctions monopolistiques suivantes : émission de la monnaie ; banquier de l’Etat, et banquier des banques en tant que "prêteur en dernier ressort" ; gestion des réserves en devises et en or de la nation ; régulation et supervision de l’industrie bancaire ; fixation du taux d’intérêt officiel ("taux directeur" : taux auquel les banques commerciales se financent auprès de la banque centrale) pour maîtriser l’inflation et influer sur le taux de change de la devise nationale. Selon les libéraux, il n’y a aucune raison pour qu’existe un tel monopole, le pouvoir de "battre monnaie" étant trop sérieux pour être laissé à la merci des politiciens - la collusion de ces derniers avec les banques centrales étant à l’origine de toutes les catastrophes monétaires (voir Grande dépression, cycles), alors précisément que la mission d’une banque centrale consiste prétendument à maintenir la stabilité des prix et garantir la solidité de la monnaie. Il n’y a pas besoin de "politique" monétaire.Pour essayer de donner un sens aux décisions politiques, comprendre les raisons des conflits mondiaux ou régionaux, il est impératif d’appréhender les fondements du système économique moderne, qui aujourd’hui impose l’ouverture des frontières. Les règles sont toujours à l’avantage des initiateurs de cette ‘’ouverture’’ ou plus prosaïquement appelé mondialisation ou globalisation. Après avoir tracé des frontières artificielles, diviser les hommes, aujourd’hui pour les mêmes objectifs on impose la mondialisation tout en utilisant une méthode opposée. Cette mondialisation dans ses objectifs va plus loin que la volonté seule de contrôler l’économie : le but est d’avoir une main mise sur la culture et le savoir, condition pour une uniformisation des us et coutumes planétaires, soumettre les humains au diktat des détenteurs du pouvoir suprême, l‘argent , motivation et arme de l‘oligarchie. Le billet de banque a permis à des tiers de partager avec l’acheteur et le vendeur le bénéfice dégagé d‘une transaction, d‘une production ou tout simplement de l‘effort fourni.L’Objectif des banques centrales est dans la même logique, sauf que ces dernières ont un pouvoir ‘’supra étatique’’ : endetter les Etats pour les faire plier dans le sens de leurs intérêts (ceux qui auront pousser les États à faire les guerres en échange de soutien ). Napoléon en est un exemple criant, la Banque de France dans sa conception et sa réalisation fut le résultat d’une volonté de quelques familles. En échange de financement des campagnes militaires, l’empereur égocentrique concéda à quelques familles l’autorisation de créer la Banque de France : créée le 18 janvier 1800 (28 nivôse an VIII), cette initiative imputé à Napoléon, à peine installé au pouvoir, fait suite à une proposition du financier suisse Jean-Frédéric Perregaux. Celui-ci a fait fortune en spéculant sur les assignats de la Révolution. Ces billets sans valeur ont dégoûté les Français du papier-monnaie. Ils ont rapidement disparu et laissé la place aux pièces en or ou en argent. Sous le Directoire, tandis que les affaires reprennent, le manque de monnaie se fait sentir. Jean-Frédéric Perregaux fonde alors à Paris une banque de dépôts, la « Caisse des Comptes courants ». Avec un groupe d’amis banquiers, il propose au Premier Consul d’octroyer à son établissement l’autorisation d’imprimer à nouveau des billets de banque. Ce droit d’émission vise officiellement à collecter l’épargne et à augmenter la quantité de monnaie en circulation. C’est ainsi qu’est créée par décret la Banque de France. Le nouvel établissement absorbe la Caisse des Comptes courants et s’installe à son siège, l’hôtel de Toulouse, rue de la Vrillière.Actuellement, les gouverneurs de ces banques centrales sont nommés dans une opacité digne des sociétés secrètes, à l’instar de celle de la Banque d’Italie dont le gouverneur est souvent nommé à vie. D’ailleurs le gouvernement Berlusconi a eu énormément de mal à avoir la démission du gouverneur, impliqué dans des affaires financières.Si le but des banques centrales est d’endetter les Etats pour les contraire à adopter une politique non pour les intérêts du pays, mais ceux des financiers, quelles sont les responsabilités des hommes politiques et dirigeants qui se soumettent à cette règle ?Cette lutte des Financiers internationaux pour installer leur système frauduleux d’argent-dette a été particulièrement virulente aux Etats-Unis depuis le tout début de leur existence, où les faits montrent que plusieurs hommes d’Etat américains étaient bien au courant du système d’argent malhonnête que les Financiers voulaient imposer et de tous les malheurs qu’il entraînerait pour l’Amérique. Ces hommes d’Etat ont fait tout ce qui était en leur pouvoir pour conserver aux Etats-Unis un système d’argent honnête, libre du contrôle des Financiers. Les Financiers font tout pour tenir cachée cette facette de l’histoire des Etats-Unis, de peur que l’exemple de ces patriotes ne soit suivi encore aujourd’hui.La Banque centrale européenne (BCE) est la banque centrale chargée de la politique monétaire dans les 12 pays de la zone euro.La Federal Reserve Bank (appelée souvent Federal Reserve ou "Fed"), est la banque centrale des États-Unis, créée en 1913. En réalité, il s’agit d’une banque privée, propriété de banques nationales privées qui sont les actionnaires et pour le bénéfice privé desquelles elle opère. Comme on le dit parfois : la Fed n’est pas fédérale (c’est une société privée à but lucratif) et n’a pas de réserves.Les origines des banques sont certes à peu près connues mais les motivations elles le sont moins et qui plus est, dissimulées. Le mot banque apparaît dans la langue française au VX° siècles. Les banquiers du nord de l’Italie réalisaient leur travail dans des lieux ouverts et s’installaient sur des bancs, d’où dérive probablement le nom. Les trésoriers du Temple ont disparu avec lui ; d’autres tels les Médicis ouvrent des établissements bancaires dans les grandes villes, qui agissent en ambassades, voire même deviennent les financiers des souverains.. L’activité de changeur Change de monnaie s’était développée face à la prolifération des devises au sortir du bas moyen-âge. Les princes d’Europe ont besoin de ces devises autant que d’épices orientales pour financer les États et les conflits incessants : le florin a un cours extraordinaire. Auparavant, le dogme chrétien avilissait le contact avec l’argent. Se produit alors, avec l’essor du commerce pratiqué par les républiques maritimes italiennes, les galères de la Républiques de Venise ont des échanges actifs avec la Hanse , l’ouverture de sociétés commerciales dépassant les comptoirs : la première bourse voit le jour à Amsterdam, son nom vient de la famille Borsa . Enfin, l’activité de crédit , jusqu’alors exercée par la communauté juive compte tenu de la prohibition évoquée ci-dessus, cesse d’être tenue par eux seuls. Les Églises ouvrent des monts de piété permettant aux miséreux de convertir leurs biens en espèce sonnantes et trébuchantes.De la convergence de ces trois activités financières est né le monde contemporain de la banque, par concentrations successives.Les financiers aux services des idéologies ou les idéologies au service des financiers ?Ce qui c’est joué en France avec Napoléon n’est pas une exception, l’histoire montre à quel point les conditions dans lesquelles les banques centrales ont vu le jour sont troubles et obscures, toutes les nations modernes ont subi pareil chantage et menaces avant de céder au familles et groupes qui sont les vrais propriétaires de ces banques qui souvent portent à tort le nom du pays dans lequel ils sont, sans doute pour préserver l’ambiguïté de leur raison d’être.Historique de La Banque impériale ottomane [2]L’exemple de la banque Ottomane à lui seul démontre que les banques centrales existent non pas pour les intérêts de la nation dont il porte le nom en général, mais à l’affaiblir par l’endettement, comment expliquez l’ouverture de l’agence marseillaise de cette banque en 1916, alors que les Ottomans étaient en guerre avec la France ? La naissance de la Banque impériale ottomane fut l’aboutissement d’un contrat exécuté le 4 février 1863. Le contrat, conclu par les actionnaires de l’Ottoman Bank fondé en 1856 avec le capital britannique, les associés français nouvellement incorporés et le Gouvernement ottoman, fut immédiatement ratifié par le Sultan Abdulaziz, décidé à mettre fin à la crise financière qui sévissait dans tout l’Empire depuis la Guerre de Crimée. Ainsi la Banque impériale ottomane, qui se chargeait de l’héritage légué par l’Ottoman Bank, commençait à rendre ses services dans le secteur bancaire le 1er juin 1863.Les ottomans connaissaient le danger de ce système, pourtant ils ont fini par céder en espérant trouver le salut dans des promesses occidentales qui ne seront jamais tenues.Les USA aussi ont subi pareil chantage [3] :Nous sommes en 1750. Les Etats-Unis d’Amérique n’existent pas encore ; ce sont les 13 colonies sur le continent américain qui forment la « Nouvelle-Angleterre », possession de la mère-patrie, l’Angleterre. Benjamin Franklin écrivait de la population de ce temps : « Impossible de trouver de population plus heureuse et plus prospère sur toute la surface du globe. » Faisant rapport en Angleterre, on lui demanda le secret de cette prospérité dans les colonies, alors que la misère régnait dans la mère-patrie :« C’est bien simple, répondit Franklin. Dans les colonies, nous émettons notre propre papier-monnaie, nous l’appelons Colonial Script, et nous en émettons assez pour faire passer facilement tous les produits des producteurs aux consommateurs. Créant ainsi notre propre papier-monnaie, nous contrôlons notre pouvoir d’achat et nous n’avons aucun intérêt à payer à personne. »Les banquiers anglais, mis au courant, firent adopter par le Parlement anglais une loi défendant aux colonies de se servir de leur monnaie script et leur ordonnant de se servir uniquement de la monnaie-dette d’or et d’argent des banquiers qui était fournie en quantité insuffisante. La circulation monétaire dans les colonies se trouva ainsi diminuée de moitié.« En un an, dit Franklin, les conditions changèrent tellement que l’ère de prospérité se termina, et une dépression s’installa, à tel point que les rues des colonies étaient remplies de chômeurs. »Alors advint la guerre contre l’Angleterre et la déclaration d’indépendance des Etats-Unis, en 1776. Les manuels d’histoire enseignent faussement que la Révolution Américaine était due à la taxe sur le thé. Mais Franklin déclara : « Les colonies auraient volontiers supporté l’insignifiante taxe sur le thé et autres articles, sans la pauvreté causée par la mauvaise influence des banquiers anglais sur le Parlement : ce qui a créé dans les colonies la haine de l’Angleterre et causé la guerre de la Révolution. »Les Pères Fondateurs des Etats-Unis, ayant tous ces faits en mémoire, et pour se protéger de l’exploitation des banquiers internationaux, prirent bien soin de stipuler clairement dans la Constitution américaine, signée à Philadelphie en 1787, dans l’article 1, section 8, paragraphe 5 : « C’est au Congrès qu’appartiendra le droit de frapper l’argent et d’en régler la valeur. »La banque des banquiersMais les banquiers ne lâchèrent pas le morceau. Leur représentant, Alexander Hamilton, fut nommé Secrétaire du Trésor (l’équivalent de notre ministre des Finances) dans le cabinet de George Washington, et se fit l’avocat d’une banque nationale privée et de la création d’un argent-dette avec de faux arguments, tels que : « Une dette nationale, pourvu qu’elle ne soit pas excessive, est une bénédiction nationale... Le gouvernement se montrera sage en renonçant à l’usage d’un expédient aussi séduisant et dangereux, soit d’émettre son propre papier-monnaie. » Hamilton leur fit aussi accroire que seul l’argent/dette des banques privées était valable pour les transactions avec les pays étrangers.Thomas Jefferson, le Secrétaire d’Etat, était fortement opposé à ce projet, mais le président Washington se laissa finalement convaincre par les arguments d’Hamilton. Une banque nationale fut donc créée en 1791, la « Bank of the United States », avec une charte d’une durée de 20 ans. Quoique nommée « Banque des Etats-Unis », elle était plus véritablement la « banque des banquiers », puisqu’elle n’appartenait pas du tout à la nation, au gouvernement américain, mais aux individus détenteurs des actions de la banque, les banquiers privés. Le nom de « banque des Etats-Unis » fut délibérément choisi dans le but de laisser croire à la population américaine qu’elle était propriétaire de la banque, ce qui n’était pas du tout le cas. La charte expira en 1811 et le Congrès vota contre son renouvellement, grâce à l&a
Chronique du monopole du pouvoir décisionnaire et l’asservissement par l’endettement.
Officiellement, ‘’la création des banques centrales est un compromis historique : le souverain émet, contrôle, garantit la monnaie ; les marchands et les banquiers acquièrent la sécurité d’un prêteur en dernier ressort et d’une monnaie reconnue à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.Dès lors, plus rien ne s’oppose à la dématérialisation totale, c’est-à-dire à la généralisation du système de dettes : les billets de banque sont des reconnaissances de dettes de la banque centrale, la monnaie scripturale est une dette de l’ensemble du système bancaire. Les sociétés ont définitivement conquis le pouvoir de créer de l’argent , de créer de l’avenir.’’ Cependant, dans la pratiques, les banques ont servi essentiellement à endetter les Etats : les Banques centrales [1] sont des organismes étatique en théorie (ou para-étatique) qui disposent en général des fonctions monopolistiques suivantes : émission de la monnaie ; banquier de l’Etat, et banquier des banques en tant que "prêteur en dernier ressort" ; gestion des réserves en devises et en or de la nation ; régulation et supervision de l’industrie bancaire ; fixation du taux d’intérêt officiel ("taux directeur" : taux auquel les banques commerciales se financent auprès de la banque centrale) pour maîtriser l’inflation et influer sur le taux de change de la devise nationale. Selon les libéraux, il n’y a aucune raison pour qu’existe un tel monopole, le pouvoir de "battre monnaie" étant trop sérieux pour être laissé à la merci des politiciens - la collusion de ces derniers avec les banques centrales étant à l’origine de toutes les catastrophes monétaires (voir Grande dépression, cycles), alors précisément que la mission d’une banque centrale consiste prétendument à maintenir la stabilité des prix et garantir la solidité de la monnaie. Il n’y a pas besoin de "politique" monétaire.Pour essayer de donner un sens aux décisions politiques, comprendre les raisons des conflits mondiaux ou régionaux, il est impératif d’appréhender les fondements du système économique moderne, qui aujourd’hui impose l’ouverture des frontières. Les règles sont toujours à l’avantage des initiateurs de cette ‘’ouverture’’ ou plus prosaïquement appelé mondialisation ou globalisation. Après avoir tracé des frontières artificielles, diviser les hommes, aujourd’hui pour les mêmes objectifs on impose la mondialisation tout en utilisant une méthode opposée. Cette mondialisation dans ses objectifs va plus loin que la volonté seule de contrôler l’économie : le but est d’avoir une main mise sur la culture et le savoir, condition pour une uniformisation des us et coutumes planétaires, soumettre les humains au diktat des détenteurs du pouvoir suprême, l‘argent , motivation et arme de l‘oligarchie. Le billet de banque a permis à des tiers de partager avec l’acheteur et le vendeur le bénéfice dégagé d‘une transaction, d‘une production ou tout simplement de l‘effort fourni.L’Objectif des banques centrales est dans la même logique, sauf que ces dernières ont un pouvoir ‘’supra étatique’’ : endetter les Etats pour les faire plier dans le sens de leurs intérêts (ceux qui auront pousser les États à faire les guerres en échange de soutien ). Napoléon en est un exemple criant, la Banque de France dans sa conception et sa réalisation fut le résultat d’une volonté de quelques familles. En échange de financement des campagnes militaires, l’empereur égocentrique concéda à quelques familles l’autorisation de créer la Banque de France : créée le 18 janvier 1800 (28 nivôse an VIII), cette initiative imputé à Napoléon, à peine installé au pouvoir, fait suite à une proposition du financier suisse Jean-Frédéric Perregaux. Celui-ci a fait fortune en spéculant sur les assignats de la Révolution. Ces billets sans valeur ont dégoûté les Français du papier-monnaie. Ils ont rapidement disparu et laissé la place aux pièces en or ou en argent. Sous le Directoire, tandis que les affaires reprennent, le manque de monnaie se fait sentir. Jean-Frédéric Perregaux fonde alors à Paris une banque de dépôts, la « Caisse des Comptes courants ». Avec un groupe d’amis banquiers, il propose au Premier Consul d’octroyer à son établissement l’autorisation d’imprimer à nouveau des billets de banque. Ce droit d’émission vise officiellement à collecter l’épargne et à augmenter la quantité de monnaie en circulation. C’est ainsi qu’est créée par décret la Banque de France. Le nouvel établissement absorbe la Caisse des Comptes courants et s’installe à son siège, l’hôtel de Toulouse, rue de la Vrillière.Actuellement, les gouverneurs de ces banques centrales sont nommés dans une opacité digne des sociétés secrètes, à l’instar de celle de la Banque d’Italie dont le gouverneur est souvent nommé à vie. D’ailleurs le gouvernement Berlusconi a eu énormément de mal à avoir la démission du gouverneur, impliqué dans des affaires financières.Si le but des banques centrales est d’endetter les Etats pour les contraire à adopter une politique non pour les intérêts du pays, mais ceux des financiers, quelles sont les responsabilités des hommes politiques et dirigeants qui se soumettent à cette règle ?Cette lutte des Financiers internationaux pour installer leur système frauduleux d’argent-dette a été particulièrement virulente aux Etats-Unis depuis le tout début de leur existence, où les faits montrent que plusieurs hommes d’Etat américains étaient bien au courant du système d’argent malhonnête que les Financiers voulaient imposer et de tous les malheurs qu’il entraînerait pour l’Amérique. Ces hommes d’Etat ont fait tout ce qui était en leur pouvoir pour conserver aux Etats-Unis un système d’argent honnête, libre du contrôle des Financiers. Les Financiers font tout pour tenir cachée cette facette de l’histoire des Etats-Unis, de peur que l’exemple de ces patriotes ne soit suivi encore aujourd’hui.La Banque centrale européenne (BCE) est la banque centrale chargée de la politique monétaire dans les 12 pays de la zone euro.La Federal Reserve Bank (appelée souvent Federal Reserve ou "Fed"), est la banque centrale des États-Unis, créée en 1913. En réalité, il s’agit d’une banque privée, propriété de banques nationales privées qui sont les actionnaires et pour le bénéfice privé desquelles elle opère. Comme on le dit parfois : la Fed n’est pas fédérale (c’est une société privée à but lucratif) et n’a pas de réserves.Les origines des banques sont certes à peu près connues mais les motivations elles le sont moins et qui plus est, dissimulées. Le mot banque apparaît dans la langue française au VX° siècles. Les banquiers du nord de l’Italie réalisaient leur travail dans des lieux ouverts et s’installaient sur des bancs, d’où dérive probablement le nom. Les trésoriers du Temple ont disparu avec lui ; d’autres tels les Médicis ouvrent des établissements bancaires dans les grandes villes, qui agissent en ambassades, voire même deviennent les financiers des souverains.. L’activité de changeur Change de monnaie s’était développée face à la prolifération des devises au sortir du bas moyen-âge. Les princes d’Europe ont besoin de ces devises autant que d’épices orientales pour financer les États et les conflits incessants : le florin a un cours extraordinaire. Auparavant, le dogme chrétien avilissait le contact avec l’argent. Se produit alors, avec l’essor du commerce pratiqué par les républiques maritimes italiennes, les galères de la Républiques de Venise ont des échanges actifs avec la Hanse , l’ouverture de sociétés commerciales dépassant les comptoirs : la première bourse voit le jour à Amsterdam, son nom vient de la famille Borsa . Enfin, l’activité de crédit , jusqu’alors exercée par la communauté juive compte tenu de la prohibition évoquée ci-dessus, cesse d’être tenue par eux seuls. Les Églises ouvrent des monts de piété permettant aux miséreux de convertir leurs biens en espèce sonnantes et trébuchantes.De la convergence de ces trois activités financières est né le monde contemporain de la banque, par concentrations successives.Les financiers aux services des idéologies ou les idéologies au service des financiers ?Ce qui c’est joué en France avec Napoléon n’est pas une exception, l’histoire montre à quel point les conditions dans lesquelles les banques centrales ont vu le jour sont troubles et obscures, toutes les nations modernes ont subi pareil chantage et menaces avant de céder au familles et groupes qui sont les vrais propriétaires de ces banques qui souvent portent à tort le nom du pays dans lequel ils sont, sans doute pour préserver l’ambiguïté de leur raison d’être.Historique de La Banque impériale ottomane [2]L’exemple de la banque Ottomane à lui seul démontre que les banques centrales existent non pas pour les intérêts de la nation dont il porte le nom en général, mais à l’affaiblir par l’endettement, comment expliquez l’ouverture de l’agence marseillaise de cette banque en 1916, alors que les Ottomans étaient en guerre avec la France ? La naissance de la Banque impériale ottomane fut l’aboutissement d’un contrat exécuté le 4 février 1863. Le contrat, conclu par les actionnaires de l’Ottoman Bank fondé en 1856 avec le capital britannique, les associés français nouvellement incorporés et le Gouvernement ottoman, fut immédiatement ratifié par le Sultan Abdulaziz, décidé à mettre fin à la crise financière qui sévissait dans tout l’Empire depuis la Guerre de Crimée. Ainsi la Banque impériale ottomane, qui se chargeait de l’héritage légué par l’Ottoman Bank, commençait à rendre ses services dans le secteur bancaire le 1er juin 1863.Les ottomans connaissaient le danger de ce système, pourtant ils ont fini par céder en espérant trouver le salut dans des promesses occidentales qui ne seront jamais tenues.Les USA aussi ont subi pareil chantage [3] :Nous sommes en 1750. Les Etats-Unis d’Amérique n’existent pas encore ; ce sont les 13 colonies sur le continent américain qui forment la « Nouvelle-Angleterre », possession de la mère-patrie, l’Angleterre. Benjamin Franklin écrivait de la population de ce temps : « Impossible de trouver de population plus heureuse et plus prospère sur toute la surface du globe. » Faisant rapport en Angleterre, on lui demanda le secret de cette prospérité dans les colonies, alors que la misère régnait dans la mère-patrie :« C’est bien simple, répondit Franklin. Dans les colonies, nous émettons notre propre papier-monnaie, nous l’appelons Colonial Script, et nous en émettons assez pour faire passer facilement tous les produits des producteurs aux consommateurs. Créant ainsi notre propre papier-monnaie, nous contrôlons notre pouvoir d’achat et nous n’avons aucun intérêt à payer à personne. »Les banquiers anglais, mis au courant, firent adopter par le Parlement anglais une loi défendant aux colonies de se servir de leur monnaie script et leur ordonnant de se servir uniquement de la monnaie-dette d’or et d’argent des banquiers qui était fournie en quantité insuffisante. La circulation monétaire dans les colonies se trouva ainsi diminuée de moitié.« En un an, dit Franklin, les conditions changèrent tellement que l’ère de prospérité se termina, et une dépression s’installa, à tel point que les rues des colonies étaient remplies de chômeurs. »Alors advint la guerre contre l’Angleterre et la déclaration d’indépendance des Etats-Unis, en 1776. Les manuels d’histoire enseignent faussement que la Révolution Américaine était due à la taxe sur le thé. Mais Franklin déclara : « Les colonies auraient volontiers supporté l’insignifiante taxe sur le thé et autres articles, sans la pauvreté causée par la mauvaise influence des banquiers anglais sur le Parlement : ce qui a créé dans les colonies la haine de l’Angleterre et causé la guerre de la Révolution. »Les Pères Fondateurs des Etats-Unis, ayant tous ces faits en mémoire, et pour se protéger de l’exploitation des banquiers internationaux, prirent bien soin de stipuler clairement dans la Constitution américaine, signée à Philadelphie en 1787, dans l’article 1, section 8, paragraphe 5 : « C’est au Congrès qu’appartiendra le droit de frapper l’argent et d’en régler la valeur. »La banque des banquiersMais les banquiers ne lâchèrent pas le morceau. Leur représentant, Alexander Hamilton, fut nommé Secrétaire du Trésor (l’équivalent de notre ministre des Finances) dans le cabinet de George Washington, et se fit l’avocat d’une banque nationale privée et de la création d’un argent-dette avec de faux arguments, tels que : « Une dette nationale, pourvu qu’elle ne soit pas excessive, est une bénédiction nationale... Le gouvernement se montrera sage en renonçant à l’usage d’un expédient aussi séduisant et dangereux, soit d’émettre son propre papier-monnaie. » Hamilton leur fit aussi accroire que seul l’argent/dette des banques privées était valable pour les transactions avec les pays étrangers.Thomas Jefferson, le Secrétaire d’Etat, était fortement opposé à ce projet, mais le président Washington se laissa finalement convaincre par les arguments d’Hamilton. Une banque nationale fut donc créée en 1791, la « Bank of the United States », avec une charte d’une durée de 20 ans. Quoique nommée « Banque des Etats-Unis », elle était plus véritablement la « banque des banquiers », puisqu’elle n’appartenait pas du tout à la nation, au gouvernement américain, mais aux individus détenteurs des actions de la banque, les banquiers privés. Le nom de « banque des Etats-Unis » fut délibérément choisi dans le but de laisser croire à la population américaine qu’elle était propriétaire de la banque, ce qui n’était pas du tout le cas. La charte expira en 1811 et le Congrès vota contre son renouvellement, grâce à l’influence de Jefferson et d’Andrew Jackson :« Si le Congrès, dit Jackson, a le droit d’après la Constitution d’émettre du papier-monnaie, ce droit leur a été donné pour être utilisé par eux seuls, non pas pour être délégué à des individus ou des compagnies privées. »Ainsi se terminait l’histoire de la première Banque des Etats-Unis, mais les banquiers n’avaient pas dit leur dernier mot.Les banquiers déclenchent la guerreNathan Rothschild, de la Banque d’Angleterre, lança un ultimatum : « Ou bien le renouvellement de la charte est accordé, ou bien les Etats-Unis sont impliqués dans une guerre très désastreuse. » Jackson et les patriotes américains ne se doutaient pas que le pouvoir des banquiers pouvait s’étendre jusque-là. « Vous êtes un repaire de voleurs, de vipères, leur dit le président Jackson. J’ai l’intention de vous déloger, et par le Dieu Eternel, je le ferai ! » Nathan Rothschild émit des ordres : « Donnez une leçon à ces impudents Américains. Ramenez-les au statut de colonie. »Le gouvernement anglais déclencha la guerre de 1812 contre les Etats-Unis. Le plan de Rothschild était d’appauvrir les Américains par la guerre à un tel point qu’ils seraient obligés de demander de l’aide financière... qui bien sûr ne serait accordée qu’en retour du renouvellement de la charte de la « Bank of the United States ». Il y eut des milliers de morts, mais qu’importe à Rothschild ? Il avait atteint son but : la charte fut renouvelée en 1816.On assassine Abraham LincolnAbraham Lincoln fut élu Président des Etats-Unis en 1860 avec la promesse d’abolir l’esclavage des Noirs. 11 Etats du Sud, favorables à l’esclavage des Noirs, décidèrent donc de quitter l’Union, de se séparer des Etats-Unis : ce fut le début de la Guerre de Sécession, ou Guerre Civile Américaine (1861-65). Lincoln, étant à court d’argent pour financer les armées du Nord, partit voir les banquiers de new-York, qui lui offrirent de l’argent à des taux allant de 24 à 36%. Lincoln refusa, sachant parfaitement que c’était de l’usure et que cela mènerait les Etats-Unis à la ruine. Mais son problème d’argent n’était pas réglé pour autant.Son ami de Chicago, le Colonel Dick Taylor, vint à la rescousse et lui suggéra la solution : « Que le Congrès passe une loi autorisant l’émission de billets du Trésor ayant plein cours légal, payez vos soldats avec ces billets, allez de l’avant et gagnez votre guerrre. »C’est ce que Lincoln fit, et il gagna la guerre : de 1862 à 1863, Lincoln fit émettre 450 millions $ de « greenbacks » (appelés ainsi par la population parce qu’ils étaient imprimés avec de l’encre verte au verso).Lincoln appela ces greenbacks « la plus grande bénédiction que le peuple américain ait jamais eue. » Bénédiction pour tous, sauf pour les banquiers, puisque cela mettait fin à leur « racket » du vol du créditde la nation et de création d’argent avec intérêt. Ils mirent donc tout en oeuvre pour saboter l’oeuvre de Lincoln. Lord Goschen, porte-parole des Financiers, écrivit dans le London Times (citation tirée de Who Rules America, par C. K. Howe, et reproduite dans Lincoln Money Martyred, par R. E. Search) :« Si cette malveillante politique financière provenant de la République nord-américaine devait s’installer pour de bon, alors, ce gouvernement fournira sa propre monnaie sans frais. Il s’acquittera de ses dettes et sera sans aucune dette. Il aura tout l’argent néces saire pour mener son commerce. Il deviendra prospère à un niveau sans précédent dans toute l’histoire de la civilisation. Ce gouvernement doit être détruit, ou il détruira toute monarchie sur ce globe. » (La monarchie des contrôleurs du crédit.)Tout d’abord, dans le but de discréditer les greenbacks, les banquiers persuadèrent le Congrès de voter , en février 1862, la « Clause d’Exception », qui stipulait que les greenbacks ne pouvaient être utilisés pour payer l’intérêt sur la dette nationale. Ensuite, ayant financé l’élection d’assez de sénateurs et de députés, les banquiers firent voter par le Congrès en 1863 le retrait de la loi des Greenbacks et son remplacement par le National Banking Act (Loi des Banques Nationales, où l’argent serait créé avec intérêt par des compagnies privées).Cette loi stipulait aussi que les greenbacks seraient immédiatement retirés de la circulation aussitôt leur retour au Trésor pour paiement des taxes. Lincoln protesta énergiquement, mais son objectif le plus pressant était de gagner la guerre et de sauver l’Union, ce qui l’obligea à remettre après la guerre le veto qu’il projetait contre cette loi et l’action qu’il entendait prendre contre les banquiers. Lincoln déclara tout de même : « J’ai deux grands ennemis : l’armée du Sud en face et les banquiers en arrière. Et des deux, ce sont les banquiers qui sont mes pires ennemis. ».Bretton Woods : Naissance du FMI et de la Banque mondiale [4]Le 30 juin 1944, le soir, deux trains spéciaux quittaient Washington et Atlantic City. Ils étaient bourrés de centaines de messieurs bien habillés (il y avait peu de femmes), en costume " bon chic bon genre ". Ils conversaient en un si grand nombre de langues européennes que les reporters locaux baptisèrent la procession " la Tour de Babel sur roues ".Leur destination était la localité de Bretton Woods, située dans les pittoresques montagnes du New Hampshire. Ils devaient y assister à la Conférence monétaire et financière des Nations unies.Cette rencontre de quarante-quatre pays avait été mise sur pied par le Président Franklin D. Roosevelt. L’objectif était d’établir les règles d’un nouvel ordre économique international pour l’après-guerre.La séance inaugurale de la conférence eut lieu dans la grande salle de bal de l’hôtel Washington qui pouvait facilement contenir les centaines de délégués. Henry Morgenthau, secrétaire au Trésor des Etats-Unis et président de la conférence, lut un message de bienvenue de Roosevelt. Le discours d’ouverture de Morgenthau donna le ton de la réunion et, en fait, en incarna l’esprit. Il envisageait " la création d’une économie mondiale dynamique dans laquelle les peuples de chaque nation seront en mesure de réaliser leurs potentialités dans la paix et de jouir toujours davantage des fruits du progrès matériel sur une Terre bénie par des richesses naturelles infinies. " Il mit l’accent sur " l’axiome économique élémentaire que la prospérité n’a pas de limite fixe. Elle n’est pas une substance finie qu’on puisse diminuer en la divisant ". Et il conclut ainsi : " La chance qui s’offre à nous, a été achetée dans le sang. Faisons-lui honneur en montrant notre foi dans un avenir commun ".Les sept cents délégués se levèrent pendant que l’orchestre jouait le " Star Spangled Banner " (la Bannière étoilée).Ce discours consensuel dissimulait les âpres discussions qui se déroulaient depuis des mois entre les chefs des délégations britannique (Lord J.M. Keynes en premier lieu) et américaine (H. Morgenthau). Les Etats-Unis voulant assurer définitivement leur suprématie sur le monde par rapport aux Britanniques. Le débat entre Américains et Britanniques avait été lancé dès avant l’entrée en guerre des Etats-Unis. W. Churchill avait déclaré au président Roosevelt : " Je pense que vous souhaitez abolir l’Empire britannique. (...) Tous vos dires le confirment. Malgré cela, nous savons que vous êtes notre seul espoir. Et vous savez que nous le savons. Sans l’Amérique, l’Empire britannique ne pourra pas tenir bon " (cité par George et Sabelli, 1994, p. 31). Les Etats-Unis réalisèrent leur objectif et les positions que J.M. Keynes défendit à Bretton Woods, bien que louées officiellement, furent marginalisées par H. Morgenthau.La rédaction des statuts du Fonds Monétaire International occupa presque exclusivement les premières semaines de réunion. Ses dispositions étaient également en discussion depuis des mois. L’objectif premier des Etats-Unis était concentré sur la mise sur pied d’un système garantissant la stabilité financière de l’après-guerre : plus jamais de dévaluations concurrentielles, de restriction des échanges, de quotas d’importation et tout autre dispositif étouffant le commerce. Les Etats-Unis voulaient le libre-échange sans discrimination à l’égard de leurs produits - demande incontournable dans le sens où ils étaient alors le seul pays du Nord à disposer d’un excédent de denrées. Ils recherchaient ensuite un climat favorable à leurs investissements dans les économies étrangères et enfin, le libre accès aux matières premières, accès bloqué précédemment par les empires coloniaux européens.La Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement - la Banque mondiale, comme on l’appelle - était une institution sans précédent. Sa structure fondamentale, telle qu’élaborée dans les Articles de sa Convention, est restée inchangée.Les buts principaux de la Banque étaient de " porter assistance à la reconstruction et au développement des territoires des nations-membres en facilitant l’investissement de capital dans un but productif " et " de promouvoir une croissance équilibrée du commerce international à longue échéance... " (article I).Critique de la Banque mondiale et du FMI [5]Rappels historiques :A ses débuts (1945), la Banque Internationale pour la Reconstruction et de Développement (BIRD) finançait les infrastructures de l’Europe dévastée par la guerre. Elle a ensuite étendu ses activités aux pays en voie de développement.A la BIRD est venue se joindre l’IDA, Association Internationale pour le Développement, formant ainsi la Banque mondiale.De ses origines jusqu’en 1993, la Banque mondiale a prêté 313 milliards de dollars, auxquels il convient d’ajouter des dizaines d’autres milliards en cofinancement. Elle a traité ainsi environ 6 000 projets. Pour réaliser ces projets, les entreprises et les consultants ont signé pour plus de 212 milliards de dollars de contrats. La Banque mondiale emprunte sur les marchés financiers la plus grande partie des fonds qu’elle prête. Elle ne peut pas faire faillite car ses prêts sont garantis par les gouvernements du monde entier.Elle engage 2,5 milliards de dollars toutes les heures. Ses profits annuels dépassent toujours le milliard et ses réserves sont de l’ordre de 17 milliards de dollars.Principales critiques :a- De nombreux projets de la Banque ont entraîné des dommages écologiques irréversibles et déplacé déjà des millions de personnes. 800.000 seront encore déplacées entre 1994 et 1997. Plusieurs dizaines de pays du Sud et de l’Est sont sous tutelle de la Banque mondiale. Faute de pouvoir trouver sur les places financières des sources de prêts, les pays à monnaie faible dont la balance commerciale est déficitaire n’ont guère le choix : ils ne peuvent s’adresser qu’à la Banque mondiale. Celle-ci impose à des gouvernements qu’elle qualifie de "prodigues" (et qui le sont parfois) et incapables (ils le sont aussi parfois) une nécessaire "discipline" en réorientant les économies vers les secteurs d’exportation et en comprimant sévèrement les dépenses publiques - en particulier dans les domaines sociaux. De ce fait la Banque mondiale n’est plus seulement "une institution à caractère purement économique", mais, à travers les conditions des prêts qu’elle accorde, elle se substitue de plus en plus aux États.Quand la somme des budgets de l’éducation en Afrique est réduite de 11 à 7 milliards de dollars en 10 ans ; quand 30.000 professionnels de la santé quittent ce continent parce qu’ils n’arrivent plus à y exercer leur métier,... les conséquences ne sont pas purement économiques ; quand pour un prêt de quelques millions de dollars, un pays doit souscrire à quarante pages de conditions détaillées, touchant les domaines les plus variés, on déborde sûrement le cadre purement économique... et certains critiques n’hésitent pas à parler de dictature. La Banque mondiale par l’importance qu’elle a acquise a pris la place, laissée vide il est vrai, des pays riches et industriels en matière de politique Nord - Sud et Nord - Est. Lesdits pays en sont arrivés à se considérer comme dégagés de leurs responsabilités à l’égard des pauvres et des moins riches. La Banque n’est soumise à aucun contrôle démocratique et son Conseil d’Administration, censé représenter l’ensemble des intérêts des pays membres, reflète essentiellement ceux des pays riches et des élites du Sud... Aucun code déontologique n’oblige les technocrates de la Banque à se conformer à des normes éthiques. C’est une notion qui n’existe pas. L’organisation est telle que l’institution ne sera jamais sanctionnée, que ce soit par les membres ou par le marché financier. Elle est protégée de tous côtés. La formule de la Banque mondiale est idéale (pour elle) : pas de risques et des profits garantis.Aux origines de la crise d’endettement argentine : un mécanisme bien huilé de décapitalisation [6]Des preuves existent désormais, fruit d’une enquête judiciaire de 18 ans faisant suite à une procédure déposée par un journaliste, Alejandro Olmos, dès 1982 : la crise de la dette argentine a pour origine un mécanisme de dilapidation et de détournements de fonds mettant en scène le gouvernement argentin, le FMI, les banques privées du Nord et la Federal Reserve américaine. C’est pourquoi la Cour Fédérale argentine a, en juillet 2000, déclaré "illégitime" la dette contractée par le régime Videla, car contraire à la législation et à la Constitution du pays. Le Tribunal a recommandé au Congrès d’utiliser cette sentence pour négocier l’annulation de cette dette odieuse.Retour sur les faits : en 1976, la junte militaire de Videla prend le pouvoir et instaure une dictature qui durera jusqu’en 1983. Durant cette période, la dette extérieure argentine est multipliée par cinq (passant de 8 à 43 milliards de dollars), alors que la part des salaires dans le PNB (produit national brut) passe de 43 à 22%. La dictature mènera à la crise de la dette puis à l’entrée officielle du FMI aux commandes financières du pays. La sentence du Tribunal argentin, lourde de 195 pages, retrace l’histoire de cet endettement originel. Divers types d’acteurs sont mis en présence : côté argentin, on trouve dans les rôles principaux le président Videla, le ministre de l’économie "offert" par le Conseil des chefs d’entreprise, Martinez de la Hoz, et le directeur de la banque centrale, Domingo Cavallo (celui-là même qui a démissionné le 20 décembre 2001).On trouve ensuite le FMI, qui octroie un important prêt à l’Argentine dès 1976, apportant par là la garantie aux banques occidentales que le pays est un endroit privilégié pour recycler leurs surplus de pétrodollars. Mais le rôle du FMI ne s’arrête pas là, puisqu’on retrouve tout au long de la dictature Dante Simone, cadre du FMI au service du régime. Le FMI se justifie en affirmant qu’il avait octroyé un congé à Dante Simone et que celui-ci s’était mis à la disposition de la banque centrale du pays (p. 127 de la sentence). Cette dernière payait ainsi les frais de séjour et de logement de l’expert. Reste à savoir qui payait le salaire et si le congé était payé par le FMI...Quoi qu’il en soit, Dante Simone a rédigé un rapport adressé à Domingo Cavallo de la banque centrale argentine (on a retrouvé un double au FMI), rapport assurant que d’importantes marges existaient en matière d’endettement avant qu’un danger économique majeur ne survienne (p. 31 de la sentence). Et le rôle de M. Simone a clairement été de rechercher d’importants et discrets financements externes... Ces financements externes n’étaient de toute façon guère difficile à trouver, tant les banques occidentales, regorgeant de pétrodollars impossibles à placer suite à la crise dans les pays riches du Nord, étaient avides de débouchés nouveaux. L’enquête montre ainsi que la banque centrale argentine a pu réaliser des placements discrétionnaires auprès des banques américaines, ceci sans passer par l’accord du ministre de l’économie, mais en s’appuyant sur le généreux intermédiaire de la Federale Reserve américaine !L’entente entre ces différents protagonistes sera telle que des prêts bancaires octroyés à l’Argentine ne prendront jamais la direction du pays, mais seront directement détournés par les banques dans des paradis fiscaux au nom de sociétés-écrans. La dette n’a ainsi pas profité aux populations locales, mais bien au régime dictatorial et aux banques du Nord, apportant au passage un important soutien d’ingénierie financière.Le reste des fonds furent dilapidés dans de généreuses subventions aux grands groupes privés amis du ministre Martinez de la Hoz.Que se passe pour les nations qui ne se soumettent pas au diktat du pouvoir financiers ?Tentative de coup d’Etat si les politiques oublient pourquoi ils sont là et à qui ils ont fait allégeance, déstabilisations politiques par la propagande, révolutions colorées, créer des faux débats publics, dénigrements médiatiques, ‘’think thank’’ ‘’club de réflexion’’ et autre fondations aux desseins obscurs sont là pour donner crédit aux mensonges propagandistes. En Bolivie, le nouveau président Evo Morales entré en politique par voie syndicale, va en faire l’expérience de la non soumission au système et à l‘empire, lui qui sort du circuit habituel.Le Vénézuélien Chavez est un de ceux à qui les financiers n’ont pas fait de cadeau, jusqu’aux menaces d’assassinat, le dernier provenant de W. Bush.Les services de renseignements sont les instruments de cette politique de déstabilisation :Philip Agee est un ancien agent de la CIA [7] qui a quitté l’agence en 1967 après avoir perdu ses illusions en constatant que la CIA oeuvrait pour un statu quo dans la région. "J’ai commencé à réaliser que ce que nous faisions, mes collègues et moi, au sein de la CIA en Amérique latine n’était rien de plus que la continuation de pratiquement 500 ans d’exploitation et de génocide et ainsi de suite. J’ai commencé alors à penser à écrire un livre - chose impensable auparavant - pour expliquer les rouages." Le livre, "Inside the Company : CIA Diary" devint immédiatement un best-seller et fut publié dans plus de 30 langues. En 1978, trois ans après la publication du livre, Agee et un groupe de journalistes ont commencé à publier un bulletin "Covert Operations Information Bulletin" (bulletin des opérations clandestines" - appelé désormais Covert Action Quarterly [1] ) dans le cadre d’une "guérilla journalistique" visant à déstabiliser la CIA et à révéler ses activités.Sans surprise, les réactions du gouvernement des Etats-Unis et de la CIA en particulier devant le travail d’Agee ont été quelque peu agressives, et celui-ci a été contraint depuis les années 70 à partager son temps entre l’Allemagne et Cuba. Actuellement, il est représentant d’une société pétrolière canadienne en Amérique latine.Malgré la récente vague d’articles anti-Chavez dans les médias états-uniens, et les déclarations menaçantes de tout un ensemble de hauts représentants du Département d’Etat et de la Défense, Agee perçoit une stratégie plus cynique au Venezuela. S’appuyant sur les travaux de William I. Robinson sur l’intervention états-unienne au Nicaragua dans les années 80, et sur des documents récemment publiés qui détaillent les activités de la CIA et du gouvernement des Etats-Unis au Venezuela, Aggee suggère que la stratégie de la CIA de "promotion de la démocratie" est pleinement mise en oeuvre au Venezuela.Avant d’espérer tout changement réel dans la condition humaine, il est plus que nécessaire de changer le système bancaire et économique qui est à l’origine de toutes les grandes décisions et de l’avenir du monde par cette main mise sur le pouvoir absolu des oligarques intrinsèquement lié au pouvoir politique. Les politiques eux mêmes sont les victimes de ce système délétère. Certains en sont conscients et complices, d’autres feignent l’ignorance, mais les plus nuisibles et pernicieux sont les ultra-libéraux ‘’décomplexés’’ qui font la promotion de ce système à coup de mensonges, manipulations médiatiques, discours démagogiques, propos et comportements populistes. Ceux qui ont conduit la France en situation de quasi faillite, ne sont ni de gauche ni de droite, leur priorité est de servir un système auquel ils ont voué une allégeance absolue qui est nécessaire pour atteindre les plus hautes fonctions de responsabilités étatiques. Condition sans faille pour intégrer la famille politique, politiquement acceptable. Après l’ultra libéralisme décomplexé, dans le même objectif, les discours et déclarations décomplexées, phraséologies et vulgates ouvertement racistes et xénophobes, affichée et glorifiée par Sarkozy et ses semblables néo-conservateurs. Le but étant nul doute d’afficher ses convictions fussent-elles racistes, élitistes, ségrégationnistes ou négationnistes, leur volonté de pratiquer le déni de droit aux plus faibles résulte sans équivoques de convictions communes entre dogmes religieux et politiques. Des valeurs volontairement amalgamées, des projets politiques sublimés, des propos insultants, choquants revendiqués avec fierté sous prétexte de dire tout haut ce que les autres pensent tout bas.Une révolution mentale semble plus que jamais indispensable, afin de sortir de cette emprise financière, trouver les solutions alternatives pour offrir une harmonie et une paix sociale, plus que jamais nécessaire, si nous ne voulons pas être les témoins du plus grand génocide à l’échelle planétaire, latent. Le conflit Nord/Sud tant redouté, ne sera pas, mais celui du ’’Bien’’ contre le ’’Mal’’, lui aura bien lieu. Le ’’Bien’’ sera t-il incarné par les détenteurs du pouvoir financiers, et le ‘’Mal’’ par les soumis, les esclaves ? Ces derniers souvent amalgamés, volontairement confondus par l’Occident contre l’Orient, le monde chrétien contre le monde musulman ?Ceux qui ont depuis des siècles décidé du destin de l’humanité, ne vont plus se contenter de l’asservissement et de la soumission totale des hommes. Après avoir monopoliser le contrôle des échanges : la clé d’une main mise absolu sur toutes les transactions, contrôle et gestion de l économie mondiale. Après la stratification des couches sociales (castes sociales), l’atomisation des individus (société individualiste) , la destruction du multiculturalisme (globalisation culturelle), l’uniformisation de la pensée (la pensée unique), l’étape suivante devait être la gestion de la démographie mondiale (élimination des populations par des catastrophes économiques, ‘’naturelles’’ et souvent criminelles : guerres civiles (fomentées), endémies, épidémies... Les fléaux et les maux de l’humanité ne sont pas ceux désignés les responsables de la situation nauséeuse du monde, mais bien ces lignées de familles qui sont au sommet de la hiérarchie économique et sociale depuis des siècles.NOTES :[1] wikipedia[2] Autheman, André ; La Banque impériale ottomane, Paris : Comité pour l’Histoire économique et financière de la France, 1996.[3] L’histoire du contrôle (Article d’Alain Pilote, paru dans Vers Demain de juillet-août 1985.)[4] Eric Toussaint, auteur de " La Bourse ou la Vie. La finance contre les peuples " Co-Edition Luc Pire[5] http://www.amisdelaterre.org/publications/ publications_7.html#par2[6] Arnaud Zacharie Chercheur au CADTM[7] http://www.coy.org/vertactionquarterDimanche 25 Décembre 2005Zeynel CEKICISource : http://www.alterinfo.netDès lors, plus rien ne s’oppose à la dématérialisation totale, c’est-à-dire à la généralisation du système de dettes : les billets de banque sont des reconnaissances de dettes de la banque centrale, la monnaie scripturale est une dette de l’ensemble du système bancaire. Les sociétés ont définitivement conquis le pouvoir de créer de l’argent , de créer de l’avenir.’’ Cependant, dans la pratiques, les banques ont servi essentiellement à endetter les Etats : les Banques centrales [1] sont des organismes étatique en théorie (ou para-étatique) qui disposent en général des fonctions monopolistiques suivantes : émission de la monnaie ; banquier de l’Etat, et banquier des banques en tant que "prêteur en dernier ressort" ; gestion des réserves en devises et en or de la nation ; régulation et supervision de l’industrie bancaire ; fixation du taux d’intérêt officiel ("taux directeur" : taux auquel les banques commerciales se financent auprès de la banque centrale) pour maîtriser l’inflation et influer sur le taux de change de la devise nationale. Selon les libéraux, il n’y a aucune raison pour qu’existe un tel monopole, le pouvoir de "battre monnaie" étant trop sérieux pour être laissé à la merci des politiciens - la collusion de ces derniers avec les banques centrales étant à l’origine de toutes les catastrophes monétaires (voir Grande dépression, cycles), alors précisément que la mission d’une banque centrale consiste prétendument à maintenir la stabilité des prix et garantir la solidité de la monnaie. Il n’y a pas besoin de "politique" monétaire.Pour essayer de donner un sens aux décisions politiques, comprendre les raisons des conflits mondiaux ou régionaux, il est impératif d’appréhender les fondements du système économique moderne, qui aujourd’hui impose l’ouverture des frontières. Les règles sont toujours à l’avantage des initiateurs de cette ‘’ouverture’’ ou plus prosaïquement appelé mondialisation ou globalisation. Après avoir tracé des frontières artificielles, diviser les hommes, aujourd’hui pour les mêmes objectifs on impose la mondialisation tout en utilisant une méthode opposée. Cette mondialisation dans ses objectifs va plus loin que la volonté seule de contrôler l’économie : le but est d’avoir une main mise sur la culture et le savoir, condition pour une uniformisation des us et coutumes planétaires, soumettre les humains au diktat des détenteurs du pouvoir suprême, l‘argent , motivation et arme de l‘oligarchie. Le billet de banque a permis à des tiers de partager avec l’acheteur et le vendeur le bénéfice dégagé d‘une transaction, d‘une production ou tout simplement de l‘effort fourni.L’Objectif des banques centrales est dans la même logique, sauf que ces dernières ont un pouvoir ‘’supra étatique’’ : endetter les Etats pour les faire plier dans le sens de leurs intérêts (ceux qui auront pousser les États à faire les guerres en échange de soutien ). Napoléon en est un exemple criant, la Banque de France dans sa conception et sa réalisation fut le résultat d’une volonté de quelques familles. En échange de financement des campagnes militaires, l’empereur égocentrique concéda à quelques familles l’autorisation de créer la Banque de France : créée le 18 janvier 1800 (28 nivôse an VIII), cette initiative imputé à Napoléon, à peine installé au pouvoir, fait suite à une proposition du financier suisse Jean-Frédéric Perregaux. Celui-ci a fait fortune en spéculant sur les assignats de la Révolution. Ces billets sans valeur ont dégoûté les Français du papier-monnaie. Ils ont rapidement disparu et laissé la place aux pièces en or ou en argent. Sous le Directoire, tandis que les affaires reprennent, le manque de monnaie se fait sentir. Jean-Frédéric Perregaux fonde alors à Paris une banque de dépôts, la « Caisse des Comptes courants ». Avec un groupe d’amis banquiers, il propose au Premier Consul d’octroyer à son établissement l’autorisation d’imprimer à nouveau des billets de banque. Ce droit d’émission vise officiellement à collecter l’épargne et à augmenter la quantité de monnaie en circulation. C’est ainsi qu’est créée par décret la Banque de France. Le nouvel établissement absorbe la Caisse des Comptes courants et s’installe à son siège, l’hôtel de Toulouse, rue de la Vrillière.Actuellement, les gouverneurs de ces banques centrales sont nommés dans une opacité digne des sociétés secrètes, à l’instar de celle de la Banque d’Italie dont le gouverneur est souvent nommé à vie. D’ailleurs le gouvernement Berlusconi a eu énormément de mal à avoir la démission du gouverneur, impliqué dans des affaires financières.Si le but des banques centrales est d’endetter les Etats pour les contraire à adopter une politique non pour les intérêts du pays, mais ceux des financiers, quelles sont les responsabilités des hommes politiques et dirigeants qui se soumettent à cette règle ?Cette lutte des Financiers internationaux pour installer leur système frauduleux d’argent-dette a été particulièrement virulente aux Etats-Unis depuis le tout début de leur existence, où les faits montrent que plusieurs hommes d’Etat américains étaient bien au courant du système d’argent malhonnête que les Financiers voulaient imposer et de tous les malheurs qu’il entraînerait pour l’Amérique. Ces hommes d’Etat ont fait tout ce qui était en leur pouvoir pour conserver aux Etats-Unis un système d’argent honnête, libre du contrôle des Financiers. Les Financiers font tout pour tenir cachée cette facette de l’histoire des Etats-Unis, de peur que l’exemple de ces patriotes ne soit suivi encore aujourd’hui.La Banque centrale européenne (BCE) est la banque centrale chargée de la politique monétaire dans les 12 pays de la zone euro.La Federal Reserve Bank (appelée souvent Federal Reserve ou "Fed"), est la banque centrale des États-Unis, créée en 1913. En réalité, il s’agit d’une banque privée, propriété de banques nationales privées qui sont les actionnaires et pour le bénéfice privé desquelles elle opère. Comme on le dit parfois : la Fed n’est pas fédérale (c’est une société privée à but lucratif) et n’a pas de réserves.Les origines des banques sont certes à peu près connues mais les motivations elles le sont moins et qui plus est, dissimulées. Le mot banque apparaît dans la langue française au VX° siècles. Les banquiers du nord de l’Italie réalisaient leur travail dans des lieux ouverts et s’installaient sur des bancs, d’où dérive probablement le nom. Les trésoriers du Temple ont disparu avec lui ; d’autres tels les Médicis ouvrent des établissements bancaires dans les grandes villes, qui agissent en ambassades, voire même deviennent les financiers des souverains.. L’activité de changeur Change de monnaie s’était développée face à la prolifération des devises au sortir du bas moyen-âge. Les princes d’Europe ont besoin de ces devises autant que d’épices orientales pour financer les États et les conflits incessants : le florin a un cours extraordinaire. Auparavant, le dogme chrétien avilissait le contact avec l’argent. Se produit alors, avec l’essor du commerce pratiqué par les républiques maritimes italiennes, les galères de la Républiques de Venise ont des échanges actifs avec la Hanse , l’ouverture de sociétés commerciales dépassant les comptoirs : la première bourse voit le jour à Amsterdam, son nom vient de la famille Borsa . Enfin, l’activité de crédit , jusqu’alors exercée par la communauté juive compte tenu de la prohibition évoquée ci-dessus, cesse d’être tenue par eux seuls. Les Églises ouvrent des monts de piété permettant aux miséreux de convertir leurs biens en espèce sonnantes et trébuchantes.De la convergence de ces trois activités financières est né le monde contemporain de la banque, par concentrations successives.Les financiers aux services des idéologies ou les idéologies au service des financiers ?Ce qui c’est joué en France avec Napoléon n’est pas une exception, l’histoire montre à quel point les conditions dans lesquelles les banques centrales ont vu le jour sont troubles et obscures, toutes les nations modernes ont subi pareil chantage et menaces avant de céder au familles et groupes qui sont les vrais propriétaires de ces banques qui souvent portent à tort le nom du pays dans lequel ils sont, sans doute pour préserver l’ambiguïté de leur raison d’être.Historique de La Banque impériale ottomane [2]L’exemple de la banque Ottomane à lui seul démontre que les banques centrales existent non pas pour les intérêts de la nation dont il porte le nom en général, mais à l’affaiblir par l’endettement, comment expliquez l’ouverture de l’agence marseillaise de cette banque en 1916, alors que les Ottomans étaient en guerre avec la France ? La naissance de la Banque impériale ottomane fut l’aboutissement d’un contrat exécuté le 4 février 1863. Le contrat, conclu par les actionnaires de l’Ottoman Bank fondé en 1856 avec le capital britannique, les associés français nouvellement incorporés et le Gouvernement ottoman, fut immédiatement ratifié par le Sultan Abdulaziz, décidé à mettre fin à la crise financière qui sévissait dans tout l’Empire depuis la Guerre de Crimée. Ainsi la Banque impériale ottomane, qui se chargeait de l’héritage légué par l’Ottoman Bank, commençait à rendre ses services dans le secteur bancaire le 1er juin 1863.Les ottomans connaissaient le danger de ce système, pourtant ils ont fini par céder en espérant trouver le salut dans des promesses occidentales qui ne seront jamais tenues.Les USA aussi ont subi pareil chantage [3] :Nous sommes en 1750. Les Etats-Unis d’Amérique n’existent pas encore ; ce sont les 13 colonies sur le continent américain qui forment la « Nouvelle-Angleterre », possession de la mère-patrie, l’Angleterre. Benjamin Franklin écrivait de la population de ce temps : « Impossible de trouver de population plus heureuse et plus prospère sur toute la surface du globe. » Faisant rapport en Angleterre, on lui demanda le secret de cette prospérité dans les colonies, alors que la misère régnait dans la mère-patrie :« C’est bien simple, répondit Franklin. Dans les colonies, nous émettons notre propre papier-monnaie, nous l’appelons Colonial Script, et nous en émettons assez pour faire passer facilement tous les produits des producteurs aux consommateurs. Créant ainsi notre propre papier-monnaie, nous contrôlons notre pouvoir d’achat et nous n’avons aucun intérêt à payer à personne. »Les banquiers anglais, mis au courant, firent adopter par le Parlement anglais une loi défendant aux colonies de se servir de leur monnaie script et leur ordonnant de se servir uniquement de la monnaie-dette d’or et d’argent des banquiers qui était fournie en quantité insuffisante. La circulation monétaire dans les colonies se trouva ainsi diminuée de moitié.« En un an, dit Franklin, les conditions changèrent tellement que l’ère de prospérité se termina, et une dépression s’installa, à tel point que les rues des colonies étaient remplies de chômeurs. »Alors advint la guerre contre l’Angleterre et la déclaration d’indépendance des Etats-Unis, en 1776. Les manuels d’histoire enseignent faussement que la Révolution Américaine était due à la taxe sur le thé. Mais Franklin déclara : « Les colonies auraient volontiers supporté l’insignifiante taxe sur le thé et autres articles, sans la pauvreté causée par la mauvaise influence des banquiers anglais sur le Parlement : ce qui a créé dans les colonies la haine de l’Angleterre et causé la guerre de la Révolution. »Les Pères Fondateurs des Etats-Unis, ayant tous ces faits en mémoire, et pour se protéger de l’exploitation des banquiers internationaux, prirent bien soin de stipuler clairement dans la Constitution américaine, signée à Philadelphie en 1787, dans l’article 1, section 8, paragraphe 5 : « C’est au Congrès qu’appartiendra le droit de frapper l’argent et d’en régler la valeur. »La banque des banquiersMais les banquiers ne lâchèrent pas le morceau. Leur représentant, Alexander Hamilton, fut nommé Secrétaire du Trésor (l’équivalent de notre ministre des Finances) dans le cabinet de George Washington, et se fit l’avocat d’une banque nationale privée et de la création d’un argent-dette avec de faux arguments, tels que : « Une dette nationale, pourvu qu’elle ne soit pas excessive, est une bénédiction nationale... Le gouvernement se montrera sage en renonçant à l’usage d’un expédient aussi séduisant et dangereux, soit d’émettre son propre papier-monnaie. » Hamilton leur fit aussi accroire que seul l’argent/dette des banques privées était valable pour les transactions avec les pays étrangers.Thomas Jefferson, le Secrétaire d’Etat, était fortement opposé à ce projet, mais le président Washington se laissa finalement convaincre par les arguments d’Hamilton. Une banque nationale fut donc créée en 1791, la « Bank of the United States », avec une charte d’une durée de 20 ans. Quoique nommée « Banque des Etats-Unis », elle était plus véritablement la « banque des banquiers », puisqu’elle n’appartenait pas du tout à la nation, au gouvernement américain, mais aux individus détenteurs des actions de la banque, les banquiers privés. Le nom de « banque des Etats-Unis » fut délibérément choisi dans le but de laisser croire à la population américaine qu’elle était propriétaire de la banque, ce qui n’était pas du tout le cas. La charte expira en 1811 et le Congrès vota contre son renouvellement, grâce à l&a
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